jeudi 23 février 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif de MELUN |
| Section | Tribunal Administratif de MELUN |
| N° Dossier | TA77-2208733 |
| Type | Décision |
| Avocat requérant | CABINET DE CHAUVERON VALLERY-RADOT LECOMTE FOUQUIER |
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 7 septembre 2022, la société Sethy, représentée par Me Florian Mokhtar, demande au juge des référés, sur le fondement de l'article R. 532-1 du code de justice administrative, de :
1° procéder à la désignation d'un expert avec pour mission de :
a) se rendre sur les lieux, entendre les parties, prendre connaissance de tous documents utiles, donner tous éléments et établir tous plans, croquis ou schémas, produire des photos utiles à la compréhension des faits de la cause ;
b) entendre les parties et toutes personnes susceptibles de l'éclairer dans le déroulement de sa mission ;
c) se faire communiquer tous documents utiles à la résolution des différends qui ressortent des échanges joints à la présente requête ;
d) déterminer si les prestations objet des situations n° 04 et 05 ont effectivement été réalisées par la société Sethy et, dans l'affirmative, préciser si elles l'ont été conformément aux stipulations contractuelles et plans d'exécution ;
e) déterminer si les travaux supplémentaires mis en œuvre par la société Sethy ont été commandés par le maitre d'ouvrage et/ou le maitre d'œuvre, et si tel n'est pas le cas, s'ils présentaient un caractère indispensable à la réalisation de l'ouvrage dans les règles de l'art ;
f) déterminer si la société Sethy est à l'origine des retards qui lui sont opposés et, si tel n'est pas le cas, déterminer l'origine et l'imputabilité de ces retards notamment au regard de l'interaction avec les travaux objet du lot n° 3 ;
g) déterminer le coût des retards pour les différents intervenants et plus spécifiquement pour la société Sethy ;
h) fournir, de manière générale, tous les éléments techniques et de fait permettant, le cas échéant, à la juridiction compétente de déterminer le bien-fondé des factures en cause et les responsabilités encourues ;
i) établir un pré rapport avec des conclusions intermédiaires et des estimations chiffrées et, deux mois avant la date du rapport définitif, les communiquer aux parties en les enjoignant de communiquer dans le délai d'un mois suivant cette communication leurs observations et dires récapitulatifs ;
2° ordonner que cette mission soit menée au contradictoire des parties mises en cause ;
3° réserver la charge des frais exposés et des dépens.
Elle soutient que :
- la communauté d'agglomération de Marne et Gondoire (CAMG) a engagé la réalisation d'importants travaux sur le " Quai de la Gourdine " sur le territoire de Lagny-sur-Marne (7740), dans le cadre du projet d'aménagement et de renaturation ;
- la maitrise d'œuvre ainsi que l'ordonnancement, le pilotage et la coordination du chantier ont été attribués à un groupement composé des sociétés Invarr, Praxys Sarl et Office de génie écologique (OGE) ;
- le contrôle technique a été attribué à la société Qualiconsult ;
- le lot n°1 " VRD, Génie Végétal et Espaces Verts " a été attribué au groupement composé des sociétés Ev.En (entreprise d'espaces verts et d'environnement) et Razel-Bec ;
- le lot n°2 " Ouvrages, Platelage bois, Serrurerie " a été attribué à la société Eiffage Energie IdF ;
- le lot n°3 " Battage des pieux " a été attribué à la société Bois Loisirs Créations ;
- par un contrat du 13 septembre 2021, l'entreprise Razel-Bec a sous-traité à la société Sethy la réalisation des travaux de renaturation des berges du quai de la Gourdine : démolition et terrassement des berges du quai - mise en œuvre des enrochements ;
- la société Sethy a adressé à l'entrepreneur principal les factures correspondant aux travaux réalisés et relevant, d'une part, de la situation n°4 dont le montant de 55 811,82 euros avait été préalablement validé par la société Ev.En, et, d'autre part, de la situation n°5 pour un montant de 269 408,64 euros correspondant au solde des travaux mis en œuvre pour la finalisation de la phase n°01 ;
- par un courrier du 18 juillet 2022, la société Razel-Bec a toutefois fait part de son refus de procéder au règlement sollicité de ces factures ;
- ce refus résulte de la contestation du bien-fondé de la créance pour les motifs suivants :
. les travaux réalisés seraient entachés de malfaçons ;
. la société Sethy aurait réalisé les travaux objet de la phase 01 en retard ;
. les travaux supplémentaires ne peuvent faire l'objet d'un quelconque règlement ;
- sont en litige les questions suivantes :
. si la société Sethy a réalisé les travaux conformément au contrat qui lui a été confié ainsi qu'aux plans d'exécutions ou si, à l'inverse, ses travaux comportent des malfaçons ;
. si les retards de chantier sont imputables au titulaire du lot n°03, à la société Sethy ou à tout autre intervenant dans les opérations de travaux ;
. si les travaux supplémentaires compris dans les factures 04 et 05 dont le paiement est sollicité ont été commandés ou présentent un caractère indispensable à la réalisation de l'ouvrage dans les règles de l'art.
