jeudi 27 février 2025
| Juridiction | Tribunal Administratif de Rouen |
| Section | Tribunal Administratif de Rouen |
| N° Dossier | TA76-2404664 |
| Type | Décision |
| Publication | C |
| Formation | 3 ème Chambre |
| Avocat requérant | MARY-INQUIMBERT |
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 15 novembre 2024, Mme A C, représentée par la SELARL MARY et INQUIMBERT, demande au tribunal :
1°) d'annuler pour excès de pouvoir, l'arrêté du 26 juin 2024 par lequel le préfet de la Seine-Maritime a refusé de lui délivrer un titre de séjour, l'a obligée à quitter le territoire français dans un délai de trente jours et a fixé le pays à destination duquel elle pourra être éloignée ;
2°) d'enjoindre au préfet de la Seine-Maritime de lui délivrer une carte de séjour d'un an, ou à défaut, de procéder dans un délai de trente jours au réexamen de sa situation et de lui délivrer, dans l'attente, une autorisation provisoire de séjour sous astreinte de 100 euros par jour de retard ;
3°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 1 500 euros à verser à la SELARL MARY et INQUIMBERT au titre de l'article 37 alinéa 2 de la loi du 10 juillet 1991, ladite condamnation valant renonciation de son conseil au versement de l'aide juridictionnelle.
Mme A C soutient que :
S'agissant de la décision de refus de titre de séjour :
- elle est entachée d'un vice de forme tiré d'une insuffisante motivation dès lors qu'elle ne vise pas l'article 6-5 de l'accord franco-algérien, fondement juridique de sa demande ;
- elle est entachée d'un vice de procédure tiré du défaut d'examen de son droit au séjour, en méconnaissance de l'article L. 613-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- elle méconnaît les dispositions de l'article 7 bis de l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968 ;
- elle méconnaît les dispositions de l'article 6-5 de l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968 ;
- elle méconnaît les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- elle est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation des conséquences de la décision sur sa situation personnelle ;
S'agissant de l'obligation de quitter le territoire français :
- elle est entachée d'un vice de forme tiré d'une insuffisante motivation ;
- elle est illégale en raison de l'illégalité de la décision portant refus de séjour ;
- elle méconnaît les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- elle est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation des conséquences de la décision sur sa situation personnelle ;
S'agissant de la décision fixant le pays de renvoi :
- elle a été adoptée en méconnaissance du principe général du droit de l'Union européenne relatif au droit d'être entendu ;
- elle est illégale en raison de l'illégalité de la décision portant obligation de quitter le territoire français ;
- elle est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation ;
Par un mémoire en défense, enregistré le 9 janvier 2025, le préfet de la Seine-Maritime conclut au rejet de la requête.
Il soutient que les moyens soulevés par la requérante ne sont pas fondés.
Vu :
- la décision par laquelle la présidente de la formation de jugement a dispensé le rapporteur public, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience ;
- les autres pièces du dossier.
Vu :
- la décision du bureau d'aide juridictionnelle du 15 octobre 2024 admettant Mme C au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale ;
- la charte des droits fondamentaux de l'Union européenne ;
- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968 ;
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- la loi n°91-647 du 10 juillet 1991 ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de Mme B,
- les observations de Me Inquimbert, pour Mme A C.
Le préfet de la Seine-Maritime n'était ni présent ni représenté.
Considérant ce qui suit :
1. Mme A C, ressortissante algérienne, née le 24 mars 1987, déclare être entrée en France le 6 mars 2024 sous couvert d'un visa de court séjour. Le 29 mars 2024, elle a sollicité son admission au séjour en se prévalant de sa situation de salariée. Par un arrêté du 26 juin 2024, le préfet de la Seine-Maritime a refusé de lui délivrer le titre sollicité, l'a obligée à quitter le territoire dans un délai de trente jours et a fixé le pays à destination duquel elle pourra être éloignée.
En ce qui concerne la décision portant refus de titre de séjour :
2. En premier lieu, la décision de refus de séjour attaquée vise les dispositions de l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968 et du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile dont le préfet de la Seine-Maritime a fait application, ainsi que les article 3 et 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales. L'autorité préfectorale, qui n'avait pas à faire référence à l'ensemble des éléments caractérisant la situation de l'intéressé, y mentionne, notamment, sa vie privée et familiale, sa situation professionnelle, et sa situation administrative. Par ailleurs, si Mme C soutient que la décision en litige ne vise pas l'article 6-5 de l'accord précité qui constitue le fondement de sa demande de titre, elle n'établit nullement avoir présenté une demande de titre de séjour sur ce fondement et le préfet apporte, d'ailleurs, la preuve que tel n'est pas le cas, par la production du formulaire de demande d'admission au séjour de l'intéressée qui n'évoque que sa situation professionnelle. La décision de refus de séjour est ainsi suffisamment motivée en droit et en fait.
