jeudi 20 mars 2025
| Juridiction | Tribunal Administratif de Rouen |
| Section | Tribunal Administratif de Rouen |
| N° Dossier | TA76-2405149 |
| Type | Décision |
| Publication | C |
| Formation | 2 ème Chambre |
| Avocat requérant | ELATRASSI-DIOME |
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 17 décembre 2024, Mme C A, représentée par Me Elatrassi, demande au tribunal :
1°) d'annuler pour excès de pouvoir l'arrêté du 5 novembre 2024 par lequel le préfet de la Seine-Maritime l'a obligée à quitter le territoire français dans un délai de trente jours, a fixé le pays de destination de cette mesure et lui a interdit le retour sur le territoire français pour une durée de six mois ;
2°) d'enjoindre au préfet de la Seine-Maritime de réexaminer sa situation, dans un délai d'un mois à compter de la notification du jugement, sous astreinte de 100 euros par jour de retard ;
3°) de mettre à la charge de l'Etat une somme de 1 500 euros en application des dispositions combinées de l'article 37 alinéa 2 de la loi du 10 juillet 1991 et de l'article L. 761-1 du code de justice administrative, cette condamnation valant renonciation de son conseil au versement de l'aide juridictionnelle.
Elle soutient que :
En ce qui concerne la décision portant obligation de quitter le territoire français :
- elle a été signée par une autorité incompétente ;
- elle est insuffisamment motivée ;
- elle méconnait le droit d'être entendu préalablement à une décision défavorable ;
- elle est entachée d'un défaut d'examen sérieux de sa situation personnelle ;
- elle méconnait les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- elle est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation des conséquences de la décision sur sa situation personnelle ;
En ce qui concerne la décision fixant le pays de renvoi :
- elle est insuffisamment motivée ;
- elle est illégale en raison de l'illégalité de la décision portant obligation de quitter le territoire français ;
- elle méconnait les dispositions de l'article L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et les stipulations de l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
En ce qui concerne la décision portant interdiction de retour sur le territoire français
- elle a été signée par une autorité incompétente ;
- elle est insuffisamment motivée ;
- elle est entachée d'un défaut d'examen ;
- elle méconnait les dispositions de l'article L. 612-7 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- elle méconnait les dispositions de l'article L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- elle méconnait les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales
- elle est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation des conséquences de la décision sur sa situation personnelle ;
Par un mémoire en défense, enregistré le 31 janvier 2025, le préfet de la Seine-Maritime conclut au rejet de la requête.
Il fait valoir que les moyens soulevés par Mme A ne sont pas fondés.
Mme A a été admise au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale par une décision du 13 février 2025.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales,
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile,
- le code des relations entre le public et l'administration,
- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991,
- le code de justice administrative.
La présidente de la formation de jugement a dispensé la rapporteure publique, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Le rapport de Mme Esnol a été entendu au cours de l'audience publique.
Considérant ce qui suit :
1. Mme C A, ressortissante arménienne née le 23 novembre 1958, est entrée sur le territoire français le 2 mars 2024. Elle a sollicité son admission au séjour au titre de l'asile. Par une décision du 4 juillet 2024, l'Office français de protection des réfugiés et apatrides a rejeté la demande d'asile de Mme A. Par un arrêté du 5 novembre 2024, dont Mme A demande l'annulation, le préfet de la Seine-Maritime l'a obligée à quitter le territoire français dans un délai de trente jours, a fixé le pays de destination et lui a interdit le retour sur le territoire français pour une durée de six mois.
Sur la décision portant obligation de quitter le territoire français :
2. En premier lieu, par arrêté du 7 juin 2024, régulièrement publié au recueil des actes administratifs de la préfecture du 7 juin 2024, M. D B, directeur des migrations et de l'intégration, a reçu délégation du préfet de la Seine-Maritime à l'effet de signer, dans le cadre des attributions de sa direction, les décisions relatives au refus de délivrance d'un titre de séjour, les mesures d'éloignement des étrangers et les décisions portant interdiction de retour sur le territoire français Par suite, le moyen tiré de l'incompétence du signataire de la décision attaquée doit être écarté.
3. En deuxième lieu, aux termes de l'article L. 613-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " La décision portant obligation de quitter le territoire français est motivée. Elle est édictée après vérification du droit au séjour, en tenant notamment compte de la durée de présence de l'étranger sur le territoire français, de la nature et de l'ancienneté de ses liens avec la France et des considérations humanitaires pouvant justifier un tel droit. () ".
