mardi 11 avril 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif de MELUN |
| Section | Tribunal Administratif de MELUN |
| N° Dossier | TA77-2302890 |
| Type | Décision |
| Avocat requérant | DELEGIEWICZ CELINE |
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 23 mars 2023, Madame B A C, représentée par
Me Delegiewicz, demande au juge des référés, sur le fondement des dispositions de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, après l'avoir admis à l'aide juridictionnelle provisoire :
1°) d'enjoindre au président du conseil départemental du Val-de-Marne de lui accorder la poursuite de sa prise en charge en lui proposant un accompagnement adapté sous la forme d'un " contrat jeune majeur " comportant l'accès à un logement, une solution de prise en charge de ses besoins alimentaires et sanitaires, un accompagnement socio-éducatif afin de lui permettre de poursuivre sa scolarité ainsi qu'une assistance en vue de la régularisation de sa situation administrative auprès de la préfecture du Val-de-Marne, dans un délai de quarante-huit heures suivant la notification de l'ordonnance à intervenir sous astreinte de 100 euros par jour de retard ;
2°) à titre subsidiaire, d'enjoindre au président du conseil départemental du Val-de-Marne de réexaminer sa situation notamment en lui proposant un accompagnement comportant l'accès à une solution de logement adaptée, de prise en charge de ses besoins alimentaires et sanitaires ainsi qu'un suivi éducatif afin de lui permettre de poursuivre sa scolarité jusqu'à la fin de l'année scolaire et ce dans les quarante-huit heures suivant la notification de la décision, sous astreinte de 100 euros par jour de retard ;
3°) de mettre à la charge du conseil départemental du Val-de-Marne une somme de
1.500 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991.
Elle indique qu'elle est de nationalité tunisienne, entrée en France mineur en juillet 2020, que le juge des enfants du tribunal judiciaire de Créteil l'a placée à l'aide sociale à l'enfance par une ordonnance du 4 août 2020, qu'une tutelle a été ouverte par une ordonnance du 15 avril 2021, qu'une mainlevée de celle-ci a été décidée le 27 octobre 2022 à la demande du conseil départemental du Val-de-Marne au motif de la présence en France de son frère, de la capacité de ses parents, en Tunisie, à la prendre en charge et de ce qu'elle n'adhérait pas à son accompagnement, qu'il a été mis fin à celui-ci le 22 décembre 2022 et qu'elle a dû quitter son hébergement, que le juge des enfants du tribunal judicaire de Créteil a toutefois prononcé à nouveau son placement le 3 janvier 2023 et l'a confiée une nouvelle fois à la garde de la direction de la protection de l'enfance de la jeunesse du Val-de-Marne jusqu'à sa majorité, soit le 27 mars 2023, qu'elle a demandé la poursuite de sa prise en charge le 22 février 2023 mais que, par une décision du 10 mars 2023, cette demande a été rejetée.
Elle soutient que la condition d'urgence est satisfaite car elle se retrouve sans hébergement et sans ressources et n'est plus en mesure de poursuivre sa formation professionnelle, et que la décision en cause n'est pas motivée, qu'elle a été signée par une personne ne disposant pas d'une délégation régulière, qu'elle porte une atteinte grave et manifestement illégale à sa situation personnelle, eu égard à son isolement sur le territoire national.
La requête a été communiquée le 24 mars 2023 au président du conseil départemental du Val-de-Marne qui n'a produit aucune mémoire en défense en vue de l'audience du 28 mars 2023.
Vu
- la décision contestée,
- les autres pièces du dossier.
Vu
- le code de l'action sociale et des familles ;
- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 modifiée relative à l'aide juridique et le décret
n° 2020-1717 du 28 décembre 2020 modifié pris pour son application ;
- le code de justice administrative.
La présidente du tribunal administratif de Melun a désigné M. Aymard, vice-président, pour statuer en tant que juge des référés en application de l'article L. 511-2 du code de justice administrative.
