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AccueilJurisprudence administrativeN° TA76-2500987

Tribunal Administratif de Rouen — Décision N° TA76-2500987

mardi 4 mars 2025

JuridictionTribunal Administratif de Rouen
SectionTribunal Administratif de Rouen
N° DossierTA76-2500987
TypeDécision
PublicationC

Résumé IA

Le Tribunal administratif de Rouen, statuant en référé, a rejeté la requête de M. A, ancien conservateur des bibliothèques de l’université de Rouen Normandie, qui demandait le versement de l’allocation de retour à l’emploi (ARE) et la rectification de son attestation employeur. Le juge a estimé qu’enjoindre le versement de l’ARE reviendrait à faire obstacle à une décision administrative implicite de refus, ce qui est interdit par l’article L. 521-3 du code de justice administrative. La demande de rectification de l’attestation a été rejetée car elle faisait déjà l’objet d’un autre recours en cours. La requête a donc été jugée manifestement infondée.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête, enregistrée le 3 mars 2025, M. B A demande :

1°) d'enjoindre à l'université de Rouen Normandie de lui verser l'allocation de retour à l'emploi (ARE) au titre de la période du 1er septembre 2024 au 9 septembre 2024 puis à compter du 13 janvier 2025 ;

2°) de rectifier l'attestation de l'employeur destinée à France Travail établie le 13 décembre 2023.

Vu les autres pièces du dossier, notamment celles versées par M. A le 5 mars 2025 à 11 h 07.

Vu :

- le code général de la fonction publique ;

- le code des relations entre le public et l'administration ;

- le code du travail ;

- le code de justice administrative.

Considérant ce qui suit :

1. Aux termes de l'article L. 521-3 du code de justice administrative : " En cas d'urgence et sur simple requête qui sera recevable même en l'absence de décision administrative préalable, le juge des référés peut ordonner toutes autres mesures utiles sans faire obstacle à l'exécution d'aucune décision administrative. "

2. En premier lieu, il ressort des termes mêmes de la requête que M. A, qui exerçait les fonctions de conservateur des bibliothèques au sein de l'université de Rouen Normandie jusqu'à sa démission à effet du 14 novembre 2023, a adressé à son ancien employeur une demande de versement d'ARE par une lettre du 22 octobre 2024 suivie d'un courriel de relance du 6 février 2025. Ces correspondances reçues par la direction des ressources humaines de l'université, sont restées sans réponse. Ce silence a engendré une décision implicite de refus de versement de l'ARE en application de l'article L. 231-4 du code des relations entre le public et l'administration. Par suite, enjoindre à l'université de Rouen Normandie de verser au requérant l'ARE demandée reviendrait à faire obstacle à l'exécution d'une décision administrative au sens des dispositions de l'article L. 521-3 du code de justice administrative.

3. En second lieu, M. A indique lui-même que le litige relatif à l'exactitude des mentions portées sur l'attestation de son ancien employeur destinée à France Travail du 13 décembre 2023 fait l'objet d'un recours enregistré sous le n° 2402856. Par suite, ordonner à l'université de Rouen Normandie de rectifier ces mentions reviendrait, ici encore, à faire obstacle à l'exécution d'une décision administrative dont la légalité est, par ailleurs, discutée dans une instance distincte.

4. Il résulte de ce qui précède que M. A n'est manifestement pas fondé à demander d'enjoindre à l'université de Rouen Normandie de lui verser l'ARE au titre de la période du 1er septembre 2024 au 9 septembre 2024 puis à compter du 13 janvier 2025 et de rectifier l'attestation destinée à France Travail établie par cet établissement public le 13 décembre 2023.

O R D O N N E :

Article 1er : La requête de M. A est rejetée.

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. B A.

Copie en sera transmise, pour information, à l'université de Rouen Normandie.

Fait à Rouen, le 4 mars 2025.

Le juge des référés,

P. MINNE

N°2500987

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