jeudi 26 octobre 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif de MELUN |
| Section | Tribunal Administratif de MELUN |
| N° Dossier | TA77-2310703 |
| Type | Ordonnance |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Avocat requérant | RAULT |
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 11 octobre 2023, M. C A, représenté par Me Desenlis, demande au juge des référés, sur le fondement des dispositions de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, après l'avoir admis à l'aide juridictionnelle provisoire :
1°) d'ordonner la suspension de la décision de refus du 25 août 2023 par laquelle l'aide sociale à l'enfance du département de Seine-et-Marne a mis fin à sa prise en charge après la date du 15 octobre 2023 ;
2°) d'enjoindre au président du conseil départemental de Seine et Marne de procéder au réexamen de sa demande de renouvellement de son contrat de jeune majeur dans un délai de
sept jours à compter de la notification de l'ordonnance et de lui procurer, dans un délai de 48 heures, une solution d'hébergement et une prise en charge de ses besoins alimentaires, sanitaires et médicaux, sous astreinte de 200 euros par jour de retard ;
3°) de mettre à la charge du conseil départemental de Seine-et-Marne la somme de
1 500 euros à payer à Me Desenlis, par application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi n° 91- 647 du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique, que le bénéficiaire aurait exposé s'il n'avait pas eu cette aide.
Il indique qu'il est un ressortissant tunisien, né le 15 octobre 2005, que, par une décision du 25 août 2023, il a été informé que sa prise en charge au titre de l'aide sociale à l'enfance se terminerait à la date du 15 octobre 2023 et que sa demande de contrat " jeune majeur " était rejetée, alors qu'il est en cours de scolarité et qu'il n'a plus d'hébergement.
Il soutient que la condition d'urgence est remplie car il se trouve sans aucune solution d'hébergement, et que la décision contestée porte atteinte à son droit à une prise en charge au titre de l'aide sociale pour un jeune majeur alors qu'il est isolé sur le territoire.
Par un mémoire en défense enregistré le 22 septembre 2023, le conseil départemental de Seine-et-Marne, représenté par Me Rault, conclut au rejet de la requête et à la mise à la charge de l'intéressé d'une somme de 1 euro sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Il soutient que les moyens ne sont pas fondés car l'intéressé dispose sur le territoire d'un membre de sa famille, à savoir son oncle qui vit en France, à même de le prendre en charge et qu'il ne justifie d'aucune démarche en vue de son intégration,
Vu :
- la décision contestée ;
- les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code de l'action sociale et des familles ;
- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 modifiée relative à l'aide juridique et le décret
n° 2020-1717 du 28 décembre 2020 modifié pris pour son application ;
- le code de justice administrative.
La présidente du tribunal administratif de B a désigné M. Aymard, vice-président, pour statuer en tant que juge des référés en application de l'article L. 511-2 du code de justice administrative.
Après avoir, au cours de l'audience publique du 17 octobre 2023, tenue en présence de Mme Medessou, greffière d'audience, présenté son rapport et entendu :
- les observations de Me Desenlis, représentant M. A, présent, qui rappelle qu'il n'a plus d'hébergement et qu'il n'a pas non plus de titre de séjour alors qu'il est en cours de scolarité et en formation initiale, qu'il n'est pas en capacité de trouver un logement, et que la cessation de sa prise en charge ne peut s'arrêter au 2 novembre 2023, que s'il a été accueilli par son oncle à son arrivée sur le territoire, celui-ci ne peut continuer à l'héberger et qui indique qu'il dispose d'une promesse d'embauche et qu'il risque une détresse sociale s'il reste à la rue ;
- et les observations de Me Geoffroy, représentant le conseil départemental de
Seine-et-Marne, qui maintient que la condition d'urgence n'est pas caractérisée car le requérant peut disposer de l'aide de son oncle sur le territoire, qu'il n'y a aucun élément dans le dossier qui permette de conclure à ce que cette personne ne puisse pas l'aider, que son arrivée sur le territoire a été tardive et que les délais étaient trop restreints pour faire les démarches, qu'il a été inscrit à la mission locale et qu'il peut bénéficier des aides de droit commun, qu'il ne fait état d'aucune détresse psychique, médicale ou sociale et qu'il peut prendre attache avec son oncle présent sur le territoire.