3. En deuxième lieu, il résulte des termes de la décision attaquée que le préfet de la Seine-Maritime, qui comme il vient d'être dit, n'était saisi d'une demande d'admission au séjour qu'au titre de l'activité salariée dont se prévaut Mme C, a cependant examiné son droit éventuel au séjour au regard de sa vie privée et familiale. Par suite, les moyens tirés du défaut d'examen et de la méconnaissance de l'article L 613-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, à supposer ce dernier moyen opérant, ne peuvent qu'être écartés.
4. En troisième lieu, aux termes de l'article 7 de l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968 : " () b) Les ressortissants algériens désireux d'exercer une activité professionnelle salariée reçoivent après le contrôle médical d'usage et sur présentation d'un contrat de travail visé par les services du ministre chargé de l'emploi, un certificat de résidence valable un an pour toutes professions et toutes régions, renouvelable et portant la mention " salarié " : cette mention constitue l'autorisation de travail exigée par la législation française ; () ". Aux termes de l'article 9 du même accord : " () / Pour être admis à entrer et séjourner plus de trois mois sur le territoire français au titre des articles 4, 5, 7, 7 bis al. 4 (lettres c et d) et du titre III du protocole, les ressortissants algériens doivent présenter un passeport en cours de validité muni d'un visa de long séjour délivré par les autorités françaises ". Il résulte de la combinaison de ces stipulations que la délivrance d'un certificat de résidence portant la mention " salarié " aux ressortissants algériens est subordonnée à la présentation d'un visa de long séjour.
5. Mme C soutient que la décision contestée méconnaît les dispositions de l'article 7 bis de l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968. Toutefois, il ne ressort pas des pièces du dossier que l'intéressée ait demandé la délivrance d'un certificat de résidence de dix ans sur le fondement de l'article 7 bis de l'accord franco-algérien précité, dont le préfet n'a pas fait application à sa situation, et, au demeurant, elle ne remplit pas les conditions requises pour se voir délivrer un tel titre dès lors, notamment, qu'elle ne justifie ni n'allègue d'un séjour ininterrompu de trois ans en France. Dès lors, elle n'est pas fondée à faire valoir que le préfet aurait méconnu les dispositions de l'article 7 bis de l'accord franco-algérien.
6. Par ailleurs, en admettant, compte tenu de son argumentation, que Mme C ait entendu se prévaloir, en fait, de la méconnaissance du b) de l'article 7 de l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968, il est constant que l'intéressée est entrée sur le territoire français sous couvert d'un visa de court-séjour et qu'elle ne justifie pas, depuis lors, être titulaire d'un visa de long séjour. L'absence d'un tel visa constitue, par elle-même, un motif suffisant pour permettre au préfet de la Seine-Maritime de refuser à la requérante la délivrance du certificat de résidence d'un an portant la mention " salarié " prévu par les stipulations précitées du b) de l'article 7 de l'accord franco-algérien. Enfin, s'il est toujours loisible au préfet d'apprécier, dans l'exercice du pouvoir discrétionnaire dont il dispose, l'opportunité d'une mesure de régularisation compte tenu de l'ensemble des éléments de la situation personnelle de l'intéressé, il n'est toutefois jamais tenu d'y procéder. Dans ces conditions, la décision contestée ne méconnaît pas les stipulations précitées. Le moyen soulevé en ce sens doit être écarté.
7. En quatrième lieu, aux termes de l'article 6 de l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968 : " Le certificat de résidence d'un an portant la mention " vie privée et familiale " est délivré de plein droit : / () 5° au ressortissant algérien, qui n'entre pas dans les catégories précédentes ou dans celles qui ouvrent droit au regroupement familial, dont les liens personnels et familiaux en France sont tels que le refus d'autoriser son séjour porterait à son droit au respect de sa vie privée et familiale une atteinte disproportionnée au regard des motifs du refus ; ". Aux termes de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " 1. Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale, de son domicile et de sa correspondance / 2. Il ne peut y avoir ingérence d'une autorité publique dans l'exercice de ce droit que pour autant que cette ingérence est prévue par la loi et qu'elle constitue une mesure qui, dans une société démocratique, est nécessaire à la sécurité nationale, à la sûreté publique, au bien-être économique du pays, à la défense de l'ordre et à la prévention des infractions pénales, à la protection de la santé ou de la morale, ou à la protection des droits et libertés d'autrui ".
