LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA76-2601889

Tribunal Administratif de Rouen — Décision N° TA76-2601889

jeudi 2 avril 2026

JuridictionTribunal Administratif de Rouen
SectionTribunal Administratif de Rouen
N° DossierTA76-2601889
TypeOrdonnance
RecoursPlein contentieux
PublicationD

Résumé IA

Le Tribunal Administratif de Rouen, statuant par ordonnance, a rejeté la requête de parents demandant l'allocation d'éducation de l'enfant handicapé (AEEH) et un parcours de scolarisation pour leur fils. Le tribunal a jugé qu'il n'était pas compétent, estimant que ces litiges relevaient manifestement de la juridiction judiciaire. Cette solution s'appuie sur les articles du code de la sécurité sociale et du code de l'action sociale et des familles, qui attribuent respectivement le contentieux de l'AEEH au tribunal judiciaire spécialement désigné et celui des décisions d'orientation à la commission des droits et de l'autonomie des personnes handicapées.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :


Par une requête enregistrée le 19 mars 2026, Mme E... B... et M. F... B..., doivent être regardés comme demandant au tribunal de faire droit à leur demande d’octroi de l’allocation d'éducation de l'enfant handicapé (AEEH) et de parcours de scolarisation et/ou formation au profit de leur fils C....


Vu :
la décision par laquelle la présidente du tribunal a désigné M. D... en application de l’article R. 222-1 du code de justice administrative ;
les autres pièces du dossier.


Vu :
le code de l’action sociale et des familles ;
le code de la sécurité sociale ;
le décret n° 2015-233 du 27 février 2015 relatif au Tribunal des conflits et aux questions préjudicielles ;
le code de justice administrative.







Considérant ce qui suit :


Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : « (...) les magistrats ayant une ancienneté minimale de deux ans et ayant atteint au moins le grade de premier conseiller désignés à cet effet par le président de leur juridiction peuvent, par ordonnance : (…) 2° Rejeter les requêtes ne relevant manifestement pas de la compétence de la juridiction administrative ; (...) ».

En premier lieu, d’une part, Aux termes de l’article L. 541-1 du code de la sécurité sociale : « Toute personne qui assume la charge d'un enfant handicapé a droit à une allocation d'éducation de l'enfant handicapé, si l'incapacité permanente de l'enfant est au moins égale à un taux déterminé. (…) » Aux termes de l’article L.541-2 du même code : « L'allocation et son complément éventuel sont attribués au vu de la décision de la commission mentionnée à l'article L. 146-9 du code de l'action sociale et des familles appréciant si l'état de l'enfant ou de l'adolescent justifie cette attribution. (…) ». Aux termes de l’article L. 245-2 du même code : « La prestation de compensation est accordée par la commission mentionnée à l'article L. 146-9 et servie par le département où le demandeur a son domicile de secours ou, à défaut, où il réside, dans des conditions identiques sur l'ensemble du territoire national. (…) ». Aux termes de l’article L. 134-3 du code de l’action sociale et des familles : « Le juge judiciaire connaît des litiges : (...) 4° Relatifs à la prestation de compensation accordée aux personnes handicapées mentionnée à l'article L. 245-2 (...) ». D’autre part, aux termes de l’article L. 142-1 du code de la sécurité sociale : « Le contentieux général de la sécurité sociale comprend les litiges relatifs : / 1° A l'application des législations et réglementations de sécurité sociale et de mutualité sociale agricole, à l'exception des litiges relevant du contentieux technique de la sécurité sociale (…) ». En vertu de l’article L. 821-5 du même code, les différends auxquels peut donner lieu l’application du titre 2 du livre 8 de ce code, consacré à l’allocation aux adultes handicapés, et qui ne relèvent pas d’un autre contentieux « sont réglés suivant les dispositions régissant le contentieux général de la sécurité sociale ».

Il résulte de ces dispositions que les litiges relatifs au versement de l’AEEH relèvent du contentieux général de la sécurité sociale et non du contentieux de l'admission à l'aide sociale relevant du code de la sécurité sociale, non plus que du contentieux de l'admission à l'aide sociale relevant du code de l’action sociale et des familles. Il n’appartient donc qu’au tribunal judiciaire spécialement désigné d’en connaître.

