vendredi 19 juillet 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Rouen |
| Section | Tribunal Administratif de Rouen |
| N° Dossier | TA76-2402831 |
| Type | Décision |
| Formation | URGENCES JU |
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 17 juillet 2024, M. A B, actuellement retenu au centre de rétention administrative d'Oissel, représenté par Me Taffou, demande au tribunal :
1°) d'annuler l'arrêté du 16 juillet 2024 par lequel le préfet de l'Eure lui a retiré son titre de séjour, lui a fait obligation de quitter le territoire français sans délai, a fixé son pays de destination et prononcé à son encontre une interdiction de retour sur le territoire français d'une durée de cinq ans ;
2°) d'enjoindre au préfet de réexaminer sa situation ;
3°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 1 500 euros sur le fondement " de l'article 8-1 du code des tribunaux et cours administratives d'appel ".
M. B soutient que :
- la décision lui refusant l'octroi d'un délai de départ volontaire méconnaît l'article L. 612-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- elle a été prise en méconnaissance de son droit d'être entendu ;
- la décision portant retrait de titre de séjour repose sur une erreur d'appréciation, s'agissant de l'existence d'une menace grave pour l'ordre public, telle qu'exigée par les dispositions de l'article L. 432-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- l'obligation de quitter le territoire français repose sur une erreur d'appréciation, s'agissant de l'existence d'une menace pour l'ordre public, telle qu'exigée par les dispositions du 5° l'article L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- en outre, il résidait régulièrement en France jusqu'à l'adoption de l'arrêté de retrait de titre de séjour litigieux ; la condition tenant à l'irrégularité du séjour depuis plus de trois mois, posée par le 5° de l'article L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ne lui est donc pas applicable ;
- en outre, il justifie d'une insertion professionnelle en France ;
- l'arrêté procède d'une erreur d'appréciation sur sa situation personnelle et familiale.
Par un mémoire en défense enregistré le 19 juillet 2024, le préfet de l'Eure conclut au rejet de la requête.
Il fait valoir que :
- les dispositions du 3° de l'article L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, peuvent être substituées à celles du 5° du même article, pour fonder la décision portant obligation de quitter le territoire français ;
- les moyens soulevés par M. B sont infondés.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- la charte des droits fondamentaux de l'Union européenne ;
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- la loi n° 2024-42 du 26 janvier 2024 pour contrôler l'immigration, améliorer l'intégration ;
- le code de justice administrative.
Le président du tribunal a désigné M. Bouvet comme juge du contentieux des décisions relatives à l'éloignement et à la rétention des étrangers visées aux chapitres VI, VII, VII bis, VII ter et VII quater du titre VII du livre VII de la partie réglementaire du code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de M. Bouvet, magistrat désigné qui a informé les parties que le tribunal était susceptible de substituer, d'office, aux dispositions du 5° de l'article L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, celles du 3° du même article, s'agissant de la base légale de la décision portant obligation de quitter le territoire français ;
- les observations de Me Taffou, représentant M. B, qui reprend et développe les moyens et conclusions de la requête, dépose deux pièces et présente ses observations sur la substitution de base légale ;
- les observations de M. B.
Le préfet de l'Eure n'était ni présent ni représenté.
En application de l'article R. 776-26 du code de justice administrative, la clôture d'instruction est intervenue à l'issue de l'audience.
Considérant ce qui suit :
1. M. B, ressortissant camerounais né le 2 avril 1987, est entré en France le 12 février 2015, selon ses déclarations. L'intéressé, qui disposait depuis le 17 septembre 2019, d'un titre de séjour régulièrement renouvelé et valable jusqu'au 13 août 2024, a été condamné, le 2 mai 2023, par le tribunal correctionnel d'Evreux, à une peine d'un an et six mois d'emprisonnement, dont neuf mois avec sursis, pour violences sur une personne étant ou ayant été conjoint, concubin ou partenaire lié à la victime par un pacte civil de solidarité et violence sur un mineur de quinze ans, sans incapacité, par ascendant. L'intéressé a été écroué à la maison d'arrêt d'Evreux, le 16 avril 2024. Par un arrêté du 17 juillet 2024, le préfet de l'Eure lui a retiré son titre de séjour, lui a fait obligation de quitter le territoire français sans délai, a fixé son pays de destination et lui a fait interdiction de retourner sur le territoire national pour une durée de cinq ans. M. B demande l'annulation de cet arrêté.