4. La décision attaquée cite les dispositions du 4° de l'article L. 611-1 et du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et indique de Mme A a déposé une demande d'asile, qui a été rejetée par l'Office français de protection des réfugiés et apatrides le 4 juillet 2024, qu'elle a présenté un recours devant la cour nationale du droit d'asile le 16 août 2024 mais qu'elle ne dispose plus du droit de se maintenir sur le territoire français. Elle indique également que l'intéressée n'a pas répondu à la demande de pièce adressée par la préfecture relative à son état de santé et ne justifie pas que le centre de ses intérêts privés se situe en France. La décision attaquée présente ainsi les considérations de droit et de fait qui en constituent le fondement. Par suite, le moyen tiré du défaut de motivation de la décision portant obligation de quitter le territoire français doit être écarté.
5. En troisième lieu, si Mme A soutient avoir été privée de la possibilité d'être entendue préalablement à l'édiction de la mesure d'éloignement, elle n'établit, et ne soutient d'ailleurs pas, avoir sollicité en vain l'administration afin de faire valoir des observations complémentaires alors qu'en outre, elle ne pouvait ignorer que le rejet de sa demande d'asile l'exposait à être éloignée du territoire. En outre, elle ne précise pas en quoi elle disposait d'informations pertinentes tenant à leur situation personnelle à la date de l'arrêté en litige qu'elle aurait été empêchée de porter à la connaissance de l'administration avant que ne soit prise la mesure d'éloignement et qui, si elles avaient pu être communiquées à temps, auraient été de nature à faire obstacle à l'édiction de la décision attaquée. Il s'ensuit qu'elle n'est pas fondée à soutenir que la décision a été prise à l'issue d'une procédure irrégulière en violation du droit d'être entendu garanti par les principes fondamentaux du droit de l'Union européenne.
6. En quatrième lieu, et pour les mêmes motifs eu ceux énoncés aux points 4 et dès lors qu'il ressort des mentions mêmes de la décision attaquée que le préfet a tenu compte de l'existence d'un recours pendant devant la cour nationale du droit d'asile et de la situation privée et familiale de Mme A, le moyen tiré du défaut d'examen sérieux de sa situation personnelle ne peut qu'être écarté.
7. En cinquième lieu, aux termes des stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale / Il ne peut y avoir ingérence d'une autorité publique dans l'exercice de ce droit que pour autant que cette ingérence est prévue par la loi et qu'elle constitue une mesure qui, dans une société démocratique, est nécessaire à la sécurité nationale, à la sûreté publique, au bien-être économique du pays, à la défense de l'ordre et à la prévention des infractions pénales, à la protection de la santé ou de la morale, ou à la protection des droits et libertés d'autrui. "
8. Il ressort des pièces du dossier que Mme A est entrée sur le territoire français le 2 mars 2024 soit moins de cinq mois avant la décision attaquée. Si l'intéressée se prévaut de la présence en France de ses enfants et petits-enfants elle n'apporte aucun élément à l'appui de ses allégations, et n'indique notamment pas le nombre et l'âge de ses enfants. En outre, par les certificats médicaux et ordonnances qu'elle verse au dossier qui font état de gonalgies et de douleurs lombaires, elle n'apporte aucun élément de nature à établir la gravité de son état de santé à la date de la décision attaquée. Enfin, si Mme A indique avoir été victime de violences conjugales de la part de son ex-époux, elle ne soutient pas qu'elle serait isolée dans son pays d'origine où elle a vécu jusqu'à ses 65 ans ou qu'elle serait contrainte de retourner vivre aux côtés de son ex-mari. Dans ces conditions, le moyen tiré de la méconnaissance de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ne peut qu'être écarté.
9. En sixième lieu, eu égard aux conditions de séjour de l'intéressée sur le territoire français, ainsi qu'à sa situation professionnelle, personnelle et familiale, le moyen tiré de ce que la décision portant obligation de quitter le territoire français serait entachée d'une erreur manifeste d'appréciation quant à ses conséquences sur la situation personnelle de Mme A doit être écarté.
10. Il résulte de ce qui précède que Mme A n'est pas fondée à demander l'annulation de la décision portant obligation de quitter le territoire français.
