jeudi 6 mars 2025
| Juridiction | Tribunal Administratif de Rouen |
| Section | Tribunal Administratif de Rouen |
| N° Dossier | TA76-2402176 |
| Type | Décision |
| Publication | C |
| Formation | 2 ème Chambre |
| Avocat requérant | INTER-BARREAUX EMO AVOCATS |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et un mémoire enregistrés le 5 juin 2024 et le 24 janvier 2025, la SASU Initiatives, représentée par Me Colliou, demande au tribunal :
1°) d'annuler pour excès de pouvoir l'arrêté du 8 avril 2024 par lequel la commune de Saint-Jean-du-Cardonnay a retiré le permis d'aménager PA 0 76 594 23 B0001 qui lui avait été délivré le 10 janvier 2024, et refusé de délivrer ce permis ;
2°) de mettre à la charge de la commune de Saint-Jean-du-Cardonnay une somme de 2 000 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que :
- l'arrêté attaqué est entaché d'un défaut de motivation ;
- il est entaché d'un vice de procédure tiré du non-respect de la procédure contradictoire préalable ;
- il méconnait les dispositions des articles R. 111-2 et R. 111-8 du code de l'urbanisme ;
- il est entaché d'incompétence négative dès lors que le maire s'est considéré, à tort, tenu de faire droit au recours gracieux du préfet.
Par un mémoire en défense, enregistré le 14 décembre 2024, la commune de Saint-Jean-du-Cardonnay, représentée par Me Gillet, conclut au rejet de la requête et demande à ce que soit mise à la charge de la SASU Initiatives une somme de 3 000 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative
Elle fait valoir que :
- les moyens de la requête ne sont pas fondés ;
- la décision attaquée peut être fondée, par substitution de motif, sur les dispositions des articles 1.7 du règlement du plan local d'urbanisme de la commune de Saint-Jean-du-Cardonnay applicables respectivement en zones Ua et AUa.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code des relations entre le public et l'administration ;
- le code de l'urbanisme ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de Mme Esnol,
- les conclusions de Mme Thielleux, rapporteure publique,
- les observations de Me Colliou, représentant la SASU Initiatives,
- et les observations de Me Gillet, représentant commune de Saint-Jean-du-Cardonnay.
Considérant ce qui suit :
1. La SASU Initiatives est propriétaire des parcelles cadastrées AB n°1002 et AB n°1003 situées sur le territoire de la commune de Saint-Jean-du-Cardonnay. Par un arrêté du 10 janvier 2024, la commune de Saint-Jean-du-Cardonnay a délivré à la SASU Initiatives le permis d'aménager n° PA 076 594 23 B0001, sollicité le 12 octobre 2023, pour la création de six lots à bâtir et d'une voie interne en l'assortissant de prescriptions. Par un arrêté du 8 avril 2024 notifié le 10 avril 2024, le maire de la commune de Saint-Jean-du-Cardonnay a retiré et refusé le permis d'aménager n° PA 076 594 23 B0001. Par la présente requête, la SASU Initiatives demande l'annulation pour excès de pouvoir de cet arrêté.
Sur les conclusions à fin d'annulation :
2. En premier lieu, aux termes de l'article L. 424-3 du code de l'urbanisme : " Lorsque la décision rejette la demande ou s'oppose à la déclaration préalable, elle doit être motivée. / Cette motivation doit indiquer l'intégralité des motifs justifiant la décision de rejet ou d'opposition, notamment l'ensemble des absences de conformité des travaux aux dispositions législatives et réglementaires mentionnées à l'article L. 421-6. "
3. Il ressort des mentions de l'arrêté attaqué que celui-ci cite les dispositions des articles R. 111-2 et R. 111-8 du code de l'urbanisme et mentionne que le projet est situé en zone d'expansion des ruissellements d'aléa fort ainsi que dans une zone de vigilance liée à la proximité d'un axe de ruissellement, et que les aménagements mis en œuvre sont de nature à impacter le champ d'expansion des ruissellements et représentent un risque sur le terrain faisant de l'objet de la demande et sur les terrains situés en aval. Il précise ainsi les considérations de droit et de fait qui en constitue le fondement et définit suffisamment la nature du risque existant. Le moyen tiré de l'insuffisance de motivation doit être écarté.