Sur les conclusions à fin d'annulation :
En ce qui concerne la décision de retrait de titre de séjour :
2. En premier lieu, aux termes de l'article L. 432-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, dans sa rédaction applicable au litige, issue de la loi n° 2024-42 du 26 janvier 2024 susvisée : " Une carte de séjour temporaire ou pluriannuelle peut, par une décision motivée, être retirée à tout étranger dont la présence en France constitue une menace pour l'ordre public. () ".
3. Il ressort des pièces du dossier que M. B a été condamné, le 2 mai 2023, par le tribunal correctionnel d'Evreux, à une peine d'un an et six mois d'emprisonnement, dont neuf mois avec sursis, pour des faits violences sur une personne étant ou ayant été conjoint, concubin ou partenaire lié à la victime par un pacte civil de solidarité, ainsi que pour des faits de violences sur un mineur de quinze ans, sans incapacité, par ascendant, en l'espèce, sa fille. Cette condamnation, qui ne peut être regardée comme ancienne, de même que les faits sur lesquels elle repose, caractérise l'existence d'une menace à l'ordre public, de nature à fonder la mesure de retrait de titre de séjour en litige. En outre, contrairement à ce que soutient le requérant, les dispositions précitées de l'article L. 432-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile n'exigent pas qu'une menace grave à l'ordre public soit établie, pour fonder une telle décision. Le moyen tiré de la méconnaissance de l'article L. 432-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile doit, par conséquent, être écarté.
4. En second lieu, si M. B fait justement observer que l'absence de contacts récents avec sa compagne, dont se prévaut le préfet de l'Eure, résulte des obligations attachées au sursis probatoire prononcé par l'autorité judiciaire, l'intéressé ne produit aucune pièce suffisamment circonstanciée de nature à justifier de l'intensité de ses liens familiaux, antérieurement à sa condamnation, particulièrement ce qui concerne ses enfants, dont l'un, âgé de sept ans, a été frappé à coups de ceinture, lors de la perpétration des faits ayant donné lieu à la condamnation pénale. En outre, et alors même que le juge aux affaires familiales près le tribunal judiciaire d'Evreux, dans son jugement du 15 mai 2024, a rappelé que les parents exercent en commun l'autorité parentale et a accordé un droit de visite à M. B, il résulte des motifs du jugement de révocation partielle du sursis probatoire prononcé par le juge d'application des peines, le 25 avril 2024, que les gages de réinsertion donnés par le condamné " ne sont pas suffisants ". Enfin, M. B, qui séjourne en France depuis 2015, ne justifie pas d'une insertion professionnelle pérenne et ne fait état d'aucun projet précis de réinsertion, à sa libération. Dans ces conditions, le préfet ne s'est pas mépris sur les conséquences d'un retrait de titre de séjour sur la situation personnelle de M. B, en adoptant la décision contestée. Le moyen soulevé en ce sens doit être écarté.
En ce qui concerne l'obligation de quitter le territoire français :
5. En premier lieu, aux termes de l'article L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'autorité administrative peut obliger un étranger à quitter le territoire français lorsqu'il se trouve dans les cas suivants : () 3° L'étranger s'est vu refuser la délivrance d'un titre de séjour, le renouvellement du titre de séjour, du document provisoire délivré à l'occasion d'une demande de titre de séjour ou de l'autorisation provisoire de séjour qui lui avait été délivré ou s'est vu retirer un de ces documents ; () 5° Le comportement de l'étranger qui ne réside pas régulièrement en France depuis plus de trois mois constitue une menace pour l'ordre public ; () ".
6. Ainsi qu'il a été exposé au point n°1, M. B s'est vu retirer, le 17 juillet 2024, par le préfet de l'Eure, sa carte de séjour pluriannuelle " parent d'enfant français ", valable jusqu'au 13 août 2024. M. B n'était donc pas en séjour irrégulier depuis plus de trois mois, à la date d'adoption de la mesure d'éloignement litigieuse. Cette circonstance faisait dès lors obstacle à ce que le préfet de l'Eure édicte à l'encontre de M. B, comme il l'a fait, une obligation de quitter le territoire français sur le seul fondement des dispositions précitées du 5° de l'article L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
7. Toutefois, lorsqu'il constate que la décision contestée devant lui aurait pu être prise, en vertu du même pouvoir d'appréciation, sur le fondement d'un autre texte que celui dont la méconnaissance est invoquée, le juge de l'excès de pouvoir peut substituer ce fondement à celui qui a servi de base légale à la décision attaquée, sous réserve que l'intéressé ait disposé des garanties dont est assortie l'application du texte sur le fondement duquel la décision aurait dû être prononcée. Une telle substitution relevant de l'office du juge, celui-ci peut y procéder de sa propre initiative, au vu des pièces du dossier, mais sous réserve, dans ce cas, d'avoir au préalable mis les parties à même de présenter des observations sur ce point.