Considérant ce qui suit :
1. M. C A, ressortissant tunisien né le 15 octobre 2005 à Ksar Hellal (Gouvernorat de Monastir), a été confié provisoirement à l'aide sociale à l'enfance du département de Seine-et-Marne par une ordonnance du juge des enfants du tribunal pour enfants de B du 7 mars 2023. Il avait été pris en charge par ce service à compter du 13 février 2023 et a été accueilli à l'établissement " Empreintes Nord " à Bussy-Saint-Martin. Il a été admis en formation le 2 mai 2023 et dispose, à compter du 1er décembre 2023, d'une promesse d'embauche auprès de la société " Slim Auto " de Regny (Loire) en qualité de manutentionnaire, son parcours d'entrée dans l'emploi devant se terminer au 2 novembre 2023. En prévision de sa majorité, il a sollicité du président du conseil départemental de Seine-et-Marne, le 25 août 2023, la conclusion d'un contrat " jeune majeur ". Par une décision du même jour, sa demande a été rejetée. M. A sollicite du juge des référés qu'il soit enjoint au président du conseil départemental de Seine-et-Marne de lui faire bénéficier d'un tel contrat.
Sur l'admission provisoire à l'aide juridictionnelle :
2. Aux termes de l'article 20 de la loi du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique : " Dans les cas d'urgence (), l'admission provisoire à l'aide juridictionnelle peut être prononcée soit par le président du bureau ou de la section compétente du bureau d'aide juridictionnelle, soit par la juridiction compétente ou son président ".
3. Aux termes de l'article 61 du décret du 20 décembre 2020 : " () L'admission provisoire est accordée par le président du bureau ou de la section ou le président de la juridiction saisie, soit sur une demande présentée sans forme par l'intéressé, soit d'office si celui-ci a présenté une demande d'aide juridictionnelle ou d'aide à l'intervention de l'avocat sur laquelle il n'a pas encore été statué ". Dans les circonstances de l'espèce, il y a lieu d'admettre le requérant, à titre provisoire, au bénéfice de l'aide juridictionnelle.
Sur les conclusions présentées sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative :
4. Aux termes de l'article L. 521-2 du code de justice administrative : " Saisi d'une demande en ce sens justifiée par l'urgence, le juge des référés peut ordonner toutes mesures nécessaires à la sauvegarde d'une liberté fondamentale à laquelle une personne morale de droit public ou un organisme de droit privé chargé de la gestion d'un service public aurait porté, dans l'exercice d'un de ses pouvoirs, une atteinte grave et manifestement illégale. / Le juge des référés se prononce dans un délai de quarante-huit heures ".
5. Il résulte de la combinaison des dispositions des articles L. 511-1, L. 521-2 et L. 521-4 du code de justice administrative qu'il appartient au juge des référés, lorsqu'il est saisi sur le fondement de l'article L. 521-2 de ce code et qu'il constate une atteinte grave et manifestement illégale portée par une personne morale de droit public à une liberté fondamentale, de prendre les mesures qui sont de nature à faire disparaître les effets de cette atteinte. Ces mesures doivent en principe présenter un caractère provisoire, sauf lorsque aucune mesure de cette nature n'est susceptible de sauvegarder l'exercice effectif de la liberté fondamentale à laquelle il est porté atteinte.
6. Aux termes de l'article L. 222-5 du code de l'action sociale et des familles : " Sont pris en charge par le service de l'aide sociale à l'enfance sur décision du président du conseil départemental : () 3° Les mineurs confiés au service en application du 3° de l'article 375-3 du code civil, des articles 375-5, 377, 377-1, 380, 411 du même code ou de l'article L. 323-1 du code de la justice pénale des mineurs ; () 5° Les majeurs âgés de moins de vingt et un ans et les mineurs émancipés qui ne bénéficient pas de ressources ou d'un soutien familial suffisants, lorsqu'ils ont été confiés à l'aide sociale à l'enfance avant leur majorité, y compris lorsqu'ils ne bénéficient plus d'aucune prise en charge par l'aide sociale à l'enfance au moment de la décision mentionnée au premier alinéa du présent article. () Un accompagnement est proposé aux jeunes mentionnés au 1° du présent article devenus majeurs et aux majeurs mentionnés au 5° et à l'avant-dernier alinéa,
au-delà du terme de la mesure, pour leur permettre de terminer l'année scolaire ou universitaire engagée. ". Il résulte de ces dispositions que les jeunes majeurs de moins de vingt-et-un ans ayant été pris en charge par le service de l'aide sociale à l'enfance d'un département avant leur majorité bénéficie d'un droit à une nouvelle prise en charge par ce service, lorsqu'ils ne disposent pas de ressources ou d'un soutien familial suffisants
7. Aux termes par ailleurs de l'article R. 222-6 du même code : " Le président du conseil départemental complète si nécessaire, pour les personnes mentionnées au 5° de l'article L. 222-5 ayant été accueillies au titre des 1°, 2° ou 3° du même article, le projet d'accès à l'autonomie formalisé lors de l'entretien pour l'autonomie mentionné à l'article L. 222-5-1, afin de couvrir les besoins suivants : / 1° L'accès à des ressources financières nécessaires à un accompagnement vers l'autonomie ; / 2° L'accès à un logement ou un hébergement ; / 3° L'accès à un emploi, une formation ou un dispositif d'insertion professionnelle ; / 4° L'accès aux soins ; / 5° L'accès à un accompagnement dans les démarches administratives ; / 6° Un accompagnement socio-éducatif visant à consolider et à favoriser le développement physique, psychique, affectif, culturel et social ".