4. En deuxième lieu, aux termes de l'article L. 424-5 du code de l'urbanisme : " La décision de non-opposition à une déclaration préalable ou le permis de construire ou d'aménager ou de démolir, tacite ou explicite, ne peuvent être retirés que s'ils sont illégaux et dans le délai de trois mois suivant la date de ces décisions. Passé ce délai, la décision de non-opposition et le permis ne peuvent être retirés que sur demande expresse de leur bénéficiaire. / La délivrance antérieure d'une autorisation d'urbanisme sur un terrain donné ne fait pas obstacle au dépôt par le même bénéficiaire de ladite autorisation d'une nouvelle demande d'autorisation visant le même terrain. Le dépôt de cette nouvelle demande d'autorisation ne nécessite pas d'obtenir le retrait de l'autorisation précédemment délivrée et n'emporte pas retrait implicite de cette dernière. " Aux termes de l'article L. 122-1 du code des relations entre le public et l'administration : " Les décisions mentionnées à l'article L. 211-2 n'interviennent qu'après que la personne intéressée a été mise à même de présenter des observations écrites et, le cas échéant, sur sa demande, des observations orales. Cette personne peut se faire assister par un conseil ou représenter par un mandataire de son choix. / L'administration n'est pas tenue de satisfaire les demandes d'audition abusives, notamment par leur nombre ou leur caractère répétitif ou systématique. " Aux termes de l'article L. 211-2 de ce même code : " Les personnes physiques ou morales ont le droit d'être informées sans délai des motifs des décisions administratives individuelles défavorables qui les concernent. A cet effet, doivent être motivées les décisions qui : () 4° Retirent ou abrogent une décision créatrice de droits ; () "
5. D'une part, si les dispositions citées au point précédent impliquent que l'intéressé soit informé de la mesure que l'administration envisage de prendre et qu'il bénéficie d'un délai suffisant pour présenter ses observations écrites ou orales, elles n'imposent pas à l'administration d'informer l'intéressé de sa faculté de présenter des observations écrites ou orales et de la possibilité qui lui est offerte de se faire assister par un conseil ou un mandataire de son choix.
6. D'autre part, si les actes administratifs doivent être pris selon les formes et conformément aux procédures prévues par les lois et règlements, un vice affectant le déroulement d'une procédure administrative préalable, suivie à titre obligatoire ou facultatif, n'est de nature à entacher d'illégalité la décision prise que s'il ressort des pièces du dossier qu'il a été susceptible d'exercer, en l'espèce, une influence sur le sens de la décision prise ou qu'il a privé les intéressés d'une garantie. L'application de ce principe n'est pas exclue en cas d'omission d'une procédure obligatoire, à condition qu'une telle omission n'ait pas pour effet d'affecter la compétence de l'auteur de l'acte. Il appartient au juge administratif d'écarter, le cas échéant de lui-même, un moyen tiré d'un vice de procédure qui, au regard de ce principe, ne lui paraît pas de nature à entacher d'illégalité la décision attaquée. En statuant ainsi, le juge ne relève pas d'office un moyen qu'il serait tenu de communiquer préalablement aux parties.
7. Il ne ressort ni des pièces du dossier ni n'est allégué par la commune que le maire de la commune de Saint-Jean-du-Cardonnay aurait adressé au pétitionnaire un courrier faisant état de l'ouverture d'une procédure contradictoire mentionnant qu'elle était susceptible de procéder au retrait du permis d'aménager délivré le 10 janvier 2024 et l'invitant à présenter ses observations sur cette éventualité. La commune de Saint-Jean-du-Cardonnay a ainsi entaché la décision attaquée d'un vice de procédure.