8. En l'espèce, la décision attaquée, trouve son fondement légal dans les dispositions du 3° de l'article L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, qui peuvent être substituées à celles du 5° du même article dès lors, en premier lieu, que M. B se trouvait dans la situation où, son titre de séjour lui ayant été retiré en application de l'article L. 432-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, le préfet de l'Eure pouvait décider de l'obliger à quitter le territoire sur le fondement du 3° de l'article L. 611-1 précité, en deuxième lieu, que cette substitution de base légale n'a pour effet de priver l'intéressé d'aucune garantie et, en troisième lieu, que l'administration dispose du même pouvoir d'appréciation pour appliquer l'une ou l'autre de ces deux dispositions.
9. Il résulte de ce qui précède que le moyen tiré de la méconnaissance des dispositions du 5° de l'article L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ne peut être accueilli.
10. En second lieu, nonobstant la circonstance que le juge aux affaires familiales près le tribunal judiciaire d'Evreux a rappelé, dans son jugement du 15 mai 2024, que les parents exercent en commun l'autorité parentale et a accordé un droit de visite à M. B, eu égard à ce qui a été exposé au point n°4 sur la nature et la gravité des faits de violences perpétrés par M. B à l'encontre de sa compagne et de sa fille, qui ont motivé sa condamnation à une peine d'un an et six mois d'emprisonnement, dont neuf mois avec sursis, sur l'absence de gages suffisants de réinsertion, eu égard, en outre, à la révocation partielle du sursis probatoire par l'ordonnance du 25 avril 2024 du juge d'application des peines en raison du non-respect, par le requérant, de l'interdiction d'entrer en contact avec la victime, et, enfin, au maintien d'une telle interdiction de contact jusqu'au 25 novembre 2025, par cette même ordonnance, le préfet de l'Eure ne s'est pas mépris sur les conséquences d'une mesure d'éloignement sur la situation personnelle de M. B, en adoptant la décision contestée.
En ce qui concerne le refus d'octroi de délai de départ volontaire :
11. En premier lieu, ainsi que l'établissent les pièces versées aux débats par le préfet de l'Eure, en particulier un courrier en date du 8 juillet 2024 du bureau migration et intégration de la préfecture, M. B a été informé, le 10 juillet 2024, de ce que l'autorité préfectorale envisageait l'adoption à son encontre, d'une mesure de retrait de son titre de séjour et d'une obligation de quitter le territoire français. Dans ce cadre, l'intéressé a été invité à présenter ses observations, ce qu'il n'a pas souhaité faire. Par suite, M. B n'est pas fondé à faire valoir que son droit de présenter des observations préalablement à toute décision défavorable, a été méconnu.
12. En deuxième lieu, aux termes de l'article L. 612-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Par dérogation à l'article L. 612-1, l'autorité administrative peut refuser d'accorder un délai de départ volontaire dans les cas suivants : 1° Le comportement de l'étranger constitue une menace pour l'ordre public ; () ".
13. Ainsi qu'il a été exposé au point n°3, le comportement de M. B, qui a donné lieu à la condamnation pénale détaillée aux points précédents, caractérise une menace pour l'ordre public. Il s'ensuit que le préfet de l'Eure pouvait légalement, pour ce motif, refuser d'octroyer un délai de départ volontaire au requérant.
14. En dernier lieu, pour les motifs exposés au point n°10, la décision de refus d'octroi de délai de départ volontaire n'est pas entachée d'erreur d'appréciation quant à ses conséquences sur la situation personnelle et familiale du requérant.
En ce qui concerne la décision fixant le pays de renvoi :
15. Eu égard à ce qui a été exposé au point n°4, et alors que M. B, qui ne soutient ni même n'allègue être exposé au risque de subir des traitements inhumains ou dégradants en cas de retour au Cameroun, dispose d'attaches personnelles et familiales dans ce pays, à savoir, ses parents, la décision fixant le pays de destination de la mesure d'éloignement, ne procède pas d'une erreur d'appréciation sur la situation personnelle et familiale du requérant.