Par des mémoires, enregistrés les 26 et 28 octobre 2022, la société Office de génie écologique (OGE), représentée par ses représentants légaux, conclut à ce que le juge des référés :
1° déclare irrecevable la demande en désignation d'un expert, formée par la société Sethy à l'encontre de la société OGE, faute d'intérêt à agir ;
2° prononce la mise hors de cause de la société OGE.
Elle fait valoir que :
- la société Sethy n'a pas intérêt à agir à l'encontre de la société OGE ;
- la société OGE a participé à la conception du projet en amont, avant les travaux, afin d'effectuer une expertise écologique et juridique ;
- sa mission a été clôturée plus de deux années avant l'engagement des travaux ;
- elle n'est pas intervenue dans la phase de réalisation des travaux, d'exécution du chantier ou de contrôle de son exécution.
Par un mémoire, enregistré le 31 octobre 2022, la société Sinbio, représentée par son gérant, conclut à ce qu'elle soit mise hors de cause dès lors que son contrat de maîtrise d'œuvre a été résilié par décision du 27 mai 2020 de la communauté d'agglomération de Marne et Gondoire.
Par un mémoire, enregistré le 6 décembre 2022, la société Razel-Bec et la société Ev.En (entreprise d'espaces verts et d'environnement), représentées par Me Hugues Vignon, conclut à ce que le juge des référés :
1° leur donne acte qu'elles formulent leurs protestations et réserves sur le bien-fondé de la mesure d'expertise sollicitée par la société Sethy et sur leur mise en cause ;
2° leur donne acte que le présent mémoire en défense interrompt tous délais de prescription et de forclusion qui seraient susceptibles de leur être opposés tant par la communauté d'agglomération de Marne et Gondoire que par les sociétés Sethy, Bois Loisirs Créations, Invarr, Praxys Sarl, Sinbio, OGE et Qualiconsult.
Elles font valoir que :
- le lot n°1 " VRD, génie végétal et espaces verts " a été confié à un groupement solidaire composé des sociétés Ev.En et Razel-Bec par acte d'engagement signé le 4 octobre 2019 ;
- cette dernière a ensuite sous-traité à la société Sethy, par un contrat signé le 13 septembre 2021, les travaux de démolition et terrassement des berges du quai de la Gourdine ainsi que la mise en œuvre des enrochements ;
- en cours d'exécution, la société Sethy a fait part à la société Razel-Bec des difficultés rencontrées pour réaliser les prestations qui lui ont été sous-traitées par le groupement titulaire du lot n°1 ;
- la société Razel-Bec a réglé toutes les sommes effectivement dues à la société Sethy, pourvu qu'elle ait bien respecté les modalités de présentation de ses factures et que les montants réclamés soient réellement justifiés ;
- la CAMG a informé le groupement titulaire du lot n°1 de la présence de malfaçons affectant les ouvrages réalisés par la société Sethy ;
- courant mai 2022 et au regard des difficultés rencontrées, les sociétés Razel-Bec et Sethy ont convenu que cette dernière n'exécuterait finalement pas les travaux devant démarrer en septembre 2022.