8. En l'espèce, il ressort des pièces du dossier que la présence en France de Mme C, arrivée le 6 mars 2024, soit environ trois mois avant l'adoption de la décision attaquée, revêt un caractère très récent. Elle est célibataire, sans enfant à charge et déclare être hébergée par son frère. L'intéressée se prévaut d'un contrat de travail à durée indéterminée depuis le 8 avril 2024, mais ne le verse pas au débat. Il ressort également des pièces du dossier que le frère de la requérante, qui emploie cette dernière en qualité d'aide à domicile, ne démontre pas avoir recherché du personnel pour ce poste. Si la requérante produit deux attestations, l'une émanant de son frère, l'autre de l'épouse de ce dernier, certifiant que sa présence serait indispensable, notamment pour des fonctions de garde d'enfant, en raison de leurs horaires de travail respectifs, ces simples allégations ne suffisent pas à établir le caractère réellement indispensable de sa présence à leur côté. En outre, les pièces versées au débat ne permettent pas de démontrer que Mme C serait la seule à pouvoir leur donner l'assistance dont ils auraient besoin. Enfin, Mme C n'établit pas être dépourvue d'attaches familiales dans son pays d'origine où elle a vécu jusqu'à l'âge de 37 ans et où résident ses parents et le reste de sa fratrie. Par suite, le moyen tiré de la méconnaissance des stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales doit être écarté. Pour les mêmes motifs, les moyens tirés de l'erreur manifeste d'appréciation et de la méconnaissance de l'article 6-5 de l'accord franco-algérien doivent également être écartés.
En ce qui concerne la décision portant obligation de quitter le territoire français :
9. En premier lieu, la décision portant obligation de quitter le territoire, qui a été prise en raison de l'existence d'un refus de séjour, n'a dès lors pas à faire l'objet d'une motivation distincte en vertu du 3° de l'article L. 613-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
10. En deuxième lieu, il résulte de ce qui a été dit précédemment que l'illégalité de la décision refusant de délivrer un titre de séjour n'est pas établie. Par suite, le moyen tiré, par voie d'exception, de l'illégalité de cette décision doit être écarté.
11. En troisième lieu, compte tenu de ce qui a été dit au point 8, la requérante n'est pas fondée à soutenir que la décision portant obligation de quitter le territoire français méconnaît les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales, ni qu'elle serait entachée d'une erreur manifeste d'appréciation.
En ce qui concerne la décision fixant le pays de destination :
12. En premier lieu, le droit de toute personne d'être entendue avant qu'une mesure individuelle qui l'affecterait défavorablement ne soit prise à son encontre, garanti par les principes généraux du droit de l'Union européenne, n'implique pas systématiquement l'obligation, pour l'administration, d'organiser, de sa propre initiative, un entretien avec l'intéressée, ni même d'inviter cette dernière à produire ses observations, mais suppose seulement que, informée de ce qu'une décision lui faisant grief est susceptible d'être prise à son encontre, elle soit en mesure de présenter spontanément des observations écrites ou de solliciter un entretien pour faire valoir ses observations orales. Par ailleurs, une atteinte à ce droit n'est susceptible d'affecter la régularité de la procédure à l'issue de laquelle la décision faisant grief est prise que si la personne concernée a été privée de la possibilité de présenter des éléments pertinents qui auraient pu influer sur le contenu de la décision.
13. Mme C a été mise à même, à l'occasion du dépôt de sa demande de titre de séjour, de présenter tous les éléments qu'elle estimait pertinents à l'appui de celle-ci. Elle ne pouvait ignorer, par ailleurs, qu'en cas de rejet de sa demande, elle était susceptible de faire l'objet d'une mesure d'éloignement vers son pays d'origine. En outre, il ne ressort pas des pièces du dossier que Mme C ait sollicité en vain un entretien avec les services préfectoraux, ni qu'elle ait été empêchée de présenter ses observation avant que ne soit prise la décision litigieuse, ni même encore qu'elle disposait d'informations pertinentes tenant à sa situation personnelle qu'elle aurait pu utilement porter à la connaissance de l'administration avant que ne soit prise la mesure contestée et qui, si elles avaient été communiquées à temps, auraient été susceptibles d'affecter le contenu de cette décision. Par suite, le moyen tiré de la méconnaissance du droit d'être entendu doit être écarté.
