LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA76-2404468

Tribunal Administratif de Rouen — Décision N° TA76-2404468

mardi 17 février 2026

JuridictionTribunal Administratif de Rouen
SectionTribunal Administratif de Rouen
N° DossierTA76-2404468
TypeDécision
RecoursPlein contentieux
PublicationD
FormationJuge Unique 4
Avocat requérantRODRIGUEZ

Résumé IA

Le Tribunal Administratif de Rouen, statuant en juge unique, a rejeté la requête de M. A... qui s'opposait à une contrainte émise par France Travail Normandie pour recouvrer un indu d'allocation de solidarité spécifique (ASS). Le tribunal a jugé que l'opposition à contrainte était infondée, car le cumul de l'ASS avec l'allocation aux adultes handicapés (AAH) est interdit par l'article L. 5423-7 du code du travail, et que la subrogation prévue par ce texte pour récupérer l'indu n'avait pu être mise en œuvre. Il a également rejeté la demande de restitution de 750 euros, cette somme ayant déjà été déduite du montant de l'indu, et n'a pas mis les frais d'instance à la charge de l'administration.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :


Par une requête, enregistrée le 6 novembre 2024, M. B... A..., représenté par Me Rodriguez :

1°) forme opposition à la contrainte émise le 1er octobre 2024, notifiée par voie d’huissier le 24 octobre 2024, par France travail Normandie en vue du recouvrement d’un indu d’allocation spécifique de solidarité et d’allocation pour adultes handicapés d’un montant de 2 367,10 euros mis à sa charge par France Travail et de le décharger du paiement de cette somme ;

2°) de condamner France Travail à lui restituer la somme de 750 euros qu’il a indûment versée ;

3°) de mettre à la charge de France Travail la somme de 1 800 euros toutes taxes comprises au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.

Il soutient que :
il est constant qu’il ne peut percevoir à la fois l’allocation aux adultes handicapés et l’allocation de solidarité spécifique ;
la caisse d’allocations familiales lui a cependant indiqué qu’elle se rapprocherait de Pôle emploi pour déduire le montant de l’ASS de son AAH pour la période de juillet à décembre 2021 ;
il a indûment versé la somme de 750 euros à France Travail.


Par un mémoire en défense, enregistré le 14 janvier 2026, France Travail Normandie conclut au rejet de la requête.


Il fait valoir que la subrogation lui permettant de récupérer directement les sommes indûment perçues par M. A... n’a pu être mise en place et ces sommes doivent donc lui être réclamées, leur principe n’étant d’ailleurs pas contesté.


Vu les autres pièces du dossier.


Vu :
le code de la sécurité sociale ;
le code du travail ;
le code de justice administrative.

La présidente de la formation de jugement a dispensé la rapporteure publique, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l’audience.



Les parties ont été régulièrement averties du jour de l’audience.


Le rapport de Mme A... a été entendu au cours de l’audience publique du 10 février 2026 à 11 heures, en présence de M. Mialon, greffier d’audience.


Les parties n’étaient pas présentes ni représentées.


À l’issue de l’audience, la clôture de l’instruction a été prononcée.






Considérant ce qui suit :


France Travail Normandie a émis, le 1er octobre 2024, une contrainte à l’encontre de M. A... pour le recouvrement d’une somme de 3 111,14 euros correspondant au cumul de l’allocation de solidarité spécifique (ASS) et de l’allocation aux adultes handicapés pour la période de juillet à décembre 2021. M. A... forme opposition à cette contrainte qui lui a été notifiée le 24 octobre 2024 et demande également le remboursement de la somme de 750 euros qu’il aurait indûment versée.

Sur l’opposition à contrainte :

Aux termes de l’article L. 5423-1 du code du travail : « Ont droit à une allocation de solidarité spécifique les travailleurs privés d'emploi qui ont épuisé leurs droits à l'allocation d'assurance ou à l'allocation de fin de formation prévue par l'article L. 5423-7 et qui satisfont à des conditions d'activité antérieure et de ressources. ». Selon l’article L. 5423-7 du même code : « L'allocation de solidarité spécifique ne peut être cumulée avec l'allocation aux adultes handicapés mentionnée aux articles L. 821-1 et L. 821-2 du code de la sécurité sociale dès lors qu'un versement a été effectué au titre de cette dernière allocation et tant que les conditions d'éligibilité à celle-ci demeurent remplies. / Pour la récupération des sommes trop perçues à ce titre, l'institution mentionnée à l'article L. 5312-1 du présent code est subrogée dans les droits du bénéficiaire vis-à-vis des organismes payeurs mentionnés à l'article L. 821-7 du code de la sécurité sociale. ».
. M. A..., bénéficiaire de l’allocation aux adultes handicapés depuis le 1er juillet 2021, ne conteste pas qu’il ne saurait cumuler cette allocation avec l’allocation de solidarité spécifique qu’il percevait depuis le 26 janvier 2015.

