Tribunal Administratif de Rouen — Décision N° TA76-2600354
jeudi 5 février 2026
| Juridiction | Tribunal Administratif de Rouen |
| Section | Tribunal Administratif de Rouen |
| N° Dossier | TA76-2600354 |
| Type | Décision |
| Recours | Plein contentieux |
| Publication | C |
| Avocat requérant | MONTREUIL ELIE |
Résumé IA
**Sujet principal** : Demande en référé d'injonction au préfet de délivrer un récépissé de demande de titre de séjour et d'instruire la demande.
**Juridiction** : Tribunal Administratif de Rouen (formation de référé).
**Solution retenue** : Le juge des référés rejette la requête, estimant que l'injonction sollicitée ferait obstacle à l'exécution d'une décision administrative (le refus oral d'enregistrement de la demande), ce qui est interdit par l'article L. 521-3 du code de justice administrative.
**Textes appliqués** : L'article L. 521-3 du code de justice administrative (pouvoir du juge des référés) et l'article 7 de la loi du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique (irrecevabilité manifeste faisant obstacle à l'aide juridictionnelle provisoire).
Texte intégral
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 22 janvier 2026, et un mémoire, enregistré le 30 janvier 2026, Mme C... A..., représentée par Me Montreuil, demande :
1°) sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative, d’enjoindre au préfet de la Seine-Maritime de la munir d’un récépissé de demande de titre de séjour et d’instruire cette demande, sous astreinte journalière de cent euros ;
2°) de mettre à la charge du département de la Seine-Maritime la somme de 960 euros au titre du deuxième alinéa de l’article 37 de la loi du 10 juillet 1991 relative à l’aide juridique.
Par un mémoire en défense, enregistré le 29 janvier 2026, le préfet de la Seine-Maritime conclut au rejet de la requête.
Vu :
la décision par laquelle la présidente a désigné M. B... en qualité de juge des référés ;
les autres pièces du dossier.
Vu :
le code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile ;
la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 ;
le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
Aux termes de l’article L. 521-3 du code de justice administrative : « En cas d’urgence et sur simple requête qui sera recevable même en l’absence de décision administrative préalable, le juge des référés peut ordonner toutes autres mesures utiles sans faire obstacle à l’exécution d’aucune décision administrative. »
Mme A..., ressortissante ivoirienne, a demandé la délivrance d’une carte de séjour le 25 août 2025 sur le fondement de l’article L. 435-3 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile relatif aux étrangers entrés en France alors qu’ils étaient mineurs de plus de seize ans. A l’occasion d’un rendez-vous en préfecture de la Seine-Maritime le 13 novembre 2025, son dossier n’a pas été enregistré au motif que l’original d’un document d’état civil n’était pas produit et l’intéressée a été invitée à reprendre rendez-vous pour produire le document manquant. Par lettre du 26 janvier 2026, intervenue en cours d’instance, les services de la préfecture l’ont convoquée le 5 mars 2026. Mme A... a indiqué à la juridiction qu’elle entendait maintenir les conclusions de sa requête.
Il résulte du point 2 que la requérante a essuyé un refus oral d’enregistrement de sa demande de titre de séjour et, corrélativement, s’est vu refuser la remise d’un récépissé valant autorisation provisoire de séjour. Dans ces conditions, à la date de la présente ordonnance, la mesure sollicitée en référé a pour effet de faire obstacle à l’exécution d’une décision administrative.
Il résulte de ce qui précède que M. A... n’est pas recevable à demander d’enjoindre au préfet de la Seine-Maritime de la munir d’un récépissé de demande de titre de séjour. Cette irrecevabilité manifeste fait obstacle, en application de l’article 7 de la loi du 10 juillet 1991 relative à l’aide juridique, au bénéfice de l’aide juridictionnelle qu’elle demande à titre provisoire et à ce que les frais liés au litige soient mis à la charge de l’Etat.
O R D O N N E :
Article 1er : Mme A... n’est pas admise l’aide juridictionnelle provisoire.
Article 2 : La requête de Mme A... est rejetée.
