LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA77-2408245

Tribunal Administratif de MELUN — Décision N° TA77-2408245

mardi 18 mars 2025

JuridictionTribunal Administratif de MELUN
SectionTribunal Administratif de MELUN
N° DossierTA77-2408245
TypeDécision
PublicationD
Formation12ème chambre, éloignement
Avocat requérantLA CIMADE

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête enregistrée le 6 juillet 2024, M. A B demande au Tribunal d'annuler un arrêté en date du 5 juillet 2024 par lequel le préfet de police de Paris l'a obligé à quitter le territoire français sans délai, a fixé le pays à destination duquel il est susceptible d'être éloigné, et lui a interdit de retourner sur le territoire français pendant une période de deux ans.

Il soutient :

- que la décision attaquée a été signée par une autorité incompétente ;

- qu'elle est insuffisamment motivée ;

- qu'elle méconnait le principe du contradictoire prévu par l'article 41-2 de la Charte des droits fondamentaux de l'Union européenne ;

- que le préfet n'a pas procédé à l'examen particulier de sa situation ;

- qu'elle est entachée d'erreur de droit ;

- qu'elle a été prise en méconnaissance des stipulations des articles 3 et 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;

- qu'elle est entachée d'erreur manifeste d'appréciation.

La requête a été communiquée au préfet de police de Paris, qui n'a pas produit de mémoire en défense.

Vu :

- les décisions attaquées ;

- les autres pièces du dossier.

Vu :

- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'Homme et des libertés fondamentales ;

- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- le code de justice administrative.

La présidente du Tribunal a désigné M. Combes, vice-président, pour statuer sur les requêtes relevant de la procédure prévue aux articles R. 776-13-1 et suivants et R. 776-15 et suivants du code de justice administrative, en vigueur à la date de la décision attaquée.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Ont été entendus au cours de l'audience publique :

- le rapport de M. Combes, magistrat désigné ;

- les observations de Me Langagne, pour le requérant.

La clôture de l'instruction a été prononcée à l'issue de l'audience.

Considérant ce qui suit :

1. Par décisions en date du 5 juillet 2024, le préfet de police de Paris a obligé M. A B, ressortissant roumain né le 21 mars 1996, à quitter le territoire français sans délai, a fixé le pays à destination duquel l'intéressé est susceptible d'être éloigné, et lui a interdit de retourner sur le territoire français pendant une période de deux ans. M. B demande l'annulation de ces décisions.

2. Aux termes du dernier alinéa de l'article R. 776-18 du code de justice administrative, dans sa rédaction alors en vigueur : " Les décisions attaquées sont produites par l'administration. ".

3. Alors que la requête a été communiquée au préfet de police de Paris, ce dernier n'a pas produit, en application des dispositions citées au point précédent, l'arrêté contesté, de sorte que le tribunal ne peut contrôler ni la compétence de son signataire, ni le caractère suffisant de sa motivation. Par suite, M. B est fondé à soutenir que l'arrêté en litige a été pris par une autorité incompétente et est insuffisamment motivé.

4. Il résulte de ce qui précède, sans qu'il soit besoin de se prononcer sur les autres moyens de la requête, que l'arrêté attaqué doit être annulé.

D E C I D E :

Article 1er : L'arrêté du préfet de police de Paris du 5 juillet 2024 est annulé.

Article 2 : Le présent jugement sera notifié à M. A B et au préfet de police de Paris.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 18 mars 2025.

Le magistrat désigné par la

présidente du tribunal,

R. CombesLa greffière,

C. Mahieu

La République mande et ordonne au préfet de police de Paris, en ce qui le concerne et à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme,

La greffière,

Décisions similaires

TA77Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2518706

**Sujet principal** : Recours contre une assignation à résidence imposant un pointage quotidien au commissariat, au motif que cette obligation est disproportionnée au regard de la situation professionnelle et familiale du requérant. **Juridiction** : Tribunal Administratif de Melun (12ème chambre, éloignement). **Solution retenue** : Le tribunal annule l'arrêté attaqué en tant qu'il impose une obligation de pointage quotidien, y compris les dimanches et jours fériés. Il juge que cette modalité, compte tenu de l'emploi à temps plein du requérant (coffreur) et de sa charge de famille (fille mineure et mère malade), n'est pas adaptée, nécessaire et proportionnée aux finalités de la mesure d'assignation à résidence. **Textes appliqués** : Articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA).

19/02/2026

TA77Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2519125

Le Tribunal administratif de Melun (12ème chambre) a été saisi d'un recours pour excès de pouvoir contre un arrêté préfectoral d'éloignement. Le tribunal a annulé l'arrêté du préfet du Val-de-Marne du 16 décembre 2025, qui obligeait un ressortissant portugais à quitter le territoire français, lui refusait un délai de départ volontaire et prononçait une interdiction de retour. La juridiction a estimé que l'administration n'avait pas démontré que l'intéressé, qui réside et travaille légalement en France depuis plusieurs années et y a des attaches familiales, constituait une menace réelle, actuelle et suffisamment grave pour l'ordre public au sens des articles L. 251-1 et suivants du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA).

19/02/2026

TA77Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2518549

Le Tribunal Administratif de Melun a statué sur un recours en excès de pouvoir contre le refus de l'OFII d'accorder des conditions matérielles d'accueil à un demandeur d'asile pakistanais. La juridiction a fait droit à l'exception de non-lieu à statuer, considérant que l'octroi rétroactif des conditions d'accueil par l'OFII avait implicitement abrogé la décision attaquée, privant le recours de son objet. Elle a toutefois prononcé l'admission provisoire du requérant au bénéfice de l'aide juridictionnelle, en application de l'article 20 de la loi du 10 juillet 1991.

18/02/2026

TA77Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2518414

Le Tribunal Administratif de Melun a rejeté la requête de M. A... B... visant à annuler son assignation à résidence prononcée par le préfet du Val-de-Marne. Le tribunal a jugé que la mesure était légalement fondée sur une obligation de quitter le territoire français (OQTF) régulière, que l'assignation dans le Val-de-Marne était justifiée par l'absence de preuve d'un domicile stable ailleurs, et que l'obligation de pointage journalier n'était pas disproportionnée au regard du comportement du requérant. La décision s'appuie sur les dispositions de l'article L. 731-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

18/02/2026

← Retour aux décisions