Après avoir, au cours de l'audience publique du 28 mars 2023, en présence de
Madame Do Novo, greffière d'audience, présenté son rapport et entendu les observations de
Me Delegiewicz, représentant Madame A C, requérante, présente, qui indique qu'elle est hébergée par une amie de lycée, qui rappelle qu'elle a été placée à l'aide sociale à l'enfance en 2020, qu'il a été mis fin à sa tutelle au motif que son frère serait sur le territoire et que ses parents pourraient subvenir à ses besoins, que son frère est toutefois en situation irrégulière mais qu'il dispose d'un rendez-vous en préfecture pour le 7 avril 2023, qu'elle doit pouvoir poursuivre sa scolarité pour un certificat d'aptitude professionnelle sur un an, sans alternance donc qu'il n'est pas possible de trouver un employeur, qu'elle est sans ressources et sans titre de séjour, qui maintient le moyen tiré du défait de délégation de signature pour les refus de contrat jeune majeur et signale enfin que ses parents n'ont pas été informés de son interruption volontaire de grossesse.
Le président du conseil départemental du Val-de-Marne, dûment convoqué, n'était ni présent ni représenté.
Par une note en délibéré enregistrée le 29 mars 2023, le président du conseil départemental du Val-de-Marne conclut au rejet de la requête.
Il soutient que les moyens ne sont pas fondés, l'intéressée disposant par ailleurs de la présence de son frère sur le territoire, étant toujours en relations constantes avec ses parents en Tunisie et faisant preuve d'un manque évident de mobilisation ainsi que d'un comportement inadapté avec le personnel éducatif ce qui a donné lieu à plusieurs rappels à l'ordre.
Par une note en délibéré enregistrée le 30 mars 2023, Madame B A C, représentée par Me Delegiewicz, conclut aux mêmes fins, en relevant que les éléments produits par le président du conseil départemental du Val-de-Marne ne sont pas étayés par des preuves et qu'elles ne font jamais référence à son interruption volontaire de grossesse.
Par une nouvelle note en délibéré enregistrée le 31 mai 2023, le président du conseil départemental du Val-de-Marne conclut aux mêmes fins en indiquant notamment que l'intéressée a été accompagnée par un éducateur de son ancien centre d'hébergement chez une de ses connaissances résidant à Maisons-Alfort (Val-de-Marne) et qu'elle n'est donc pas dépourvue de logement.
Par une lettre du 4 avril 2023, Me Delegiewicz a informé le tribunal qu'elle n'entendait pas répondre à la deuxième note en délibéré du président du conseil départemental du Val-de-Marne.
Considérant ce qui suit :
1. Madame B A C, ressortissante tunisienne née le 27 mars 2005 à Sousse, a fait l'objet d'un placement provisoire à l'aide sociale à l'enfance du Val-de-Marne par une ordonnance du 4 août 2020 du procureur de la République du tribunal judiciaire de Créteil. Par un jugement en assistance éducative en date du 12 août 2020, le juge des enfants de ce tribunal l'a confiée à la direction de la protection de l'enfance et de la jeunesse du conseil départemental du Val-de-Marne pour une durée de quatre mois, et ce placement a été prolongé par une nouvelle ordonnance du
6 janvier 2021. Une procédure de tutelle d'Etat a été ouverte le 12 avril 2021 par le juge des tutelles des mineurs de ce tribunal, qui a fait l'objet d'une mainlevée le 25 octobre 2022, l'assistance éducative étant déclarée sans objet le 16 avril 2021. Par un nouveau jugement en assistance éducative du 3 janvier 2023, le juge des enfants du tribunal judicaire de Créteil a placé à nouveau Madame A C sous la responsabilité de la direction de la protection de l'enfance et de la jeunesse du conseil départemental du Val-de-Marne. Un hébergement lui a été attribué à Gentilly (Val-de-Marne) dans un centre géré par l'association " Gaia 94 " du groupe " SOS Jeunesse ". Le
22 février 2023, Madame A C a demandé au président du conseil départemental la conclusion d'un " contrat jeune majeur " pour terminer ses études d'esthétique au lycée Armand Guillaumin à Orly (Val-de-Marne). Par une décision du 10 mars 2023, le président du conseil départemental a refusé de faire droit à sa demande en rappelant à l'intéressé qu'elle avait fait l'objet de " nombreux rappels " relatifs au non-respect des objectifs fixés, le non-respect des règles et du cadre (la consommation de stupéfiants) et l'engagement de trouver un employeur. Par sa requête enregistrée le 23 mars 2023, Madame A C demande au juge des référés, sur le fondement de l'article
L. 521-2 du code de justice administrative, d'enjoindre au président du conseil départemental du Val-de-Marne de poursuivre sa prise en charge dans le cadre d'un " contrat jeune majeur " pour lui permettre de poursuivre ses études.