Sur la légalité de la décision fixant le pays de destination :
11. En premier lieu, la décision attaquée vise le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et l'article 3 de la convention de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales, et précise que les pays à destination desquels l'intéressée est susceptible d'être éloignée sont celui dont elle a la nationalité ou tout autre pays non membre de l'Union européenne ou avec lequel ne s'applique pas l'acquis de Schengen dans lequel elle est légalement admissible. Elle indique également que Mme A n'établit pas être soumise à la torture ou à des traitements inhumains ou dégradants en cas de retour dans son pays d'origine. L'arrêté attaqué comporte ainsi les considérations de droit et de fait qui constituent le fondement de la décision fixant le pays de renvoi. Il suit de là, que le moyen tiré d'une motivation insuffisante de cette décision doit être écarté.
12. En deuxième lieu, aux termes de l'article L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'autorité administrative peut désigner comme pays de renvoi : / 1° Le pays dont l'étranger a la nationalité, sauf si l'Office français de protection des réfugiés et apatrides ou la Cour nationale du droit d'asile lui a reconnu la qualité de réfugié ou lui a accordé le bénéfice de la protection subsidiaire ou s'il n'a pas encore été statué sur sa demande d'asile ; / 2° Un autre pays pour lequel un document de voyage en cours de validité a été délivré en application d'un accord ou arrangement de réadmission européen ou bilatéral ; / 3° Ou, avec l'accord de l'étranger, tout autre pays dans lequel il est légalement admissible. / Un étranger ne peut être éloigné à destination d'un pays s'il établit que sa vie ou sa liberté y sont menacées ou qu'il y est exposé à des traitements contraires aux stipulations de l'article 3 de la Convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales du 4 novembre 1950. " Aux termes de l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " Nul ne peut être soumis à la torture ni à des peines ou traitements inhumains ou dégradants ".
13. Si Mme A soutient qu'elle craint d'être exposée à des persécutions ou à des traitements inhumains et dégradants, en cas de retour dans son pays d'origine, en raison des violences conjugales dont elle a fait l'objet, elle n'apporte pas, alors que sa demande d'asile a été rejetée par l'Office français de protection des réfugiés et que le recours devant la Cour nationale du droit d'asile est pendant depuis le 16 août 2024, d'éléments concrets de nature à établir la réalité et l'actualité des risques auxquels elle prétend être exposée en cas de retour, ni l'impossibilité de solliciter la protection des autorités de son pays d'origine. Si elle fait état, dans un récit sans aucun élément personnalisé ou tangible, de violences conjugales de la part de son ex-époux, elle ne produit aucun élément permettant de corroborer ses allégations selon lesquelles elle risquerait effectivement d'être recherchée par son époux en cas de retour dans son pays d'origine. Par suite, le moyen tiré de la méconnaissance de l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et de l'article L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile doit être écarté.
14. En troisième lieu, il résulte de ce qui a été dit aux points 2 à 10 qu'aucun des moyens soulevés à l'encontre de la décision obligeant Mme A à quitter le territoire français n'est fondé. Le moyen tiré de l'illégalité de la décision fixant le pays de destination en raison de l'illégalité de la décision lui faisant obligation de quitter le territoire français doit être écarté.
15. Il résulte de ce qui précède que Mme A n'est pas fondée à demander l'annulation de la décision fixant le pays de destination.
Sur la légalité de la décision portant interdiction de retour sur le territoire français :
16. En premier lieu, pour les mêmes motifs que ceux énoncés au point 2, le moyen tiré de l'incompétence du signataire de l'acte attaqué doit être écarté.
17. En deuxième lieu, aux termes de l'article L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Pour fixer la durée des interdictions de retour mentionnées aux articles L. 612-6 et L. 612-7, l'autorité administrative tient compte de la durée de présence de l'étranger sur le territoire français, de la nature et de l'ancienneté de ses liens avec la France, de la circonstance qu'il a déjà fait l'objet ou non d'une mesure d'éloignement et de la menace pour l'ordre public que représente sa présence sur le territoire français./ Il en est de même pour l'édiction et la durée de l'interdiction de retour mentionnée à l'article L. 612-8 ainsi que pour la prolongation de l'interdiction de retour prévue à l'article L. 612-11. "
18. La décision prononçant à l'encontre de Mme A une interdiction de retour sur le territoire français pour une durée de six mois, qui vise les dispositions de l'article L. 612-8 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, mentionne que l'intéressée n'a jamais fait l'objet d'une obligation de quitter le territoire français ni ne présente une menace à l'ordre public mais qu'elle ne justifie pas, compte tenu de sa faible durée de présence en France de liens anciens et solides sur le territoire. Ainsi, cette décision, dont les motifs attestent de la prise en compte par l'autorité préfectorale, au vu de la situation de l'intéressé, des quatre critères énoncés par l'article L. 612-10 précité, est suffisamment motivée.