8. Toutefois, il ressort des pièces du dossier que la SASU Initiatives a été destinataire du recours gracieux du préfet formé le 8 février 2024. Il ressort également des pièces du dossier que, par un courrier du 8 février 2024, adressé au préfet, le maire de la commune a indiqué organiser une réunion contradictoire avec " les différentes personnes concernées ". Il ressort en outre des pièces du dossier que les échanges de courriels entre le cabinet de géomètre GE360, désigné par le pétitionnaire comme une personne à contacter pour l'instruction du dossier de demande de permis d'aménager, et le maire de la commune de Saint-Jean-du-Cardonnay entre le 10 février 2024 et le 4 mars 2024 font état de ce que le géomètre expert avait connaissance de ce que le maire de la commune entendait procéder au retrait de la décision lui délivrant un permis d'aménager à la suite du recours gracieux du préfet. Par un courrier du 10 mars 2024 intitulé " procédure contradictoire ", le cabinet de géomètre expert a adressé au maire de la commune de Saint-Jean-du-Cardonnay ses observations sur la légalité du projet et contestant les motifs du recours gracieux du préfet. La SASU Initiatives ne peut se prévaloir utilement d'avoir été privée de présenter ses observations orales devant le préfet de la Seine-Maritime dès lors que ce dernier n'est pas l'auteur de la décision attaquée, ni l'autorité devant mener la procédure contradictoire préalable au retrait d'un permis d'aménager délivré par le maire de Saint-Jean-du-Cardonnay, au nom de la commune. Les échanges entre les parties démontrent ainsi qu'en l'espèce, la SASU Initiatives a pu, par l'intermédiaire de son cabinet de géomètre et avant l'intervention de la décision de retrait, présenter à la commune ses observations sur l'éventualité d'un retrait du permis d'aménager dont elle était bénéficiaire et contester précisément le motif de retrait envisagé. Dans les circonstances de l'espèce, le vice mentionné au point précédent n'a pas été susceptible d'exercer une influence sur le sens de la décision prise, ni n'a privé l'intéressée d'une garantie. Le moyen tiré du vice de procédure doit donc être écarté.
9. En troisième lieu, aux termes de l'article R. 111-2 du code de l'urbanisme : " Le projet peut être refusé ou n'être accepté que sous réserve de l'observation de prescriptions spéciales s'il est de nature à porter atteinte à la salubrité ou à la sécurité publique du fait de sa situation, de ses caractéristiques, de son importance ou de son implantation à proximité d'autres installations. "
10. En vertu de l'article R. 111-2 du code de l'urbanisme, lorsqu'un projet de construction est de nature à porter atteinte à la salubrité ou à la sécurité publique, le permis de construire ne peut être refusé que si l'autorité compétente estime, sous le contrôle du juge, qu'il n'est pas légalement possible, au vu du dossier et de l'instruction de la demande de permis, d'accorder le permis en l'assortissant de prescriptions spéciales qui, sans apporter au projet de modifications substantielles nécessitant la présentation d'une nouvelle demande, permettraient d'assurer la conformité de la construction aux dispositions législatives et réglementaires dont l'administration est chargée d'assurer le respect.
11. Aux termes de l'article 1.7. du règlement du plan local d'urbanisme de la commune selon lequel, applicable en zones Ua et AUa : " 1.7. Dans les zones de risque liées au ruissellement, reportées sur le plan de zonage, sont également interdits : / Dans les zones d'expansion des ruissellements (i 1) : / Toute nouvelle construction de quelque nature que ce soit ; Les changements de destination de constructions existantes ayant pour effet d'exposer plus de personnes au risque inondation ; / Les remblais, clôtures pleines et tout aménagement susceptible d'impacter le champ d'expansion des ruissellements. / Dans les zones de vigilance (i2) : / La réalisation de sous-sols / L'aménagement de sous-sol en pièce à vivre () ".