Par un mémoire en réplique, enregistré le 16 décembre 2022, la société Sethy, représentée par Me Florian Mokhtar, indique persister de plus fort dans ses précédentes conclusions.
Elle soutient que :
- l'intérêt à agir de la société Sethy est justifié par les litiges susceptibles de naitre au terme de l'expertise à venir dont l'objet sera de déterminer la cause technique de la survenance des désordres ;
- la société OGE admet qu'elle a participé à la phase de conception des opérations de travaux préalablement à leur réalisation si bien qu'elle n'est pas étrangère aux travaux en cause ;
- la société Sinbio ne démontre pas ne pas avoir participé à la phase de conception des travaux préalablement à la résiliation de son marché ;
- ainsi, la présence aux opérations d'expertise de ces deux sociétés est indispensable en ce qu'il ne peut être exclu à ce stade que les désordres leurs soient partiellement imputables en raison de fautes qu'elles auraient pu commettre en phase de conception ;
- la société Sethy entend toutefois ajouter qu'elle ne s'opposera pas à une mise hors de cause des défenderesses en cours de procédure sur proposition justifiée techniquement de l'expert.
Par un mémoire en défense, enregistré le 20 décembre 2022, la société Invarr, représentée par Me Christophe Fouquier, conclut, sans aucune reconnaissance de responsabilité, à ce que le juge des référés :
1° lui donne acte qu'elle formule toutes protestations et réserves sur le bien-fondé de la mesure d'expertise sollicitée par la société Sethy et sa mise en cause ;
2° lui donne acte que le présent mémoire en défense interrompt tous délais de prescription et de forclusion qui seraient susceptibles de lui être opposés tant par la communauté d'agglomération de Marne et Gondoire que par les sociétés Sethy, Razel-Bec, Ev.En, Bois Loisirs Créations, Sarl Praxys, Sinbio, OGE et Qualiconsult.
Par un mémoire en défense, enregistré le 26 décembre 2022, la société Bois Loisirs Créations, représentée par Me Victoire de Bary, conclut à ce que le juge des référés :
1° déboute la société Sethy de sa demande d'expertise en ce qu'elle porte sur les interactions entre ses propres travaux et ceux, de battage des pieux, confiés par la société Bois Loisirs Créations à la société GéoFor dans le cadre d'un contrat de sous-traitance ;
2° prononce sa mise hors de cause ;
3° condamne la société Sethy à lui payer la somme de 3 000 euros au titre de l'article L. 761-1du code de justice administrative.
Elle soutient que :
- elle a exécuté son marché sans aucun retard, malgré le retard de 15 jours lié à la livraison des pieux dont fait état la société Sethy et qui est effectivement rapporté dans les comptes rendus de chantier ;
- ainsi, il n'est pas possible de considérer qu'un quelconque retard pris sur le lot confié à la société Bois Loisirs Créations ait pu avoir un impact sur les travaux confiés par les société Razel-Bec et Ev.En à la société Sethy ;
- l'argument que tire la société Sethy du retard qu'aurait pris la société Bois Loisirs Créations sur l'exécution de son propre lot pour justifier son propre retard ne saurait convaincre ;
- en outre, la société Sethy ne fait état d'aucun désordre ou malfaçon qui justifierait la désignation d'un expert judiciaire ;
- est à trancher une question purement juridique qui relève du seul pouvoir du juge du fond.
Vu les pièces du dossier.
Vu le code de justice administrative.
La présidente du Tribunal administratif de Melun a délégué M. A, premier vice-président, pour statuer sur les référés expertise.
