vendredi 30 août 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de MELUN |
| Section | Tribunal Administratif de MELUN |
| N° Dossier | TA77-2408753 |
| Type | Décision |
| Recours | Autorisation |
| Formation | 4ème chambre |
| Avocat requérant | CABINET LEGRAND |
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 16 juillet 2024, M. A B, représenté par Me Legrand, demande au tribunal :
1°) d'annuler la décision du 17 mai 2024 par laquelle le directeur du service interacadémique des examens et concours d'Ile-de-France l'a déclaré refusé à la session 2024 du BTS spécialité " Banque - Conseiller de la clientèle " ;
2°) d'enjoindre au service interacadémique des examens et concours d'Ile-de-France de réunir à nouveau le jury afin de lui permettre de passer son examen ou de procéder au réexamen de sa situation ;
3°) de mettre à la charge du service interacadémique des examens et concours d'Ile-de-France une somme de 1 500 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Il soutient que :
- la décision attaquée est insuffisamment motivée ;
- la décision litigieuse est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation.
Par un mémoire en défense, enregistré le 24 juillet 2024, le service interacadémique des examens et concours d'Ile-de-France conclut au rejet de la requête.
Il soutient que les moyens soulevés par M. B ne sont pas fondés.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code de l'éducation ;
- le code des relations entre le public et l'administration ;
- l'arrêté du 22 juillet 2008 modifiant les arrêtés portant définition et fixant les conditions de délivrance de certaines spécialités de brevet de technicien supérieur ;
- l'arrêté du 26 février 2014 portant définition et fixant les conditions de délivrance du brevet de technicien supérieur " Banque - Conseiller de la clientèle " ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de Mme Mullié,
- les conclusions de Mme Blanc, rapporteure publique.
Considérant ce qui suit :
1. Monsieur A B était inscrit en 2023/2024 en 2ème année de BTS spécialité " Banque - Conseiller de la clientèle " au sein du CFA IGS, établissement d'enseignement supérieur. Il s'est inscrit à la session de juin 2024 dudit BTS en qualité de candidat apprenti. Par courriel du 12 avril 2024, M. B a été informé de ce que son dossier était susceptible d'être déclaré " non conforme " au motif que l'attestation " employeur " était " non signée et non visée " et de ce qu'un délai de 12 jours lui était donné, soit jusqu'au 24 avril 2024, pour communiquer la pièce manquante. Par courriel du 15 mai 2024, M. B a communiqué la pièce manquante et a demandé au service interacadémique des examens et concours d'Ile-de-France de bien vouloir lui communiquer sa convocation aux épreuves correspondantes. Par courriel du 17 mai 2024, M. B a été informé de la non-validation de son dossier professionnel de l'épreuve E42. Il demande l'annulation de cette décision.
2. D'une part, aux termes de l'article 5 de l'arrêté du 26 février 2014 portant définition et fixant les conditions de délivrance du brevet de technicien supérieur " Banque - Conseiller de la clientèle " : " Le règlement d'examen est fixé en annexe IV au présent arrêté. La définition des épreuves ponctuelles et des situations d'évaluation en cours de formation est fixée en annexe V au présent arrêté ". En outre, il résulte de l'annexe VI du même arrêté que les épreuves E3 - Gestion de la relation client et E4.2 -Développement et suivi de l'activité commerciale - Analyse de situation commerciale, prennent appui sur un livret de compétences dont le détail est déterminé par une fiche qui doit être signée, l'annexe VII précisant qu'un dossier n'est pas conforme, notamment, lorsque les documents constituant le dossier ne sont pas visés ou signés par les personnes habilitées à cet effet. D'autre part, aux termes de l'annexe I de l'arrêté du 22 juillet 2008 modifiant les arrêtés portant définition et fixant les conditions de délivrance de certaines spécialités de brevet de technicien supérieur : " Le dossier support de l'épreuve est transmis selon une procédure mise en place par chaque académie et à une date fixée dans la circulaire d'organisation de l'examen. Le contrôle de conformité du dossier est effectué selon des modalités définies par les autorités académiques avant l'interrogation. La constatation de non-conformité du dossier entraîne l'attribution de la mention " non valide " à l'épreuve correspondante. Le candidat, même présent à la date de l'épreuve, ne peut être interrogé. En conséquence, le diplôme ne peut lui être délivré ".
