LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA76-2500824

Tribunal Administratif de Rouen — Décision N° TA76-2500824

lundi 23 mars 2026

JuridictionTribunal Administratif de Rouen
SectionTribunal Administratif de Rouen
N° DossierTA76-2500824
TypeDécision
RecoursPlein contentieux
Avocat requérantDA & MC SOCIETE D'AVOCATS

Résumé IA

Le Tribunal Administratif de Rouen, statuant en référé, rejette la demande d'expertise médicale présentée par une victime d'accident de la circulation. Le juge estime que la mesure n'est pas utile au sens de l'article R. 532-1 du code de justice administrative, car les éléments du dossier ne permettent pas d'établir de manière suffisante l'existence d'un fait générateur (défaut d'entretien de la voie publique) susceptible d'engager la responsabilité de la collectivité mise en cause. La demande de condamnation de la requérante aux frais d'instance est également rejetée.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête, enregistrée le 20 février 2025, Mme A... B..., représentée par Me Suxe, demande au tribunal d’ordonner une expertise, sur le fondement de l’article R. 532-1 du code de justice administrative, portant sur les préjudices qu’elle estime avoir subis en lien avec l’accident de la circulation dont elle a été victime le 11 août 2023 sur le territoire de la commune de Bernay.

Elle soutient que :
l’accident de la circulation dont elle a été victime a été provoqué par la présence sur la chaussée d’une flaque d’une substance glissante ;
elle présente des séquelles persistantes caractérisées par des douleurs au niveau des cervicales et des épaules ainsi qu’une mobilité réduite ;
la mesure d’expertise est utile dans la perspective d’un contentieux indemnitaire à l’encontre la commune de Bernay.

Par un mémoire en défense, enregistré le 22 mai 2025, la communauté de communes Intercom Bernay Terres de Normandie, représentée par Me Phelip, conclut au rejet de la requête et demande que soit mise à la charge de Mme B... une somme de 1 500 euros au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.

Elle fait valoir que :
l’objet de l’expertise portant sur l’évaluation des préjudices corporels de Mme B... ne lui confère aucune utilité dans la perspective d’un recours où sa responsabilité serait recherchée dans la survenue de l’accident du fait du défaut d’entretien normal de l’ouvrage public ;
la preuve de la matérialité des faits n’est pas suffisamment rapportée ;
elle ne saurait être tenue de faire disparaître, à tout instant, les défectuosités pouvant survenir en dehors de son fait sur la voie publique et n’a pas été informée de la présence du corps gras qui aurait provoqué l’accident de la requérante.


Vu les autres pièces du dossier.

Vu le code de justice administrative.


Considérant ce qui suit :

Sur la mesure d’expertise :

Aux termes de l’article R. 532-1 du code de justice administrative : « Le juge des référés peut, sur simple requête et même en l’absence de décision administrative préalable, prescrire toute mesure utile d’expertise ou d’instruction. (...) ». L’utilité d’une mesure d’instruction ou d’expertise qu’il est demandé au juge des référés d’ordonner sur le fondement de l’article R. 532-1 du code de justice administrative doit être appréciée, d’une part, au regard des éléments dont le demandeur dispose ou peut disposer par d’autres moyens et, d’autre part, bien que ce juge ne soit pas saisi du principal, au regard de l’intérêt que la mesure présente dans la perspective, d’un litige principal, actuel ou éventuel, auquel elle est susceptible de se rattacher. A ce dernier titre, il ne peut faire droit à une demande d’expertise permettant d’évaluer un préjudice, en vue d’engager la responsabilité d’une personne publique, en l’absence manifeste, en l’état de l’instruction, de fait générateur, de préjudice ou de lien de causalité entre celui-ci et le fait générateur.

Le 11 août 2023, alors qu’elle circulait à scooter avenue du Président Kennedy à Bernay, Mme A... B... a été victime d’un accident de la circulation qui aurait été provoqué par la présence sur la chaussée d’une flaque d’une substance glissante. Cet accident a provoqué des douleurs à l’épaule gauche, aux cervicales, au thorax ainsi qu’à son coude et à son pied gauche, entraînant un arrêt de travail d’une durée de six mois, soit jusqu’au 15 février 2024. L’examen clinique réalisé le 31 janvier 2025 fait état de douleurs persistantes au niveau des cervicales et des épaules ainsi que d’une mobilité réduite. Par la présente requête, Mme B... demande la désignation d’un expert avec pour mission d’évaluer les préjudices en lien avec cet accident de la circulation.