19. Il ressort des pièces que Mme A ne produit aucun élément de nature à établir la réalité de ses attaches en France. Elle n'indique notamment pas la nature des liens qu'elle entretiendrait avec les membres de sa famille présents en France et ne produit aucune pièce relative à leur présence en France. Par ailleurs, l'intéressée est entrée très récemment en France alors qu'elle était âgée de 65 ans. Dans ces conditions, nonobstant le fait que le comportement de Mme A ne présente pas une menace à l'ordre public et que l'intéressée n'ait jamais fait l'objet d'une mesure d'éloignement, le préfet de la Seine-Maritime n'a pas méconnu les dispositions des articles L. 612-8 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ni porté une atteinte disproportionnée à sa vie privée et familiale protégée par les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales en édictant une interdiction de retour d'une durée de six mois sur le territoire français à l'encontre de Mme A.
20. En troisième lieu, pour les mêmes motifs que ceux énoncés au point précédent, le moyen tiré de l'erreur manifeste d'appréciation doit également être écarté.
21. En quatrième lieu, Mme A ne peut se prévaloir utilement de la méconnaissance des dispositions de l'article L. 612-7 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile alors que la décision attaquée a été prise sur la base légale de l'article L. 612-8 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Le moyen tiré de la méconnaissance de l'article L. 612-7 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile doit ainsi être écarté comme inopérant.
22. Il résulte de ce qui précède que Mme A n'est pas fondée à demander l'annulation de la décision portant interdiction de retour sur le territoire français.
23. Il résulte de tout ce qui précède que les conclusions à fin d'annulation présentées par Mme A doivent être rejetées, ainsi que, par voie de conséquence, ses conclusions aux fins d'injonction et d'astreinte, ainsi que ses conclusions au titre des dispositions de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991 et de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
D E C I D E :
Article 1er : La requête de Mme A est rejetée.
Article 2: Le présent jugement sera notifié à Mme C A, à Me Elatrassi et au préfet de la Seine-Maritime.
Délibéré après l'audience du 6 mars 2025, à laquelle siégeaient :
Mme Galle, présidente,
M. Bellec, premier conseiller,
et Mme Esnol, conseillère.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 20 mars 2025.
La rapporteure,
Signé
B. Esnol
La présidente,
Signé
C. Galle La greffière,
Signé
A. Hussein
La République mande et ordonne au préfet de la Seine-Maritime en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
ah
Tribunal Administratif de Rouen — N° TA76-2304144
Le Tribunal Administratif de Rouen a rejeté le recours en excès de pouvoir formé par plusieurs associations et un comité de pêche contre l'arrêté préfectoral autorisant un accès fluvial à Port 2000. La juridiction a jugé que les critiques relatives à l'enquête publique, à l'étude d'impact et à la séquence "éviter, réduire, compenser" n'étaient pas fondées. La décision s'appuie principalement sur le code de l'environnement et le code de justice administrative.
07/04/2026
Tribunal Administratif de Rouen — N° TA76-2505197
Le Tribunal Administratif de Rouen a été saisi d'un recours pour excès de pouvoir contre un arrêté préfectoral ordonnant l'éloignement d'un ressortissant algérien. Le tribunal a rejeté la requête, considérant que la procédure respectait le droit à être entendu et que les conditions légales de l'éloignement étaient remplies. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que sur l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968.
02/04/2026
Tribunal Administratif de Rouen — N° TA76-2505175
Le Tribunal Administratif de Rouen a été saisi de deux recours pour excès de pouvoir contre des arrêtés préfectoraux refusant un titre de séjour et ordonnant l'éloignement. Le tribunal a rejeté les requêtes, considérant que les moyens soulevés, notamment la méconnaissance de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, n'étaient pas fondés. La juridiction a ainsi confirmé la légalité des décisions contestées.
02/04/2026