Sur l'admission provisoire à l'aide juridictionnelle :
2. Aux termes de l'article 20 de la loi du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique : " Dans les cas d'urgence (), l'admission provisoire à l'aide juridictionnelle peut être prononcée soit par le président du bureau ou de la section compétente du bureau d'aide juridictionnelle, soit par la juridiction compétente ou son président ".
3. Aux termes de l'article 61 du décret du 20 décembre 2020 : " () L'admission provisoire est accordée par le président du bureau ou de la section ou le président de la juridiction saisie, soit sur une demande présentée sans forme par l'intéressé, soit d'office si celui-ci a présenté une demande d'aide juridictionnelle ou d'aide à l'intervention de l'avocat sur laquelle il n'a pas encore été statué ". Dans les circonstances de l'espèce, il y a lieu d'admettre la requérante, à titre provisoire, au bénéfice de l'aide juridictionnelle.
Sur les conclusions présentées sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative :
4. Aux termes de l'article L. 521-2 du code de justice administrative : " Saisi d'une demande en ce sens justifiée par l'urgence, le juge des référés peut ordonner toutes mesures nécessaires à la sauvegarde d'une liberté fondamentale à laquelle une personne morale de droit public ou un organisme de droit privé chargé de la gestion d'un service public aurait porté, dans l'exercice d'un de ses pouvoirs, une atteinte grave et manifestement illégale. / Le juge des référés se prononce dans un délai de quarante-huit heures ".
5. Aux termes de l'article L. 221-1 du code de l'aide sociale et des familles : " Le service de l'aide sociale à l'enfance est un service non personnalisé du département chargé des missions suivantes : / 1° Apporter un soutien matériel, éducatif et psychologique tant aux mineurs et à leur famille ou à tout détenteur de l'autorité parentale, confrontés à des difficultés risquant de mettre en danger la santé, la sécurité, la moralité de ces mineurs ou de compromettre gravement leur éducation ou leur développement physique, affectif, intellectuel et social, qu'aux mineurs émancipés et majeurs de moins de vingt et un ans confrontés à des difficultés familiales, sociales et éducatives susceptibles de compromettre gravement leur équilibre () ". Aux termes du sixième alinéa de l'article L. 222-5 du même code : " Sont pris en charge par le service de l'aide sociale à l'enfance sur décision du président du conseil départemental : () 5° Les majeurs âgés de moins de vingt et un ans et les mineurs émancipés qui ne bénéficient pas de ressources ou d'un soutien familial suffisants, lorsqu'ils ont été confiés à l'aide sociale à l'enfance avant leur majorité, y compris lorsqu'ils ne bénéficient plus d'aucune prise en charge par l'aide sociale à l'enfance au moment de la décision mentionnée au premier alinéa du présent article. Peuvent être également pris en charge à titre temporaire, par le service chargé de l'aide sociale à l'enfance, les mineurs émancipés et les majeurs âgés de moins de vingt et un ans qui ne bénéficient pas de ressources ou d'un soutien familial suffisants. Un accompagnement est proposé aux jeunes mentionnés au 1° du présent article devenus majeurs et aux majeurs mentionnés au 5° et à l'avant-dernier alinéa, au-delà du terme de la mesure, pour leur permettre de terminer l'année scolaire ou universitaire engagée ".