Pour s’opposer à la mesure d’expertise sollicitée, la communauté de communes Intercom Bernay Terres de Normandie fait valoir que son objet, portant sur l’évaluation des préjudices corporels, ne lui confère aucune utilité dans la perspective d’un recours où sa responsabilité serait recherchée dans la survenue de l’accident, dès lors que la matérialité des faits, en raison de l’absence d’éléments de nature à localiser avec précision le lieu de l’accident, n’est pas établie, qu’elle ne peut se trouver dans l’obligation de faire disparaître dans l’instant toute cause potentielle susceptible de provoquer un accident sur la voie publique dont l’entretien lui incomberait et qu’en l’état, aucun élément ne permet d’estimer que sa responsabilité serait susceptible d’être engagée.

En l’état de l’instruction, si le procès-verbal de constat amiable dressé le jour de l’accident par Mme B... ainsi que l’attestation sur l’honneur d’un témoin, établie le 24 septembre 2023, font état des circonstances de sa survenue, ces éléments ne permettent pas, en revanche, d’en localiser de manière certaine le lieu ni même d’établir que cet accident, en l’absence d’autres éléments probants, aurait pour origine un défaut d’entretien normal de l’ouvrage public.

Il résulte de ce qui précède que les éléments produits dans la présente instance ne permettent manifestement pas d’établir l’existence d’un fait générateur susceptible d’engager la responsabilité d’une personne publique. Dans ces conditions, en l’état de l’instruction, l’expertise sollicitée ne présente pas un caractère utile au sens des dispositions précitées de l’article R. 532-1 du code de justice administrative.

Sur les frais d’instance :

Il n’y a pas lieu, dans les circonstances de l’espèce, de faire droit aux conclusions présentées par la communauté de communes Intercom Bernay Terres de Normandie sur le fondement de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.



O R D O N N E :



Article 1er : La requête de Mme B... est rejetée.

Article 2 : Les conclusions présentées par la communauté de communes Intercom Bernay Terres de Normandie au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative sont rejetées.

Article 3 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme A... B..., à la caisse primaire d'assurance maladie de l'Eure et à la communauté de communes Intercom Bernay Terres de Normandie.

Fait à Rouen, le 23 mars 2026.


La présidente,

signé

C. GRENIER

La république mande et ordonne au préfet de l’Eure en ce qui le concerne et à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées de pourvoir à l’exécution de la présente décision.


Pour expédition conforme,
P/Le greffier
signé
S. Combes


Décisions similaires

TA13Plein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608110

Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A..., ressortissante ivoirienne, afin d'obtenir la délivrance effective d'une carte de séjour pluriannuelle dont le renouvellement lui avait déjà été accordé par une décision favorable du 1er août 2025. Le juge a constaté que la condition d'urgence était remplie s'agissant d'une demande de renouvellement de titre de séjour et que la mesure sollicitée ne se heurtait à aucune contestation sérieuse. Il a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer l'intéressée sous quinze jours pour lui remettre le titre, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. L'État a également été condamné à verser 1 500 euros au titre des frais de justice, sous réserve de l'admission définitive de Mme A... à l'aide juridictionnelle provisoire.

01/06/2026

TA13Plein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608580

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... concernant le traitement de sa demande de document de circulation pour étranger mineur pour sa fille. La requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait pas de conclusions, c'est-à-dire qu'elle ne précisait pas ce que le requérant demandait au juge. Cette irrecevabilité a été constatée sur le fondement de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Le juge a donc appliqué l'article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience.

01/06/2026

TA14Plein contentieux

Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2601609

Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... B... tendant à la suspension d'une décision de l'Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) refusant l'immatriculation d'un véhicule et l'exonération du malus écologique. La demande a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'avait pas présenté de requête distincte aux fins d'annulation de la décision contestée, comme l'exige l'article R. 522-1 du même code. En conséquence, le juge a rejeté la requête sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3.

01/06/2026

TA25Plein contentieux

Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2601163

Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la délibération du conseil municipal d’Etupes approuvant le budget primitif 2026. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, le requérant n’ayant pas démontré que l’exécution du budget entraînerait un blocage du fonctionnement des services publics communaux ou une situation financière irréversible. En conséquence, la requête de M. C... a été rejetée, sans qu’il soit nécessaire d’examiner l’existence d’un doute sérieux sur la légalité de la délibération. La décision se fonde sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative.

01/06/2026

← Retour aux décisions