lundi 10 mars 2025
| Juridiction | Tribunal Administratif de MELUN |
| Section | Tribunal Administratif de MELUN |
| N° Dossier | TA77-2200706 |
| Type | Ordonnance |
| Avocat requérant | TEFFO |
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 24 janvier 2022, M. B A, représenté par Me Teffo, demande au tribunal :
1°) de l'admettre au bénéfice de l'aide juridictionnelle ;
2°) d'annuler la décision refusant de le nommer en qualité d'élève surveillant de l'administration pénitentiaire ;
3°) d'enjoindre au Garde des sceaux, ministre de la justice, de prononcer cette nomination, sous astreinte de 300 euros par jour de retard à compter du prononcé de la décision à intervenir ;
4°) de mettre à la charge de l'État (ministre de la justice) une somme de 1 800 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Par un mémoire en défense, enregistré le 19 mai 2024, le Garde des sceaux, ministre de la justice conclut au non-lieu à statuer.
Il soutient que par la décision du 15 février 2022, il a été fait droit à la demande de M. A.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
Sur l'admission à l'aide juridictionnelle :
1. M. A ayant été admis au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale par une décision du 20 avril 2022 du bureau d'aide juridictionnelle du tribunal administratif de Melun, il
n'y a plus lieu de statuer sur les conclusions tendant à son admission au bénéfice de l'aide juridictionnelle, lesquelles sont devenues sans objet.
Sur les conclusions à fin d'annulation :
2. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " Les présidents de tribunal administratif (), les premiers vice-présidents des tribunaux (), le vice-président du tribunal administratif de Paris, les présidents de formation de jugement des tribunaux () et les magistrats ayant une ancienneté minimale de deux ans et ayant atteint au moins le grade de premier conseiller désignés à cet effet par le président de leur juridiction peuvent, par ordonnance : () / 3' Constater qu'il n'y a pas lieu de statuer sur une requête ; () / 5° Statuer sur les requêtes qui ne présentent plus à juger de questions autres que la condamnation prévue à l'article L. 761-1 ou la charge des dépens () ".
3. Il ressort des pièces du dossier que par une décision du 15 février 2022, postérieure à l'introduction de la présente requête, il a été fait droit à la demande de M. A, lequel a intégré l'école nationale de l'administration pénitentiaire (ENAP) le 1er août 2022. Le mémoire et l'arrêté ont été communiqués au requérant qui n'a pas répondu. Par suite, la requête de M. A est devenue sans objet. Il n'y a, dès lors, plus lieu d'y statuer.
4. Il n'y a pas lieu, dans les circonstances de l'espèce, de mettre à la charge du ministère de la Justice, la somme de 1 800 euros demandée par M. A sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
O R D O N N E :
Article 1er : Il n'y a plus lieu de statuer sur les conclusions de la requête de M. A tendant à l'admettre au bénéfice de l'aide juridictionnelle.
Article 2 : Il n'y a plus lieu de statuer sur les conclusions de la requête de M. A tendant à l'annulation la décision du 15 février 2022.
Article 3 : Le surplus des conclusions de la requête est rejeté.
Article 4 : La présente ordonnance sera notifiée à M. B A et au ministre de la justice.
Fait à Melun, le 10 mars 2025
Le président de la 6ème chambre,
Signé
S. DEWAILLY
La République mande et ordonne au ministre de la justice en ce qui le concerne ou à tous huissiers de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
La greffière,