Mme et M. B... contestent la décision du 19 janvier 2026 par laquelle leur demande tendant au bénéfice de l’AEEH a été rejetée et sollicitent l’attribution de cette allocation. Par suite, ces conclusions se rapportent à un litige qui ne relève manifestement pas de la compétence de la juridiction administrative, mais de la juridiction judiciaire, qu’il appartient aux requérants de saisir et doivent, dès lors, être rejetées comme portée devant un ordre de juridiction incompétent pour en connaître.

En second lieu, aux termes de l'article L. 241-6 du code de l'action sociale et des familles : « I. - La commission des droits et de l'autonomie des personnes handicapées est compétente pour : 1° Se prononcer sur l'orientation de la personne handicapée et les mesures propres à assurer son insertion scolaire ou professionnelle et sociale ; 2° Désigner les établissements, les services mentionnés à l'article L. 312-1 ou les dispositifs au sens de l'article L. 312-7-1 correspondant aux besoins de l'enfant ou de l'adolescent ou concourant à la rééducation, à l'éducation, au reclassement et à l'accueil de l'adulte handicapé et en mesure de l'accueillir ; (…) ». Aux termes de l’article L. 241-9 du même code : « Les décisions relevant du 1° du I de l'article L. 241-6 prises à l'égard d'un enfant ou d’un adolescent handicapé, ainsi que celles relevant des 2°, 3° et 5° du I du même article peuvent faire l'objet de recours devant les tribunaux judiciaires spécialement désignés en application de l’article L. 211-16 du code de l’organisation judiciaire (…) ».

Il résulte de l’ensemble de ces dispositions que les décisions relatives à un parcours de scolarisation et/ou de formation avec ou sans accompagnement par un établissement ou service médico-social, prises en commission départementale des droits et de l’autonomie des personnes handicapées peuvent faire l’objet d’un recours devant le tribunal judiciaire, juridiction de l’ordre judiciaire. Ce contentieux ne relève donc manifestement pas de la compétence de la juridiction administrative.

Les conclusions de la requête présentée par Mme et M. B... relatives à l’orientation de leur fils ne ressortent manifestement pas de la compétence de la juridiction administrative mais de celle de la juridiction judiciaire, qu’il leur appartient de saisir. Elles doivent donc être rejetées comme portées devant une juridiction incompétente pour en connaître en application du 2° de l’article R. 222-1 du code de justice administrative


O R D O N N E :


Article 1er : La requête de Mme et M. B... est rejetée comme portée devant un ordre de juridiction incompétent pour en connaître.

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme E... B... et à M. F... B....



Fait à Rouen, le 2 avril 2026.


Le magistrat désigné,

Signé

T. D...



La République mande et ordonne à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.




Décisions similaires

CEPlein contentieux

Conseil d'État — N° 507200

**Solution rendue** : Le Conseil d'État rejette le pourvoi de la métropole du Grand Nancy. **Motif principal** : Aucun moyen sérieux n'est retenu, la cour administrative d'appel ayant correctement qualifié la voie d'accès d'équipement public et suffisamment motivé sa décision. **Portée** : Confirmation de la condamnation de la métropole à rembourser les frais de voirie et de signalisation imposés au pétitionnaire.

09/04/2026

CEPlein contentieux

Conseil d'État — N° 506535

Le Conseil d’État a rejeté la requête de M. B... contre la sanction de l’AFLD. Il a jugé que la procédure était régulière et que la sanction de quatre ans était proportionnée. Cette décision confirme la rigueur de la lutte antidopage en France.

09/04/2026

CEPlein contentieux

Conseil d'État — N° 504834

Le Conseil d'État rejette le pourvoi de M. B... contre l'ordonnance de la cour administrative d'appel de Marseille. Aucun des moyens soulevés (insuffisance de motivation, erreur de droit, dénaturation des pièces) n'est de nature à permettre l'admission du pourvoi. La décision confirme que la requête était manifestement dépourvue de fondement sérieux.

09/04/2026

CEPlein contentieux

Conseil d'État — N° 508061

08/04/2026

← Retour aux décisions