8. Il résulte, enfin, des dispositions de l'article L. 222-5-1 du même code qu'un projet d'accès à l'autonomie, élaboré par le président du conseil départemental avec le mineur, en y associant d'autres institutions et organismes concernés, vise à apporter au mineur pris en charge au titre de l'aide sociale à l'enfance une réponse globale adaptée à ses besoins en matière éducative, sociale, de santé, de logement, de formation, d'emploi et de ressources. Ce projet est complété, si nécessaire, en fonction des besoins particuliers du jeune majeur en application de l'article R. 222-6 de ce code, pour les jeunes majeurs de moins de vingt-et-un ans mentionnés au 5° de l'article L. 222-5, qui continuent de relever d'une prise en charge au titre de l'aide sociale à l'enfance. Cette prise en charge prend la forme du document dénommé " contrat jeune majeur " qui a pour objet de formaliser les relations entre le service de l'aide sociale à l'enfance et le jeune majeur, dans un but de responsabilisation de ce dernier.
9. Une carence caractérisée dans l'accomplissement par le président du Conseil départemental des missions fixées par les dispositions rappelées aux points précédents, notamment dans les modalités de prise en charge des besoins du mineur ou du jeune majeur relevant de l'aide sociale à l'enfance, lorsqu'elle entraîne des conséquences graves pour l'intéressé, est de nature à porter une atteinte grave et manifestement illégale à une liberté fondamentale.
10. En l'espèce, M. A a été pris en charge par l'aide sociale à l'enfance du département de Seine-et-Marne à compter du 13 février 2023. Si cette prise en charge tardive n'a pas permis au département d'engager un accompagnement approfondi de l'intéressé en vue de son insertion dans le monde du travail et de la régularisation de sa situation administrative, elle ne la décharge toutefois pas de son obligation légale de poursuivre son accompagnement dans ce domaine après sa majorité dans le cadre d'un contrat " jeune majeur ", quand bien même il aurait été porté à sa connaissance qu'il disposerait, sur le territoire national, de membres de sa famille susceptibles de l'aider.
11. Dans ces circonstances, et d'une part, eu égard aux besoins de M. A et aux conséquences de la fin de son accompagnement par l'aide sociale à l'enfance, la condition d'urgence doit être regardée, dans les circonstances de l'espèce, comme remplie.
12. D'autre part, puisque l'intéressé est dépourvu de tout soutien familial en France susceptible de lui venir en aide, et a été privé de tout hébergement depuis le 15 octobre 2023, le département de Seine-et-Marne a porté une atteinte grave et manifestement illégale à une liberté fondamentale en prononçant la fin de sa prise en charge à sa majorité.
13. Par suite, il appartient au département de Seine-et-Marne de proposer à M. A un accompagnement adapté dans le cadre d'un contrat " jeune majeur ". Il y a donc lieu de suspendre l'exécution de la décision contestée du 25 août 2023 et d'enjoindre au département de Seine-et-Marne de proposer à M. A, dans un délai de 24 heures à compter de la notification de la présente ordonnance, un " contrat jeune majeur " adapté à ses besoins en matière d'hébergement, dans l'attente notamment de l'obtention d'un logement par le Service intégré d'accueil et d'orientation ou en foyer de jeune travailleur, et d'accompagnement administratif en vue de sa régularisation administrative.
Sur les frais irrépétibles :
14. Aux termes de l'article L. 761-1 du code de justice administrative : " Dans toutes les instances, le juge condamne la partie tenue aux dépens ou, à défaut, la partie perdante, à payer à l'autre partie la somme qu'il détermine, au titre des frais exposés et non compris dans les dépens. Le juge tient compte de l'équité ou de la situation économique de la partie condamnée. Il peut, même d'office, pour des raisons tirées des mêmes considérations, dire qu'il n'y a pas lieu à cette condamnation ". Aux termes de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991 susvisée : " () Dans toutes les instances, le juge condamne la partie tenue aux dépens, ou qui perd son procès, et non bénéficiaire de l'aide juridictionnelle, à payer à l'avocat du bénéficiaire de l'aide juridictionnelle, partielle ou totale, une somme qu'il détermine et qui ne saurait être inférieure à la part contributive de l'État, au titre des honoraires et frais non compris dans les dépens que le bénéficiaire de l'aide aurait exposés s'il n'avait pas eu cette aide. Le juge tient compte de l'équité ou de la situation économique de la partie condamnée. Il peut, même d'office, pour des raisons tirées des mêmes considérations, dire qu'il n'y a pas lieu à cette condamnation. Si l'avocat du bénéficiaire de l'aide recouvre cette somme, il renonce à percevoir la part contributive de l'État. S'il n'en recouvre qu'une partie, la fraction recouvrée vient en déduction de la part contributive de l'État. Si, à l'issue du délai de douze mois à compter du jour où la décision est passée en force de chose jugée, l'avocat n'a pas demandé le versement de tout ou partie de la part contributive de l'État, il est réputé avoir renoncé à celle-ci () ".