Considérant ce qui suit :
Sur la demande d'expertise :
1. Aux termes de l'article R. 532-1 du code de justice administrative : " Le juge des référés peut, sur simple requête et même en l'absence de décision administrative préalable, prescrire toute mesure utile d'expertise ou d'instruction. Il peut notamment charger un expert de procéder, lors de l'exécution de travaux publics, à toutes constatations relatives à l'état des immeubles susceptibles d'être affectés par des dommages ainsi qu'aux causes et à l'étendue des dommages qui surviendraient effectivement pendant la durée de sa mission () ".
2. En application de ces dispositions, et à condition, d'une part que la demande ne soit pas insusceptible de se rattacher à un litige relevant de la compétence de la juridiction administrative, et, d'autre part, qu'elle apparaisse utile, le juge des référés peut désigner un expert chargé de procéder à l'expertise demandée.
3. Dans le cadre du projet d'aménagement et de renaturation des bords de Marne, la communauté d'agglomération de Marne et Gondoire (CAMG) a engagé la réalisation de travaux sur le quai de la Gourdine à Lagny-sur-Marne (77). Le lot n°1 " VRD, génie végétal et espaces " fut confié à un groupement solidaire composé de la société Razel-Bec, entrepreneur principal, et de la société Ev.En (entreprise d'espaces verts et d'environnement). La société Razel-Bec a sous-traité à la société Sethy les travaux de démolition et de terrassement des berges du quai de la Gourdine et la mise en place des enrochements.
4. Se prévalant de factures non payées par la société Razel-Bec, la société Sethy sollicite du juge des référés la désignation d'un expert, en application des dispositions de l'article R. 532-1 du code de justice administrative, en vue d'apprécier si les travaux qu'elle a réalisés, en qualité de sous-traitante, ont été affectés de malfaçons, si des retards de chantier lui sont imputables et si les travaux supplémentaires qu'elle a effectués étaient conformes aux règles de l'art et commandés ou du moins indispensables.
5. La demande d'expertise présentée par la société Sethy n'est manifestement pas insusceptible de se rattacher à un litige relevant de la compétence de la juridiction administrative.
6. Dans la mesure où il importe de pouvoir constater et décrire la réalité et les causes d'éventuelles malfaçons liées aux travaux réalisés par la société Sethy, l'existence d'éventuels retards de chantiers qui lui sont imputables et la cause et l'intérêt des travaux supplémentaires accomplis par elle, ainsi que, par voie de conséquence, l'existence et le montant de l'éventuelle créance impayée de prestations de travaux que réclame cette société à la société Razel-Bec, entrepreneur principal du groupement de maîtrise d'œuvre, la demande d'expertise présente un caractère utile.
7. Dans ces conditions, il y a lieu de faire droit à cette demande sur le fondement des dispositions précitées de l'article R. 532-1 du code de justice administrative, tous droits et moyens des parties demeurant expressément réservés, et de fixer la mission de l'expert comme il est dit à l'article 1er de la présente ordonnance.
Sur les demandes de mise hors de cause :
8. Compte tenu de la nature et de la chronologie des prestations qu'elles ont respectivement réalisées, il y a lieu de faire droit aux demandes de mise hors de cause présentées par les sociétés Invarr, Office de génie écologique (OGE) et Sinbio. En revanche, eu égard à la nature et à la chronologie de ses prestations, et aux conséquences que le retard de ces prestations aurait pu emporter sur la bonne réalisation des prestations litigieuses de la société Sethy, la demande de mise hors de cause présentée par la société Bois Loisirs Créations, titulaire du lot n°3 " Battage des pieux ", doit être rejetée.
Sur les protestations et réserves :
9. Il n'appartient pas au juge des référés de donner acte de protestations ni de réserves. Par suite, les conclusions de la société Razel-Bec, de la société Ev.En (entreprise d'espaces verts et d'environnement) et de la société Invarr tendant à ce qu'il leur soit donné acte de ses protestations et réserves ne peuvent qu'être rejetées.
Sur l'application des articles L. 761-1 et R. 761-1 du code de justice administrative :
10. Il n'y a pas lieu, dans les circonstances de l'espèce, de faire droit aux conclusions de la société Bois Loisirs Créations tendant à l'application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative. Les frais et dépens de l'instance sont réservés.