En ce qui concerne l'interdiction de retour sur le territoire français :
16. Il ressort des pièces du dossier que si M. B, qui réside légalement en France depuis 2019, qui n'a jamais fait l'objet de mesure d'éloignement, et qui est père de deux enfants français, a été condamné pénalement, le 2 mai 2023, pour les faits précités, il ne présente pas d'antécédents judiciaires. En outre, par la production de l'ordonnance précitée du juge aux affaires familiales près le tribunal judiciaire d'Evreux, le requérant établit s'inscrire dans une perspective de reconstitution de la cellule familiale, une fois levées les interdictions de contact prononcées à son encontre par le juge pénal. Il suit de là qu'en fixant à la durée maximale de cinq ans, l'interdiction de retour sur le territoire français litigieuse, le préfet de l'Eure a commis une erreur d'appréciation au regard des conséquences de cette décision sur la situation personnelle et familiale du requérant. Il suit de là que cette décision encourt l'annulation.
17. Il résulte de tout ce qui précède que M. B est seulement fondé à demander l'annulation de la décision prononçant à son encontre une interdiction de retour sur le territoire français d'une durée de cinq ans. Le surplus de ses conclusions à fin d'annulation doit dès lors être rejeté. En outre, l'annulation prononcée par le présent jugement n'impliquant aucune mesure d'exécution, les conclusions aux fins d'injonction présentées par le requérant doivent être rejetées. Les conclusions relatives aux frais d'instance doivent également être rejetées dès lors qu'il n'y a pas lieu, dans les circonstances de l'espèce, de mettre à la charge de l'Etat une somme au titre des frais exposés par le requérant et non compris dans les dépens.
D É C I D E :
Article 1er : L'arrêté du préfet de l'Eure du 17 juillet 2024 est annulé en tant qu'il prononce à l'encontre de M. B une interdiction de retour sur le territoire français d'une durée de cinq ans.
Article 2 : Le surplus des conclusions de la requête de M. B est rejeté.
Article 3 : Le présent jugement sera notifié à M. A B et au préfet de l'Eure.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 19 juillet 2024.
Le magistrat désigné,
C. BOUVET
La greffière,
P. HIS
La République mande et ordonne au préfet de la Seine-Maritime en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Le magistrat désigné,
signé
C. BOUVET
La greffière,
signé
S. LECONTE
La République mande et ordonne au préfet de l'Eure en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
No 2402831
Tribunal Administratif de Rouen — N° TA76-2503285
Le Tribunal Administratif de Rouen, statuant en urgence, a rejeté la requête de M. A, ressortissant ivoirien, qui contestait l'arrêté du préfet de la Seine-Maritime du 5 juillet 2025 l'assignant à résidence pour 45 jours. Le tribunal a jugé que le préfet était territorialement compétent pour prendre cette mesure sur le département de la Seine-Maritime. Il a estimé que la circonstance que M. A soit sans domicile fixe à Rouen mais ait des attaches à Charleval n'entachait pas la décision d'une erreur d'appréciation. La solution s'appuie sur les articles L. 731-1 et suivants du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que sur l'article 8 de la convention européenne des droits de l'homme.
22/07/2025
Tribunal Administratif de Rouen — N° TA76-2503286
Le Tribunal Administratif de Rouen, statuant en urgence, a rejeté la requête de M. A, ressortissant tunisien, qui demandait l'annulation de l'arrêté du 7 juillet 2025 du préfet de l'Eure l'assignant à résidence pour 45 jours. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la condition de perspective raisonnable d'éloignement, prévue à l'article L. 731-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), était remplie. Il a également écarté les moyens tirés de la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'erreur manifeste d'appréciation. En conséquence, la décision préfectorale a été validée.
22/07/2025
Tribunal Administratif de Rouen — N° TA76-2502933
Le Tribunal Administratif de Rouen, statuant en urgence, a rejeté la requête de M. B, ressortissant algérien, qui contestait l'arrêté préfectoral du 5 mars 2025 refusant son admission au séjour et l'obligeant à quitter le territoire. Le juge a estimé que la décision de refus de titre de séjour était suffisamment motivée et ne méconnaissait pas les stipulations de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme ni l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant, compte tenu de l'absence de communauté de vie avec son enfant français et de ses antécédents judiciaires. La solution retenue s'appuie notamment sur l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968 et le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
22/07/2025