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AccueilJurisprudence administrativeN° TA77-2304907

Tribunal Administratif de MELUN — Décision N° TA77-2304907

mercredi 18 mars 2026

JuridictionTribunal Administratif de MELUN
SectionTribunal Administratif de MELUN
N° DossierTA77-2304907
TypeOrdonnance
RecoursPlein contentieux

Résumé IA

Le Tribunal administratif de Melun donne acte du désistement d'office de la requête de Mme A..., qui contestait un blâme infligé par la directrice de la sécurité publique de l'agglomération parisienne. La juridiction constate que la requérante, invitée à confirmer le maintien de ses conclusions via l'application Télérecours, ne l'a pas fait dans le délai imparti. Elle est donc réputée s'être désistée en application des articles R. 612-5-1 et R. 611-8-6 du code de justice administrative.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête enregistrée le 17 mai 2023 sous le n° 2304907, Mme C... doit être regardée comme demandant au tribunal d’annuler l’arrêté en date du 24 octobre 2022 par lequel la directrice de la sécurité publique de l’agglomération parisienne (DSPAP) lui a infligé un blâme.


Une demande de maintien de la requête de Mme A... lui a été adressée via l’application Télérecours par courrier du 12 février 2026.


Vu :
- la sanction litigieuse du 24 octobre 2022 ;
- la pièce complémentaire, enregistrée le 13 janvier 2025, présentée par Mme A... ;
- les autres pièces du dossier.

Vu le code de justice administrative.


Considérant ce qui suit :

Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, les présidents de formation de jugement des tribunaux peuvent, par ordonnance : « 1( Donner acte des désistements ». Aux termes de l’article R. 612-5-1 du même code « Lorsque l'état du dossier permet de s'interroger sur l'intérêt que la requête conserve pour son auteur, le président de la formation de jugement (…) peut inviter le requérant à confirmer expressément le maintien de ses conclusions. La demande qui lui est adressée mentionne que, à défaut de réception de cette confirmation à l'expiration du délai fixé, qui ne peut être inférieur à un mois, il sera réputé s'être désisté de l'ensemble de ses conclusions. »

De plus, l’article R. 611-8-2 du code de justice administrative dispose que : « Toute juridiction peut adresser par le moyen de l’application informatique mentionnée à l’article R. 414-1, à une partie ou à un mandataire qui y est inscrit, toutes les communications et notifications prévues par le présent livre pour tout dossier (…) ». Enfin, aux termes de l’article R. 611-8-6 du même code : « Les parties sont réputées avoir reçu la communication ou la notification à la date de première consultation du document qui leur a été adressé par voie électronique, certifiée par l’accusé de réception délivré par l’application informatique, ou, à défaut de consultation dans un délai de deux jours ouvrés à compter de la date de mise à disposition du document dans l’application, à l’issue de ce délai (…) ».


Il résulte de l’instruction que Mme C..., née le 13 octobre 1990, gardienne de la paix stagiaire affectée au centre de rétention administratif (CRA) de Vincennes, a fait l’objet d’un blâme par arrêté du 24 octobre 2022 de la directrice de la sécurité publique de l’agglomération parisienne (DSPAP) pour propos inappropriés envers des fonctionnaires de police intervenants, manquement à son devoir d’exemplarité en violation de l’article R. 434-12 du code de la sécurité intérieure et manquement à son devoir de loyauté en violation de l’article R. 434-5 du même code. Par la requête susvisée, Mme A... doit être regardée comme demandant l’annulation de cette sanction de blâme.


Au vu de l’interrogation sur l’absence d’intérêt de sa requête, Mme A... s’est vu adresser via l’application Télérecours le 12 février 2026 par le greffe de la 11ème chambre du tribunal administratif de Melun, un courrier de demande de maintien de sa requête. Ce courrier l’informait qu’à défaut de réception de cette confirmation à l’expiration d’un délai d’un mois, la requérante serait réputée s’être désistée de l’ensemble de ses conclusions. Mme A... n’a pas consulté cette mesure d’instruction, aucun accusé de réception n’ayant été délivré par l’application informatique. Conformément aux dispositions de l’article R. 611-8-6 du code de justice administrative, la requérante doit donc être réputée avoir reçu cette mesure d’instruction dans le délai de deux jours ouvrés à compter du 12 février 2026, date de mise à disposition du document dans l’application Télérecours. Mme A... n’a pas, à l’expiration du délai qui lui était imparti, confirmé le maintien de ses conclusions. Par suite, elle doit être regardée comme s’étant désistée de l’ensemble des conclusions de sa requête. Ce désistement est pur et simple. Rien ne s’oppose à ce qu’il en soit donné acte.




O R D O N N E :




Article 1er : Il est donné acte du désistement d’office de la requête de Mme A....

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme C... et au préfet de police de Paris.


Fait à Melun le 18 mars 2026.


Le président





C. Freydefont


La République mande et ordonne au ministre de l’Intérieur en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.


Pour expédition conforme,
La greffière,

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