O R D O N N E :
Article 1er : M. B C est désigné comme expert. Il aura pour mission :
1° de convoquer les personnes mentionnées à l'article 2 aux réunions d'expertise contradictoires ;
2° de se rendre sur les lieux, d'entendre les parties et tout sachant et de prendre connaissance de tous éléments nécessaires sinon utiles à sa compréhension des faits de la cause ;
3° de se faire communiquer tous documents et pièces nécessaires sinon utiles à l'accomplissement de sa mission d'expertise ;
4° de constater et décrire la réalité et les causes d'éventuelles malfaçons liées aux travaux réalisés par la société Sethy ;
5° de constater et expliquer l'existence d'éventuels retards de chantiers imputables à la société Sethy et, dans l'affirmative, la responsabilité éventuelle de la société Bois Loisirs Créations dans ces retards ;
6° de constater et décrire la cause et l'intérêt des travaux supplémentaires accomplis la société Sethy ;
7° d'apprécier l'existence et le montant de l'éventuelle créance impayée de prestations de travaux que réclame la société Sethy à la société Razel-Bec ;
8° de fournir tous éléments techniques et de fait permettant à la juridiction du fond ultérieurement saisie de se prononcer sur les responsabilités et imputabilités respectives des parties, sur les dommages matériels et sur les préjudices subis ;
9° de formuler toutes observations utiles ;
10° de déposer son rapport au greffe du tribunal administratif de Melun au terme de la mission d'expertise.
Article 2 : L'expertise se déroulera contradictoirement en présence, outre de l'expert désigné, de la société Sethy, de la communauté d'agglomération de Marne et Gondoire, de la société Razel-Bec, de la société Ev.En (entreprise d'espaces verts et d'environnement), de la société Bois et Loisirs Créations, de la société Praxys Sarl et de la société Qualiconsult.
Article 3 : Après avoir prêté serment, l'expert accomplira la mission définie à l'article 1er dans les conditions prévues par les articles R. 621-2 à R. 621-14 du code de justice administrative, à l'exception du troisième alinéa de l'article R. 621-9.
Article 4 : La première réunion d'expertise interviendra à la diligence de l'expert qui convoquera les personnes mentionnées à l'article 2.
Article 5 : L'expert peut prendre l'initiative, avec l'accord des parties, d'une médiation.
Article 6 : L'expert déposera son rapport au greffe en deux exemplaires complets, dont un devra être rendu sous une forme numérisée, au greffe du tribunal dans le délai de trois mois à compter de la notification de la présente ordonnance. Conformément à l'article R. 621-9 du code de justice administrative, des copies numériques seront établies par l'expert et, sauf désaccord express de leur part, afin de limiter les frais de reproduction, leur notification devra être opérée sous forme électronique. L'expert justifiera auprès du tribunal de la date de réception de son rapport par le demandeur et les personnes intéressées au moyen d'un procédé certifiant la réception de ces documents par son destinataire.
Article 7 : En application de l'article R. 621-13 du code de justice administrative, la charge des frais et honoraires de l'expertise sera fixée ultérieurement par ordonnance de la présidente du tribunal ou du magistrat désigné par elle.
Article 8 : Les sociétés Invarr, Office de génie écologique (OGE) et Sinbio sont mises hors de cause.
Article 9 : Les conclusions présentées par la société Bois Loisirs Créations sont rejetées.
Article 10 : La présente ordonnance sera notifiée à la société Sethy, à la communauté d'agglomération de Marne et Gondoire, à la société Razel-Bec, à la société Ev.En (entreprise d'espaces verts et d'environnement), à la société Bois et Loisirs Créations, à la société Invarr, à la société Praxys Sarl, à la société Sinbio, à la société Office de génie écologique (OGE), à la société Qualiconsult et à M. B C, expert.
Fait à Melun, le 23 février 2023.
Le juge des référés
B. A
La République mande et ordonne au préfet de Seine-et-Marne en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente ordonnance.
Pour expédition conforme,
le greffier,