12. Pour contester la décision attaquée, la requérante soutient que le projet n'emporte aucune aggravation du risque d'inondation dès lors que la note hydraulique de la société " etcotone " réalisée par un bureau d'études techniques spécialisé dans les domaines de l'eau et de l'environnement et produite à l'instance conclut à l'absence d'impact du projet sur l'axe de ruissellement. Il ressort de cette note ainsi que des plans de masse et de travaux que le projet comprend trois noues d'infiltration paysagère interconnectées préexistantes qui se vidangent par infiltration dans le sol, un bassin d'infiltration existant au sud de la parcelle d'un volume utile de 410m3 ainsi que la création d'une noue d'infiltration paysagère complémentaire de 7m3. La note conclut que le dimensionnement des ouvrages permet ainsi le transit du " débit capable centennal du projet " et que le dispositif a été volontairement surdimensionné pour permettre une prise en charge des ruissellements en cas d'évènement centennal.
13. Toutefois, il ressort des pièces du dossier que le projet prévoit la réalisation de six lots à bâtir desservis par une voie d'accès. Il est constant qu'un axe de ruissellement traverse le terrain d'assiette du projet en son centre si bien que la voie d'accès aux lots et certains espaces verts sont situés en zone rouge du PPRI du Cailly, de l'Aubette et du Robec, correspondant également à la zone i1 du plan local d'urbanisme de la commune, et qu'une partie des lots 3 et 4 est située en zone verte " de vigilance " ainsi qu'en zone i2 du plan local d'urbanisme. En outre, il ressort des pièces du dossier et de la note technique susmentionnées que le projet prévoit l'implantation de la voie d'accès à l'ensemble des lots à bâtir au sein même de l'axe de ruissellement, et emporte une imperméabilisation importante des terrains d'assiette. Ces éléments sont de nature à conduire à une extension du champ des ruissellements et à une intensification des ruissellements et à des risques d'inondation de la voie d'accès au projet.
14. Par ailleurs, il ressort des pièces du dossier que l'arrêté du 10 avril 2024 avait été délivré sous prescriptions et imposait en son article 3, notamment, le strict respect des prescriptions émises par le syndicat des Bassins versants Cailly Aubette Robec du 8 décembre 2023. Par son avis du 8 décembre 2023, ce syndicat avait rendu un avis favorable au projet sous réserves notamment de la régularisation du projet au titre de la loi sur l'eau, de l'information des propriétaires et locataires du risques d'inondation de la voirie interne, de l'entretien et de la surveillance des bassins, au bon contrôle de la surverse du premier bassin dans l'axe de ruissellement, d'un niveau plancher minimum des constructions sur les lots 3 et 4 avec interdiction des sous-sols, et de la modification de l'altimétrie des terrains, de l'interdiction de modification de l'altimétrie des terrains pour les lots 2 et 5 au niveau du zonage vert, de la création d'un profil de voirie interne incurvé pour assurer la transparence hydraulique, de la gestion des eaux pluviales conforme au règlement du SAGE et enfin, du " positionnement des noues de gestion des eaux pluviales en dehors du zonage rouge " du PPRI. Il ressort des pièces du dossier que ces prescriptions, et particulièrement celle imposant le " positionnement des noues de gestion des EP en dehors de la zone rouge " nécessitent, compte tenu des modifications substantielles qu'elles emportent sur la configuration même du projet - qui prévoit selon le dossier fourni initialement, et qui n'a pas été modifié sur ce point, plusieurs noues de gestion des eaux pluviales intégralement ou partiellement situées en zonage rouge du PPRI - le dépôt d'une nouvelle demande de permis d'aménager. Ces prescriptions ne peuvent pour ce motif être regardées comme des prescriptions précises et limitées, alors au demeurant que le pétitionnaire ne verse aucune pièce à l'appui de ses allégations pour établir le caractère réalisable de ces prescriptions par la production de plans ou notices complémentaires. Il s'ensuit que, compte tenu de l'ensemble de ces éléments, l'arrêté retiré ne permettait pas d'assurer la conformité du projet aux dispositions précitées de l'article R. 111-2 du code de l'urbanisme particulièrement concernant les risques d'inondation associés à l'axe de ruissellement. Par suite, la SASU Initiatives n'est pas fondée à soutenir qu'en procédant au retrait du permis d'aménager délivré le 10 janvier 2024 et en refusant la délivrance de ce même permis, le maire de la commune de Saint-Jean-du-Cardonnay aurait entaché la décision d'une erreur d'appréciation dans l'application des dispositions de l'article R. 111-2 du code de l'urbanisme. Le maire de la commune de Saint-Jean-du-Cardonnay pouvait, pour ce seul motif, prendre légalement l'arrêté attaqué.