Sur l'urgence :
6. L'urgence justifie que soit prononcée la suspension d'un acte administratif lorsque l'exécution de celui-ci porte atteinte, de manière suffisamment grave et immédiate, à un intérêt public, à la situation du requérant ou aux intérêts qu'il entend défendre.
7. Il résulte de l'instruction que Madame A C, inscrite en certificat d'aptitude professionnelle d'esthétique, cosmétique et parfumerie au lycée des métiers Armand Guillaumin à Orly, sans ressources et ne disposant d'aucun soutien familial réel en France, ne bénéficie depuis le 27 mars 2023 d'aucun hébergement stable sans qu'aucune prise en charge adaptée à sa situation ne lui ait été proposée. Dans ces conditions, la condition d'urgence doit, en l'état de l'instruction, être regardée comme remplie.
Sur l'existence d'une atteinte grave et manifestement illégale à une liberté fondamentale :
8. Il résulte des dispositions précitées de l'article L. 222-5 du code de l'action sociale et des familles que, depuis l'entrée en vigueur du I de l'article 10 de la loi du 7 février 2022 relative à la protection des enfants dont elles sont issues, les jeunes majeurs de moins de vingt et un an ayant été pris en charge par le service de l'aide sociale à l'enfance d'un département avant leur majorité bénéficient d'un droit à une nouvelle prise en charge à titre temporaire par ce service, lorsqu'ils ne disposent pas de ressources ou d'un soutien familial suffisant. Le département du Val-de-Marne qui, ainsi qu'il a été dit au point 1, a pris en charge Madame A C au titre de l'aide sociale à l'enfance jusqu'à sa majorité, est, dès lors qu'il est constant qu'elle ne bénéficie d'aucun soutien familial ni d'aucune ressource ou solution d'hébergement stable, légalement tenu de poursuivre cette prise en charge.
9. Si le département fait valoir que Madame A C ne justifie pas de réelles chances d'insertion sociale et professionnelle, ni même d'une réelle volonté pour cela, qu'elle dispose de membres de sa famille en France, soit en l'espèce son frère, et que ses parents, résidant en Tunisie seraient en mesure de la prendre en charge et font d'ailleurs l'objet de sa part d'une plainte pour abandon, une telle considération, qui pouvait être prise en compte dans le cadre du large pouvoir d'appréciation dont disposait auparavant le président du conseil départemental pour accorder ou maintenir la prise en charge d'un jeune majeur, ne sauraient suffire, pour l'application des dispositions du 5° de l'article L. 222-5 du code de l'action sociale et des familles issues de la loi du
7 février 2022, à justifier qu'il soit mis fin à sa prise en charge par l'aide sociale à l'enfance.
10. Par suite, la décision du président du conseil départemental du Val-de-Marne en date du 10 mars 2023 refusant la prise en charge de Madame A C, nonobstant les réserves qu'il serait possible de formuler sur son comportement général dans le cadre de l'accompagnement dont elle a bénéficié lorsqu'elle était mineure, qui doivent toutefois être considérées à l'aune de son état de jeune femme isolée, ainsi que dans le cadre de sa scolarisation, au titre des dispositions du 5° de l'article L. 222-5 du code de l'action sociale et des familles porte, en l'état de l'instruction, une atteinte manifestement illégale à une liberté fondamentale.
11. Il résulte de ce qui précède qu'il y a lieu de suspendre l'exécution de la décision du
10 mars 2023 refusant à Madame A C la conclusion d'un " contrat jeune majeur " et d'enjoindre au président du conseil départemental du Val-de-Marne, dans un délai de huit jours à compter de la notification de la présente ordonnance, de réexaminer sa situation notamment en lui proposant un accompagnement comportant l'accès à une solution de logement adaptée, de prise en charge de ses besoins alimentaires et sanitaires ainsi qu'un suivi éducatif afin de lui permettre de poursuivre sa scolarité au moins jusqu'à la fin de la présente année scolaire.