S’il fait valoir que les sommes indûment perçues au titre de l’allocation de solidarité spécifique devaient être récupérées directement par France Travail Normandie auprès de la caisse d’allocations familiales de la Seine-Maritime, ainsi d’ailleurs qu’un courrier du 29 janvier 2022 de cet organisme le lui indiquait, il résulte toutefois de l’instruction et notamment des pièces produites par France Travail Normandie que cette récupération n’a pas pu être mise en œuvre dans le délai imparti à Pôle Emploi, devenu à compter du 1er janvier 2024 France Travail Normandie et qu’ainsi M. A... a continué à percevoir simultanément l’allocation de solidarité spécifique et l’allocation aux adultes handicapés.

Il résulte de ce qui précède que c’est à bon droit que Pôle emploi devenu France Travail a mis à la charge de M. A... un indu de prestation d’allocation de solidarité spécifique pour la période du 1er juillet au 31 décembre 2021. L’opposition à contrainte formée par M. A... doit, en conséquence, être rejetée.


Sur les conclusions aux fins de restitution de la somme de 750 euros :

Il résulte de la contrainte elle-même que la somme de 750 euros que M. A... soutient avoir indûment versée à Pôle emploi, a été déduite du montant de son indu de 3 111,44 euros, et que le montant de cet indu a été ramené à la somme de 2 367,10 euros, y compris 5,66 euros de frais.


Sur les frais liés à l’instance :

Les dispositions de l’article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce qu’il soit mois à la charge de France Travail Normandie, qui n’est pas la partie perdante dans la présente instance, les frais exposés par M. A... et compris dans les dépens.





DECIDE :



Article 1er : La requête de M. A... est rejetée.



Article 2 : Le présent jugement sera notifié à M. B... A... et à France Travail Normandie.


Rendu public par mise à disposition au greffe le 17 février 2026.



La présidente du tribunal,
C. A...
Le greffier,
JB. MIALON



La République mande et ordonne au ministre du travail et des solidarités en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution de la présente décision.

Décisions similaires

TA33Plein contentieux

Tribunal Administratif de Bordeaux — N° TA33-2604449

Le Tribunal administratif de Bordeaux, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. A... B.... Ce dernier demandait, en pleine vague de chaleur et avant un rendez-vous médical, sa réintégration dans un hébergement d'urgence, invoquant une atteinte grave à ses libertés fondamentales (droit à l'hébergement, droit à la vie et à l'intégrité physique). Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie ou que la demande était manifestement mal fondée, au vu des nombreux hébergements déjà proposés au requérant. La décision s'appuie sur les articles L. 345-2 et suivants du code de l'action sociale et des familles, qui garantissent l'accès à l'hébergement d'urgence, mais dont la carence n'a pas été caractérisée en l'espèce.

01/06/2026

TA35Plein contentieux

Tribunal Administratif de Rennes — N° TA35-2504730

Le Tribunal Administratif de Rennes a pris acte, par ordonnance du 1er juin 2026, du désistement pur et simple de Mme A... de son instance et de l'ensemble de ses conclusions. La requérante demandait initialement la condamnation de la commune de Rennes à l'indemniser de préjudices liés à une maladie professionnelle. Le tribunal, statuant sur le fondement de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, a donné acte de ce désistement et a rejeté les conclusions de la commune présentées au titre de l'article L. 761-1 du même code.

01/06/2026

TA44Plein contentieux

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2520806

Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de Mme B... A... comme manifestement irrecevable. La requérante contestait le refus de la commission d’accès aux documents administratifs de lui communiquer le dossier personnel de son arrière-grand-père. Saisi en plein contentieux, le tribunal a constaté que la requête n'était pas accompagnée de la décision attaquée et que Mme B... A..., résidant en Algérie, n'avait pas élu domicile sur le territoire national comme l'exige l'article R. 431-8 du code de justice administrative. Malgré une demande de régularisation restée sans effet, ces vices n'ont pas été corrigés, justifiant le rejet sur le fondement de l'article R. 222-1 du même code.

01/06/2026

TA44Plein contentieux

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2609206

Le Tribunal Administratif de Nantes, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. A... qui demandait d’enjoindre au ministre de l’intérieur de lui délivrer un certificat d’immatriculation pour son véhicule. Le juge a estimé que la mesure sollicitée était manifestement irrecevable car elle aurait pour effet de faire obstacle à l’exécution de la décision administrative de refus d’immatriculation déjà prise. En conséquence, la requête a été rejetée sans instruction ni audience, en application de l’article L. 522-3 du même code.

01/06/2026

← Retour aux décisions