Le Tribunal Administratif de Rouen, par une ordonnance du 15 décembre 2025, a constaté qu'il n'y avait plus lieu de statuer sur la requête de M. A... contestant le refus de regroupement familial pour son épouse. Le préfet de l'Eure avait en effet fait droit à cette demande le 27 novembre 2024, rendant sans objet les conclusions en annulation et injonction. La demande de frais d'instance présentée par M. A... a été rejetée. Cette décision est fondée sur l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
Texte intégral
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 3 octobre 2024 et des pièces complémentaires enregistrées le 21 octobre 2024, M. B... A..., représenté par Me Ekollo, demande au tribunal :
1°) d’annuler la décision du 27 août 2024 par laquelle le préfet de l’Eure a rejeté sa demande de regroupement familial au profit de son épouse ;
2°) d’enjoindre, à titre principal, au préfet de l’Eure de faire droit à sa demande de regroupement familial dans un délai de deux mois à compter de la notification de la décision à intervenir ou, à défaut, de procéder au réexamen de sa demande dans un délai de quinze jours à compter de la notification de la décision à intervenir, le tout sous astreinte de 150 euros par jours de retard ;
3°) de mettre à la charge de l’Etat une somme de 1 200 euros au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.
Par un mémoire en défense enregistré le 12 novembre 2025, le préfet de l’Eure conclut au non-lieu à statuer.
Le préfet soutient qu’il a été fait droit à la demande d’introduction en France de l’épouse de M. A... le 27 novembre 2024.
Vu les autres pièces du dossier, notamment la lettre de maintien de requête du 5 décembre 2025 produite pour M. A....
Vu :
- le code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile ;
- le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
Aux termes de l’article R. 222-1 du code de justice administrative : « (...) les magistrats ayant une ancienneté minimale de deux ans et ayant atteint au moins le grade de premier conseiller désignés à cet effet par le président de leur juridiction peuvent, par ordonnance : (…) 3° Constater qu’il n’y a pas lieu de statuer sur une requête (...) 5° Statuer sur les requêtes qui ne présentent plus à juger de questions autres que la condamnation prévue à l’article L. 761-1 ou la charge des dépens (...) ».
Il ressort des pièces du dossier que, par décision du 27 novembre 2024, le préfet de l’Eure a fait droit à la demande de regroupement familial de M. A... au bénéfice de son épouse, Mme C... E.... Les conclusions à fin d’annulation et à fin d’injonction sous astreinte de la requête de M. A... ont donc perdu leur objet et il n’y a plus lieu d’y statuer.
Il n’y a pas lieu, dans les circonstances de l’espèce, de mettre à la charge de l’Etat les frais d’instance. Les conclusions présentées par M. A... sur le fondement de l’article L. 761-1 du code de justice administrative doivent donc être rejetées.
O R D O N N E :
Article 1er : Il n’y a pas lieu de statuer sur les conclusions à fin d’annulation et d’injonction sous astreinte de la requête de M. A....
Article 2 : Le surplus des conclusions de la requête est rejeté.
Article 3 : La présente ordonnance sera notifiée à M. B... A... et au préfet de l’Eure.
Fait à Rouen, le 15 décembre 2025.
La magistrate désignée,
signé
C. AMELINE
La République mande et ordonne au préfet de l’Eure en ce qui le concerne et à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
La greffière,
M. D...