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AccueilJurisprudence administrativeN° TA76-2503373

Tribunal Administratif de Rouen — Décision N° TA76-2503373

mardi 17 février 2026

JuridictionTribunal Administratif de Rouen
SectionTribunal Administratif de Rouen
N° DossierTA76-2503373
TypeOrdonnance
RecoursPlein contentieux
PublicationD

Résumé IA

Le Tribunal Administratif de Rouen, statuant par ordonnance, rejette la requête de Mme B... qui contestait le montant de l'indemnité qui lui avait été accordée par le Premier ministre au titre des spoliations antisémites. La juridiction estime que la requête, qui se borne à évoquer une somme supposée à la Caisse des Dépôts sans fournir de précisions et sans qu'un avocat ne soit constitué, ne présente que des moyens inopérants. Le rejet est prononcé en application de l'article R. 222-1, 7°, du code de justice administrative.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :


Par une requête, enregistrée le 16 juillet 2025, Mme A... B... doit être regardée comme demandant au tribunal l’annulation de la décision du 2 juillet 2025 par laquelle le premier ministre a fait droit à sa demande présentée à la Commission pour la restitution des biens et l’indemnisation des victimes de spoliations antisémites et lui a attribué la somme 23 766,66 euros.


Le dossier de la requête a été communiqué au secrétariat général du gouvernement qui n’a pas produit d’observation.


Vu les autres pièces du dossier.

Vu le code de justice administrative.


Considérant ce qui suit :

Aux termes de l’article R. 222-1 du code de justice administrative : « Les présidents de tribunal administratif (…) et les présidents de formation de jugement des tribunaux (…) peuvent, par ordonnance : (…) 7° Rejeter, après l’expiration du délai de recours ou, lorsqu’un mémoire complémentaire a été annoncé, après la production de ce mémoire, les requêtes ne comportant que (…) des moyens inopérants (…) »

Il ressort des pièces du dossier que par décision du 2 juillet 2025, le premier ministre a fait droit à la demande présentée par Mme B... à la Commission pour la restitution des biens et l’indemnisation des victimes de spoliations antisémites et lui a attribué la somme 23 766,66 euros. Dans sa requête, la requérante se borne à soutenir qu’une somme de 250 000 Francs serait en attente à la caisse des dépôts et consignation et qu’elle « laisse le soin à [son] avocat de s’occuper du dossier (...) ». Toutefois, les allégations de Mme B... ne sont pas assorties des précisions permettant d’en apprécier le bien-fondé et aucune constitution d’avocat pour ce dossier n’a été enregistrée au greffe du tribunal. Par suite, la requête peut être que rejetée en application des dispositions précitées du 7° de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.


O R D O N N E :


Article 1er : La requête de Mme B... est rejetée.

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme A... B... et au premier ministre.


Fait à Rouen, le 17 février 2026.


La présidente de la 4ème chambre,



C. Van Muylder


La République mande et ordonne au premier ministre, en ce qui le concerne, ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution de la présente décision.

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