mercredi 26 mars 2025
| Juridiction | Tribunal Administratif de MELUN |
| Section | Tribunal Administratif de MELUN |
| N° Dossier | TA77-2312919 |
| Type | Décision |
| Formation | 3ème chambre, JU |
Vu la procédure suivante :
I) Par une requête, enregistrée le 4 décembre 2023 sous le n° 2312919, M. A B doit être regardé comme demandant au tribunal :
1°) de prononcer la décharge de l'obligation de payer la somme de 2 229 euros au titre d'une taxe foncière de l'année 2022 qui lui a été réclamée par une saisie administrative à tiers détenteur en date du 11 mai 2023 ;
2°) de surseoir à toute réclamation et / ou exécution de l'administration, compte tenu du présent recours ;
3°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 2 000 euros hors taxe au titre des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Le requérant soutient que :
- les objections formulées à l'appui de la réclamation relative aux taxes foncières des années 2019 et 2020 dont le Conseil d'Etat est désormais saisi valent pour la taxe foncière 2022 et, de sorte que l'administration ne pouvait pas lui réclamer le règlement de la taxe foncière en cause ;
- l'administration réclame le règlement d'une taxe foncière pour des locaux inexploitables, insalubres et inhabitables, même si des travaux ont été entrepris et sont menés à l'heure actuelle.
Par un courrier du 7 février 2025, les parties ont été informées de ce que le jugement à intervenir était susceptible d'être fondé sur le moyen relevé d'office tiré de ce qu'en vertu des dispositions de l'article L. 281 du livre des procédures fiscales, " les contestations relatives au recouvrement ne peuvent pas remettre en cause le bien-fondé de la créance ".
II) Par une requête, enregistrée le 22 janvier 2024 sous le n° 2400813, M. A B doit être regardé comme demandant au tribunal :
1°) de prononcer la décharge de l'obligation de payer la somme de 8 906,62 euros au titre de taxes foncières des années 2019, 2020 et 2022 qui lui a été réclamée par une mise en demeure de payer en date du 1er août 2024 ;
2°) de surseoir à toute réclamation et / ou exécution de l'administration, compte tenu du présent recours ;
3°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 2 000 euros hors taxe au titre des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Le requérant soutient que :
- sa réclamation n'est pas tardive ;
- les objections formulées à l'appui de la réclamation relative aux taxes foncières des années 2019 et 2020 dont le Conseil d'Etat est désormais saisi valent pour la taxe foncière 2022 et, de sorte que l'administration ne pouvait pas lui réclamer le règlement des taxes foncières en cause ;
- l'administration réclame le règlement de taxes foncières pour des locaux inexploitables, insalubres et inhabitables, même si des travaux ont été entrepris et sont menés à l'heure actuelle.
Par un mémoire en défense, enregistré le 5 février 2024, le directeur départemental des finances publiques de Seine-et-Marne conclut au rejet de la requête, en faisant valoir qu'elle est tardive et donc irrecevable et que les moyens développés ne sont pas fondés.
Par un courrier du 7 février 2025, les parties ont été informées de ce que le jugement à intervenir était susceptible d'être fondé sur le moyen relevé d'office tiré de ce qu'en vertu des dispositions de l'article L. 281 du livre des procédures fiscales, " les contestations relatives au recouvrement ne peuvent pas remettre en cause le bien-fondé de la créance ".
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code général des impôts et le livre des procédures fiscales ;
- le code de justice administrative.
Vu, en application de l'article R. 222-13 du code de justice administrative, la décision par laquelle la présidente du tribunal administratif a désigné M. Meyrignac, premier conseiller, pour statuer sur les litiges relevant de cet article.
Les parties ayant été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de M. Meyrignac ;
- les conclusions de M. Delmas, rapporteur public ;
- et les observations de M. B.
Considérant ce qui suit :
1. M. B a acquis en 2018 des appartements situés à Egreville (Seine-et-Marne), au titre desquels il a été assujetti à des cotisations de taxes foncières depuis 2019. Le comptable du service des impôts des particuliers de Montereau-Fault-Yonne lui a notifié, d'une part, une saisie administrative à tiers détenteur le 11 mai 2023 pour le recouvrement de la taxe foncière de l'année 2022 et, d'autre part, une mise en demeure de payer le 1er août 2023 pour le recouvrement des taxes foncières des années 2019, 2020 et 2022. L'intéressé a présenté des oppositions à l'encontre de ces actes de poursuite, rejetées par l'administration. Par les requêtes précitées, M. B doit être regardé comme sollicitant la décharge de l'obligation de payer les sommes qui lui ont été réclamées par ces actes de poursuites.
