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AccueilJurisprudence administrativeN° TA77-2406387

Tribunal Administratif de MELUN — Décision N° TA77-2406387

mercredi 26 mars 2025

JuridictionTribunal Administratif de MELUN
SectionTribunal Administratif de MELUN
N° DossierTA77-2406387
TypeOrdonnance
PublicationD

Résumé IA

Le Tribunal administratif de Melun a rejeté la requête de M. B, qui contestait une mise en demeure de payer de la CPAM de Seine-et-Marne pour un indu de 17 676,44 euros. La requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait aucun moyen de droit ni argumentation de fait, en violation des articles R. 411-1 et R. 772-6 du code de justice administrative. Malgré une demande de régularisation adressée par le tribunal, M. B n'a pas fourni les éléments requis. La solution retenue est le rejet de la requête comme manifestement irrecevable, sur le fondement du 4° de l'article R. 222-1 du même code.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête enregistrée le 27 mai 2024, M. A B demande au tribunal d'annuler la décision du 20 mai 2024 de la caisse primaire d'assurance maladie de Seine-et-Marne le mettant en demeure de payer la somme de 17 676,44 euros relative à la créance n° 2013238082 22.

Vu :

- la lettre du 6 juin 2024 adressée par le greffe du tribunal à M. B l'invitant à régulariser sa requête, en application de l'article R. 411-1 du code de justice administrative, en lui adressant le formulaire mentionné à l'article R. 772-6 du code de justice administrative, dans un délai de quinze jours.

- les autres pièces du dossier.

Vu le code justice administrative.

Considérant ce qui suit :

1. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " Les présidents de tribunal administratif () peuvent, par ordonnance : ()/ 4° rejeter les requêtes manifestement irrecevables, lorsque la juridiction n'est pas tenue d'inviter leur auteur à les régulariser ou qu'elles n'ont pas été régularisées à l'expiration du délai imparti par une demande en ce sens ()".

2. Aux termes de l'article R. 411-1 du même code : " La juridiction est saisie par requête. La requête () contient l'exposé des faits et moyens, ainsi que l'énoncé des conclusions soumises au juge. L'auteur d'une requête ne contenant l'exposé d'aucun moyen ne peut la régulariser par le dépôt d'un mémoire exposant un ou plusieurs moyens que jusqu'à l'expiration du délai de recours ". L'article R. 772-6 du même code, applicable aux contentieux sociaux, dispose cependant que : " Une requête de première instance ne peut être rejetée pour défaut ou pour insuffisance de motivation, notamment en application du 7° de l'article R. 222-1, qu'après que le requérant a été informé du rôle du juge administratif et de la nécessité de lui soumettre une argumentation propre à établir que la décision attaquée méconnaît ses droits et de lui transmettre, à cet effet, toutes les pièces justificatives utiles. / S'il y a lieu, le requérant est ainsi invité à régulariser sa requête dans le délai qui lui est imparti et dont le terme peut être fixé au-delà de l'expiration du délai de recours. Il est informé qu'à défaut de régularisation les conclusions pourront être rejetées comme irrecevables dès l'expiration du délai imparti qui, sauf urgence, ne peut être inférieur à quinze jours () ".

3. La requête présentée par M. B se borne à demander au tribunal d'annuler la notification d'un rappel à payer émise le 20 mai 2024 par la caisse primaire d'assurance maladie de Seine-et-Marne pour la récupération de sommes indument versées, sans comporter l'exposé de moyens de droit ni aucune argumentation de fait. Par une demande de régularisation mise à sa disposition le 6 juin 2024 sur l'application informatique " Télérecours citoyens " et dont il a pris connaissance le même jour, le tribunal a invité M. B à régulariser sa requête en précisant la nature de sa demande et en soumettant au juge des arguments destinés à établir l'illégalité de la décision attaquée à l'aide notamment du formulaire joint à cet envoi. En dépit de cette demande, M. B n'a pas produit devant le tribunal d'argumentation propre à établir que la décision attaquée serait entachée d'illégalité. Par suite, le requérant n'ayant pas régularisé son recours à la date de la présente ordonnance, il y a lieu de rejeter sa requête en application des dispositions du 4° de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.

ORDONNE :

Article 1er : La requête de M. B est rejetée.

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. A B.

Fait à Melun, le 26 mars 2025.

La présidente

C. LEDAMOISEL

La République mande et ordonne au préfet de Seine-et-Marne en ce qui le concerne et à tous commissaires de justice à ce requis, en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme,

La greffière,

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