vendredi 19 juillet 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de MELUN |
| Section | Tribunal Administratif de MELUN |
| N° Dossier | TA77-2300938 |
| Type | Décision |
| Publication | C |
| Formation | 2ème chambre |
| Avocat requérant | LERAT |
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 30 janvier 2023, M. A B, représenté par Me Lerat, demande au tribunal :
1°) d'annuler la décision par laquelle la préfète du Val-de-Marne a implicitement rejeté sa demande de titre de séjour formée le 28 juillet 2022 ;
2°) d'enjoindre à la préfète du Val-de-Marne, à titre principal, de lui délivrer un titre de séjour, ou, à titre subsidiaire, de réexaminer sa demande dans un délai de deux mois à compter de la notification du jugement et de lui délivrer, dans l'attente, une autorisation provisoire de séjour ;
3°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 2 000 euros au titre des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Il soutient que :
- la décision de refus attaquée est entachée d'une insuffisance de motivation ;
- elle méconnaît la circulaire du 28 novembre 2012 relative à l'admission exceptionnelle au séjour des étrangers en situation irrégulière ;
- elle méconnaît les articles 7 et 7 bis de l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968 ;
- elle méconnaît l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Par un mémoire, enregistré le 27 juin 2024, M. B, représenté par Me Lerat, conclut au non-lieu à statuer s'agissant de ses conclusions à fin d'annulation et d'injonction, et maintient sa demande tendant à ce qu'une somme de 2 000 euros soit mise à la charge de l'Etat au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
M. B soutient que :
- la préfète du Val-de-Marne lui ayant, postérieurement à l'ordonnance du juge des référés du tribunal administratif de Melun n°2309164 du 9 octobre 2023, délivré un titre de séjour valable jusqu'au 11 février 2025, ses conclusions à fin d'annulation et d'injonction sont devenues sans objet ;
- la délivrance de ce titre de séjour démontre le bien-fondé de sa demande initiale.
La requête et le mémoire complémentaire ont été communiqués à la préfète du Val-de-Marne, laquelle n'a pas produit d'observations dans la présente instance.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968 ;
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Le président de la formation de jugement a dispensé le rapporteur public, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.
Le rapport de M. Dumas a été entendu au cours de l'audience publique.
Considérant ce qui suit :
1. M. B, ressortissant algérien, né le 4 février 1982 à Makouda (Algérie), déclare être entré en France le 2 avril 2015. Par une demande formée le 28 juillet 2022 auprès de la préfecture du Val-de-Marne, il a sollicité son admission exceptionnelle au séjour. Suite au silence gardé par la préfète du Val-de-Marne sur sa demande, M. B demande au tribunal d'annuler la décision implicite par laquelle celle-ci a refusé de lui délivrer un titre de séjour.
Sur les conclusions aux fins d'annulation et d'injonction :
2. Si M. B a présenté le 27 juin 2024 des conclusions à fin de non-lieu, il résulte des pièces du dossier que la préfète a implicitement abrogé la décision litigieuse en lui délivrant un certificat de résidence algérien postérieurement à l'ordonnance du juge des référés du tribunal administratif de Melun n°2309164 du 9 octobre 2023. Ainsi, ses conclusions à fin de non-lieu équivalent à un désistement des conclusions aux fins d'annulation et d'injonction présentées par M. B. Ce désistement est pur et simple, rien ne s'oppose à ce qu'il en soit donné acte.
Sur les frais liés au litige :
3. Il y a lieu, dans les circonstances de l'espèce, de mettre à la charge de l'État une somme de 800 euros au titre des frais exposés par M. B et non compris dans les dépens.
D E C I D E :
Article 1er : Il est donné acte du désistement des conclusions aux fins d'annulation et d'injonction de la requête de M. B.
Article 2 : L'État (préfecture du Val-de-Marne) versera à M. B une somme de 800 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Article 3 : Le surplus des conclusions de la requête est rejeté.
Article 4 : Le présent jugement sera notifié à M. A B et à la préfète du Val-de-Marne.
Délibéré après l'audience du 4 juillet 2024, à laquelle siégeaient :
M. Lalande, président,
M. Dumas, premier conseiller,
M. Pradalié, premier conseiller.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 19 juillet 2024.
Le rapporteur,
M. DUMAS Le président,
D. LALANDE
La greffière,
C. KIFFER
La République mande et ordonne à la préfète du Val-de-Marne en ce qui la concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
La greffière,
N°2300938
Tribunal Administratif de Montpellier — N° TA34-2502339
Le Tribunal Administratif de Montpellier a rejeté les requêtes de la SA Montpellier Rugby Club visant à obtenir la décharge de la cotisation foncière des entreprises (CFE) pour les années 2022 à 2024. Le tribunal a jugé que le club disposait bien, pour les besoins de son activité professionnelle, du contrôle et de l'utilisation matérielle du stade Yves du Manoir, mis à sa disposition par la métropole via des conventions d'occupation. Cette décision s'appuie sur les dispositions des articles 1467 et 1467 A du code général des impôts définissant l'assiette de la CFE.
08/04/2026
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08/04/2026
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