2. Les requêtes nos 2312919 et 2400813 présentent à juger des questions semblables et ont fait l'objet d'une instruction commune. Il y a lieu, dès lors, de les joindre pour y statuer par un seul jugement.
3. Aux termes de l'article L. 281 du livre des procédures fiscales : " () Les contestations relatives au recouvrement ne peuvent pas remettre en cause le bien-fondé de la créance. Elles peuvent porter : () 2° () sur l'obligation au paiement, sur le montant de la dette compte tenu des paiements effectués et sur l'exigibilité de la somme réclamée () ".
4. Si M. B soutient qu'il ne peut être imposé à la taxe foncière au titre des années 2019, 2020 et 2022 pour des locaux vacants et inhabitables, nécessitant la réalisation d'importants travaux, un tel moyen relatif à l'assiette de l'imposition est, conformément aux dispositions précitées de l'article L. 281 du livre des procédures fiscales, irrecevable à l'appui de contestations relatives au recouvrement.
5. Il résulte de tout ce qui précède que les conclusions à fin de décharge de l'obligation de payer les sommes réclamées par les saisie administrative à tiers détenteur et mise en demeure de payer précitées présentées par le requérant doivent être rejetées. Par voie de conséquence, ses conclusions à fin d'injonction, ainsi que celles au titre des frais de justice, doivent également être rejetées.
D E C I D E :
Article 1er : Les requêtes présentées par M. B sont rejetées.
Article 2 : Le présent jugement sera notifié à M. A B et à la directrice départementale des finances publiques de Seine-et-Marne.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 26 mars 2025.
Le magistrat désigné,
P. MeyrignacLa greffière,
L. Darnal
La République mande et ordonne à la ministre chargée des comptes publics en ce qui la concerne et à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées de pourvoir à l'exécution du présent jugement.
Pour expédition conforme,
La greffière
Nos 2312919 et 2400813
Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2308966
Le Tribunal administratif de Melun a rejeté la demande de l’Office public de l’habitat (OPH) du pays de Montereau, qui sollicitait une réduction de sa taxe foncière sur les propriétés bâties pour 2021 et 2022. Concernant la déduction des dépenses pour l’accessibilité des logements aux personnes handicapées (article 1391 C du CGI), le tribunal a jugé que l’OPH ne justifiait pas du paiement effectif des factures par des documents probants. S’agissant du dégrèvement pour vacance de logements (article 1389 du CGI), le tribunal a estimé que l’OPH n’apportait pas la preuve des trois conditions requises (vacance indépendante de sa volonté, durée d’au moins trois mois, affectant une partie louable). La requête a donc été rejetée.
19/11/2025
Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2306463
Le Tribunal administratif de Melun a rejeté la requête de M. B... demandant la décharge de la taxe d'habitation à laquelle il a été assujetti au titre de 2022 pour un logement à Thiais. Le requérant soutenait ne pas y avoir résidé, mais le tribunal a jugé que les éléments produits étaient insuffisants pour contredire sa déclaration de revenus mentionnant cette adresse comme résidence principale au 1er janvier 2022. La solution retenue s'appuie sur les articles 1407, 1408 et 1415 du code général des impôts, qui fixent les règles d'assujettissement à la taxe d'habitation en fonction de la disposition ou de la jouissance du logement à cette date.
19/11/2025
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Le tribunal administratif de Melun a rejeté la requête de la société établissements Moncassin, qui contestait son assujettissement à la taxe foncière sur les propriétés bâties et à la taxe d’enlèvement des ordures ménagères pour l’année 2021. La société soutenait que son local ne relevait pas de la catégorie des lieux de dépôt à ciel ouvert et que la valeur locative retenue était excessive. Le tribunal a jugé que l’administration avait correctement classé le bien et que les moyens soulevés, notamment la méconnaissance de l’article 13 de la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen, n’étaient pas fondés. La demande de décharge a donc été rejetée, sur le fondement des articles 1380, 1381 et 1498 du code général des impôts.
19/11/2025