14. En deuxième lieu, il résulte de ce qui a été dit précédemment que l'illégalité de la décision portant obligation de quitter le territoire n'est pas établie. Par suite, le moyen tiré de l'illégalité de cette décision, soulevé à l'appui de la contestation de la décision fixant le pays de destination, doit être écarté.
15. En dernier lieu, pour les motifs exposés au point 8, le moyen tiré de ce que la décision attaquée portant fixation du pays d'éloignement serait entachée d'une erreur manifeste d'appréciation doit être rejeté.
16. Il résulte de tout ce qui précède que Mme C n'est pas fondée à demander l'annulation de l'arrêté attaqué. Par voie de conséquence, ses conclusions à fin d'injonction ainsi que celles relatives aux frais liés à l'instance doivent être rejetées.
D É C I D E :
Article 1er : La requête de Mme A C est rejetée.
Article 2 : Le présent jugement sera notifié à Mme A C, à la Selarl Mary et Inquimbert et au préfet de la Seine-Maritime.
Délibéré après l'audience du 6 février 2025, à laquelle siégeaient :
Mme Anne Gaillard, présidente,
M. Robin Mulot, premier conseiller,
M. Franck Emmanuel Baude, premier conseiller,
Assistés de M. Tostivint, greffier.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 27 février 2025.
La présidente-rapporteure,
signé
A. B
L'assesseur le plus ancien,
signé
R MULOTLe greffier,
signé
H. TOSTIVINT
La République mande et ordonne au préfet de la Seine-Maritime en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
La greffière,
Signé
S. Combes
Tribunal Administratif de Rouen — N° TA76-2504525
Le Tribunal Administratif de Rouen a été saisi d'un recours pour excès de pouvoir contre l'arrêté préfectoral rejetant la demande de titre de séjour de M. B..., prononçant son obligation de quitter le territoire français, fixant son pays de destination et une interdiction de retour d'un an. Le tribunal a annulé l'arrêté du 2 mai 2025, considérant que le préfet avait méconnu les dispositions de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile en ne procédant pas à un examen suffisant de la situation personnelle et familiale du requérant, anciennement pris en charge par l'aide sociale à l'enfance. Les autres mesures d'éloignement (OQTF, interdiction de retour) sont également annulées en conséquence.
26/03/2026
Tribunal Administratif de Rouen — N° TA76-2504536
Le Tribunal Administratif de Rouen a été saisi d'un recours pour excès de pouvoir contre un arrêté préfectoral refusant un titre de séjour et ordonnant l'éloignement d'une ressortissante camerounaise. Le tribunal a annulé la décision du préfet, considérant que le refus de titre de séjour était insuffisamment motivé et ne procédait pas d'un examen particulier de la situation personnelle et familiale de la requérante, méconnaissant ainsi les articles L. 811-2 et R. 431-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Les mesures d'éloignement et d'interdiction de retour, découlant de ce refus illégal, ont été annulées en conséquence.
26/03/2026
Tribunal Administratif de Rouen — N° TA76-2504575
Le Tribunal Administratif de Rouen a rejeté la requête de M. A... visant à annuler l'arrêté préfectoral lui imposant une obligation de quitter le territoire français (OQTF) sans délai, une interdiction de retour d'un an et fixant son pays de destination. La juridiction a estimé que les décisions étaient suffisamment motivées, notamment en ce qui concerne l'appréciation des critères légaux pour l'interdiction de retour, et que le droit d'être entendu du requérant avait été respecté. Le tribunal a appliqué les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), en particulier ses articles L. 612-10, ainsi que la Charte des droits fondamentaux de l'Union européenne.
26/03/2026
Tribunal Administratif de Rouen — N° TA76-2504576
Le Tribunal Administratif de Rouen a été saisi d'un recours pour excès de pouvoir contre un arrêté préfectoral ordonnant l'éloignement d'un ressortissant mauricien. Le tribunal a annulé l'arrêté du 9 mai 2025, considérant que la procédure avait méconnu le droit d'être entendu, principe général du droit de l'Union européenne faisant partie des droits de la défense. La décision s'appuie sur le droit de l'Union et le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
26/03/2026