Sur les frais irrépétibles :
12. Aux termes de l'article L. 761-1 du code de justice administrative : " Dans toutes les instances, le juge condamne la partie tenue aux dépens ou, à défaut, la partie perdante, à payer à l'autre partie la somme qu'il détermine, au titre des frais exposés et non compris dans les dépens. Le juge tient compte de l'équité ou de la situation économique de la partie condamnée. Il peut, même d'office, pour des raisons tirées des mêmes considérations, dire qu'il n'y a pas lieu à cette condamnation ". Aux termes de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991 susvisée : " () Dans toutes les instances, le juge condamne la partie tenue aux dépens, ou qui perd son procès, et non bénéficiaire de l'aide juridictionnelle, à payer à l'avocat du bénéficiaire de l'aide juridictionnelle, partielle ou totale, une somme qu'il détermine et qui ne saurait être inférieure à la part contributive de l'État, au titre des honoraires et frais non compris dans les dépens que le bénéficiaire de l'aide aurait exposés s'il n'avait pas eu cette aide. Le juge tient compte de l'équité ou de la situation économique de la partie condamnée. Il peut, même d'office, pour des raisons tirées des mêmes considérations, dire qu'il n'y a pas lieu à cette condamnation. Si l'avocat du bénéficiaire de l'aide recouvre cette somme, il renonce à percevoir la part contributive de l'État. S'il n'en recouvre qu'une partie, la fraction recouvrée vient en déduction de la part contributive de l'État. Si, à l'issue du délai de douze mois à compter du jour où la décision est passée en force de chose jugée, l'avocat n'a pas demandé le versement de tout ou partie de la part contributive de l'État, il est réputé avoir renoncé à celle-ci () ".
13. Il y a lieu, dans les circonstances de l'espèce, de mettre à la charge du conseil départemental du Val-de-Marne une somme de 1.000 euros qui sera versée à Me Delegiewicz, conseil de M. A C, en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991, à charge pour celle-ci de renoncer à percevoir la somme correspondant à la part contributive de l'État à la mission d'aide juridictionnelle qui lui aura été confiée. Dans le cas où l'aide juridictionnelle ne serait pas attribuée à l'intéressée, cette somme lui sera versée directement.
O R D O N N E :
Article 1er : Madame A C est admise à l'aide juridictionnelle provisoire.
Article 2 : L'exécution de la décision du 10 mars 2023 du président du conseil départemental du
Val-de-Marne refusant à Madame A C la conclusion d'un " contrat jeune majeur " est suspendue.
Article 3 : Il est enjoint au président du conseil départemental du Val-de-Marne, dans un délai de huit jours à compter de la notification de la présente ordonnance, de réexaminer la situation de Madame A C, notamment en lui proposant un accompagnement comportant l'accès à une solution de logement adaptée, de prise en charge de ses besoins alimentaires et sanitaires ainsi qu'un suivi éducatif afin de lui permettre de poursuivre sa scolarité au moins jusqu'à la fin de la présente année scolaire
Article 4 : Le conseil départemental du Val-de-Marne versera une somme de 1 000 euros à
Me Delegiewicz, conseil de M. A C, en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991, à charge pour celle-ci de renoncer à percevoir la somme correspondant à la part contributive de l'État à la mission d'aide juridictionnelle qui lui aura été confiée. Dans le cas où l'aide juridictionnelle ne serait pas attribuée à l'intéressée, cette somme lui sera versée directement.
Article 5 : La présente ordonnance sera notifiée à M. B A C, au président du conseil départemental du Val-de-Marne et à la préfète du Val-de-Marne.
Le juge des référés,La greffière,
D : M. E D : M. F
La République mande et ordonne au ministre de l'intérieur et des outre-mer, en ce qui le concerne, ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
La greffière,
N°2302890