15. Il y a lieu, dans les circonstances de l'espèce, de mettre à la charge du Conseil départemental de Seine-et-Marne une somme de 1 000 euros qui sera versée à Me Desenlis, conseil de M. A, en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991, à charge pour celle-ci de renoncer à percevoir la somme correspondant à la part contributive de l'État à la mission d'aide juridictionnelle qui lui aura été confiée. Dans le cas où l'aide juridictionnelle ne serait pas attribuée à l'intéressé, cette somme lui sera versée directement.
O R D O N N E :
Article 1er : M. A est admis à l'aide juridictionnelle provisoire.
Article 2 : L'exécution de la décision du 25 août 2023 du président du conseil départemental de Seine-et-Marne mettant fin à la prise en charge de M. A et lui refusant la conclusion d'un contrat " jeune majeur " à la date du 15 octobre 2023 est suspendue.
Article 3 : Il est enjoint au président du conseil départemental de Seine-et-Marne d'engager l'accompagnement de M. A en qualité de " jeune majeur " et de lui proposer un hébergement et un accompagnement administratif en vue de lui permettre de bénéficier d'un document, même provisoire, justifiant de la régularité de son séjour sur le territoire français.
Article 4 : Le conseil départemental de Seine-et-Marne versera une somme de 1 000 euros à Me Desenlis, conseil de M. A, en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991, à charge pour celle-ci de renoncer à percevoir la somme correspondant à la part contributive de l'État à la mission d'aide juridictionnelle qui lui aura été confiée. Dans le cas où l'aide juridictionnelle ne serait pas attribuée à l'intéressé, cette somme lui sera versée directement.
Article 5 : La présente ordonnance sera notifiée à M. C A, à Me Desenlis, au président du conseil départemental de Seine-et-Marne et au préfet de Seine-et-Marne.
Le juge des référés,La greffière,
D : M. AymardD : N. Medessou
La République mande et ordonne au préfet de Seine-et-Marne en ce qui le concerne et à tous huissiers à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées de pourvoir à l'exécution de la présente ordonnance.
Pour expédition conforme,
La greffière,
N°2310703
Conseil d'État — N° 516229
Le juge des référés du Conseil d'État a rejeté la requête de M. B... qui demandait la suspension de l'exécution de la loi du pays n° 2026-4 du 15 mai 2026 portant création du code des douanes de Polynésie française. Le requérant invoquait une atteinte grave à plusieurs libertés fondamentales, mais le juge a estimé qu'il n'apportait aucun élément caractérisant une situation d'urgence justifiant une mesure de sauvegarde à très bref délai. La décision a été prise sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, en application de la procédure simplifiée prévue à l'article L. 522-3 du même code.
01/06/2026
Conseil d'État — N° 515333
Le juge des référés du Conseil d'État a rejeté la requête de Mme A..., magistrate, qui demandait le report et l'encadrement de ses auditions par l'inspection générale de la justice (IGJ) dans le cadre d'une enquête administrative. La requérante invoquait une atteinte grave à ses droits de la défense, à sa dignité et à l'indépendance juridictionnelle. Le juge a estimé que l'audition prévue du 4 au 7 mai 2026, qui ne préjugeait pas de l'issue de l'enquête ni d'éventuelles poursuites disciplinaires, n'était pas susceptible de porter une atteinte manifestement disproportionnée à ses droits. La décision a été prise sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, la condition d'urgence n'étant pas retenue comme caractérisant une illégalité grave.
03/05/2026
Conseil d'État — N° 509298
Le Conseil d'État rejette la requête de M. A... pour défaut d'intérêt à agir, les circonstances invoquées (qualité de citoyen, d'usager ou de professionnel) n'étant pas suffisamment directes et certaines pour contester la nomination du président du conseil d'administration de l'OFII. La portée de cette décision est de rappeler la rigueur du contrôle de l'intérêt à agir en matière de nominations aux emplois publics.
09/04/2026
Conseil d'État — N° 507528
Le Conseil d'État refuse d'admettre le pourvoi de La Poste contre l'ordonnance ayant suspendu la révocation de M. B..., estimant qu'aucun moyen sérieux n'est soulevé.
09/04/2026