Article 3 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme C... A... et au ministre de l’intérieur.
Copie en sera transmise, pour information, au préfet de la Seine-Maritime.
Fait à Rouen, le 5 février 2026.
Le juge des référés,
Signé :
P. B...
La République mande et ordonne au ministre de l’intérieur, en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
La greffière,
C. HENRY
Par une requête, enregistrée le 22 janvier 2026, et un mémoire, enregistré le 30 janvier 2026, Mme C... A..., représentée par Me Montreuil, demande :
1°) sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative, d’enjoindre au préfet de la Seine-Maritime de la munir d’un récépissé de demande de titre de séjour et d’instruire cette demande, sous astreinte journalière de cent euros ;
2°) de mettre à la charge du département de la Seine-Maritime la somme de 960 euros au titre du deuxième alinéa de l’article 37 de la loi du 10 juillet 1991 relative à l’aide juridique.
Par un mémoire en défense, enregistré le 29 janvier 2026, le préfet de la Seine-Maritime conclut au rejet de la requête.
Vu :
la décision par laquelle la présidente a désigné M. B... en qualité de juge des référés ;
les autres pièces du dossier.
Vu :
le code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile ;
la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 ;
le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
Aux termes de l’article L. 521-3 du code de justice administrative : « En cas d’urgence et sur simple requête qui sera recevable même en l’absence de décision administrative préalable, le juge des référés peut ordonner toutes autres mesures utiles sans faire obstacle à l’exécution d’aucune décision administrative. »
Mme A..., ressortissante ivoirienne, a demandé la délivrance d’une carte de séjour le 25 août 2025 sur le fondement de l’article L. 435-3 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile relatif aux étrangers entrés en France alors qu’ils étaient mineurs de plus de seize ans. A l’occasion d’un rendez-vous en préfecture de la Seine-Maritime le 13 novembre 2025, son dossier n’a pas été enregistré au motif que l’original d’un document d’état civil n’était pas produit et l’intéressée a été invitée à reprendre rendez-vous pour produire le document manquant. Par lettre du 26 janvier 2026, intervenue en cours d’instance, les services de la préfecture l’ont convoquée le 5 mars 2026. Mme A... a indiqué à la juridiction qu’elle entendait maintenir les conclusions de sa requête.
Il résulte du point 2 que la requérante a essuyé un refus oral d’enregistrement de sa demande de titre de séjour et, corrélativement, s’est vu refuser la remise d’un récépissé valant autorisation provisoire de séjour. Dans ces conditions, à la date de la présente ordonnance, la mesure sollicitée en référé a pour effet de faire obstacle à l’exécution d’une décision administrative.
Il résulte de ce qui précède que M. A... n’est pas recevable à demander d’enjoindre au préfet de la Seine-Maritime de la munir d’un récépissé de demande de titre de séjour. Cette irrecevabilité manifeste fait obstacle, en application de l’article 7 de la loi du 10 juillet 1991 relative à l’aide juridique, au bénéfice de l’aide juridictionnelle qu’elle demande à titre provisoire et à ce que les frais liés au litige soient mis à la charge de l’Etat.
O R D O N N E :
Article 1er : Mme A... n’est pas admise l’aide juridictionnelle provisoire.
Article 2 : La requête de Mme A... est rejetée.
Article 3 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme C... A... et au ministre de l’intérieur.
Copie en sera transmise, pour information, au préfet de la Seine-Maritime.
Fait à Rouen, le 5 février 2026.
Le juge des référés,
Signé :
P. B...
La République mande et ordonne au ministre de l’intérieur, en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
La greffière,
C. HENRY
Décisions similaires
TA76Plein contentieux
Tribunal Administratif de Rouen — N° TA76-2604840
01/10/2026
TA76Plein contentieux
Tribunal Administratif de Rouen — N° TA76-2604704
01/10/2026
TA44Plein contentieux
Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2509963
01/10/2026
TA45Plein contentieux
Tribunal Administratif d'Orléans — N° TA45-2604401
01/10/2026