15. En quatrième lieu, la seule circonstance que la décision de retrait litigieuse soit intervenue postérieurement à l'introduction d'un recours gracieux du préfet de la Seine-Maritime ne permet pas d'établir que le maire de la commune de Saint-Jean-du-Cardonnay se serait considéré, à tort, lié par l'avis du préfet dès lors que la décision attaquée est fondée sur la méconnaissance des dispositions du code de l'urbanisme en raison de l'existence d'un risque lié à l'axe de ruissellement identifié sur le terrain d'assiette. Le moyen tiré de l'incompétence négative de l'auteur de l'arrêté attaqué doit être écarté.
16. Il résulte de tout ce qui précède, sans qu'il soit besoin de se prononcer sur la demande de substitution de motifs présentée en défense, que les conclusions de la SASU Initiatives tendant à l'annulation de l'arrêté du 8 avril 2024 par lequel le maire de la commune de Saint-Jean-du-Cardonnay a retiré le permis d'aménager délivré le 10 janvier 2024 doivent être rejetées.
Sur les frais liés au litige :
17. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce que la commune de Saint-Jean-du-Cardonnay, qui n'a pas la qualité de partie perdante, verse à la SASU Initiatives une somme que celle-ci réclame au titre des frais exposés par elle et non compris dans les dépens. Il n'y a pas lieu dans les circonstances de l'espèce, de mettre à la charge de la SASU Initiatives la somme sollicitée par la commune de Saint-Jean-du-Cardonnay au titre des frais exposés et non compris dans les dépens.
D E C I D E :
Article 1er : La requête de la SASU Initiatives est rejetée.
Article 2 : Les conclusions de commune de Saint-Jean-du-Cardonnay présentées sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative sont rejetées.
Article 3 : Le présent jugement sera notifié à la SASU Initiatives et à la commune de Saint-Jean-du-Cardonnay.
Copie en sera adressée au préfet de la Seine-Maritime.
Délibéré après l'audience du 13 février 2025, à laquelle siégeaient :
Mme Galle, présidente,
M. Bellec, premier conseiller,
et Mme Esnol, conseillère.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 6 mars 2025.
La rapporteure,
Signé
B. Esnol
La présidente,
Signé
C. Galle La greffière,
Signé
A. Hussein
La République mande et ordonne au préfet de la Seine-Maritime en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
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Tribunal Administratif de Rouen — N° TA76-2304144
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07/04/2026
Tribunal Administratif de Rouen — N° TA76-2505197
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Le Tribunal Administratif de Rouen a été saisi de deux recours pour excès de pouvoir contre des arrêtés préfectoraux refusant un titre de séjour et ordonnant l'éloignement. Le tribunal a rejeté les requêtes, considérant que les moyens soulevés, notamment la méconnaissance de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, n'étaient pas fondés. La juridiction a ainsi confirmé la légalité des décisions contestées.
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02/04/2026