3. En premier lieu, aux termes de l'article L. 211-2 du code des relations entre le public et l'administration : " Les personnes physiques ou morales ont le droit d'être informées sans délai des motifs des décisions administratives individuelles défavorables qui les concernent. / A cet effet, doivent être motivées les décisions qui : / () 7° Refusent une autorisation, sauf lorsque la communication des motifs pourrait être de nature à porter atteinte à l'un des secrets ou intérêts protégés par les dispositions du a au f du 2° de l'article L. 311-5 ; () ". Aux termes de l'article L. 211-5 du code des relations entre le public et l'administration : " La motivation exigée par le présent chapitre doit être écrite et comporter l'énoncé des considérations de droit et de fait qui constituent le fondement de la décision ".
4. M. B soutient que la décision attaquée n'est pas motivée. Toutefois, il résulte de la décision que, d'une part, elle rappelle les cas pour lesquels une décision de non-conformité d'un dossier peut être prise, ce qui constitue un rappel des dispositions précitées de l'arrêté 26 février 2014 portant définition et fixant les conditions de délivrance du brevet de technicien supérieur " Banque - Conseiller de la clientèle " et que, d'autre part, la décision attaquée indique que les dossiers devaient être déposés en version dématérialisée pour les épreuves E3/Gestion de la Relation Client et E42/Développement et suivi de l'activité commerciale. En outre, cette décision fait suite au courrier de relance du 12 avril 2024 produit par le requérant, courrier qui indique les pièces justificatives à fournir, ainsi que le délai dans lequel elles doivent l'être. Dans ces circonstances, le moyen tiré de l'insuffisante motivation de la décision attaquée doit être écarté.
5. En second lieu, si le requérant soutient que la décision attaquée est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation, il ressort des pièces du dossier que le requérant devait produire une attestation de présence en entreprise signée et visée par l'employeur avant le 29 mars 2024, date de dépôt du dossier professionnel, qu'en raison de l'absence de cette attestation visée et signée, un rappel lui demandant de produire cette attestation avant le 24 avril 2024 lui a été adressé le 12 avril 2024 et que le requérant n'a produit cette attestation que le 15 mai 2024. Dans ces circonstances, le moyen tiré de l'erreur manifeste d'appréciation ne peut qu'être écarté.
6. Il résulte de tout ce qui précède que M. B n'est pas fondé à demander l'annulation de la décision du 17 mai 2024 par laquelle le directeur du service interacadémique des examens et concours d'Ile-de-France l'a déclaré refusé à la session 2024 du BTS spécialité " Banque - Conseiller de la clientèle ". Par voie de conséquence, doivent également être rejetées les conclusions à fin d'injonction, ainsi que celles présentées au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
D E C I D E :
Article 1er : La requête de M. B est rejetée.
Article 2 : Le présent jugement sera notifié à M. A B et à la ministre de l'éducation nationale et de la jeunesse.
Copie de la présente décision sera adressée au service interacadémique des examens et concours d'Ile-de-France.
Délibéré après l'audience du 28 août 2024, à laquelle siégeaient :
Mme Mullié, présidente,
Mme Senichault de Izaguirre, conseillère,
M. Collen-Renaux, conseiller.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 30 août 2024.
La présidente rapporteure,
N. MULLIE
L'assesseure la plus ancienne,
J. SENICHAULT DE IZAGUIRRELa greffière,
C. ROUILLARD
La République mande et ordonne à la ministre de l'éducation nationale et de la jeunesse en ce qui la concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
La greffière,
Tribunal Administratif de Montpellier — N° TA34-2400503
Sujet principal : Recours d'un agent public stagiaire contre le refus de sa titularisation et la prorogation de son stage. Juridiction : Tribunal Administratif de Montpellier (2ème chambre). Solution retenue : Le jugement, non intégralement reproduit, statue sur la légalité de l'arrêté de prorogation de stage et de l'arrêté refusant la titularisation. L'agent invoque notamment des vices de procédure, une erreur manifeste d'appréciation, un détournement de procédure et une violation de l'article L. 327-1 du code général de la fonction publique concernant les conditions du stage. Textes appliqués : Le code général de la fonction publique (notamment article L. 327-1) et le code de justice administrative (article L. 761-1 sur les frais irrépétibles).
08/04/2026
Tribunal Administratif de Nîmes — N° TA30-2600904
Le Tribunal Administratif de Nîmes rejette la demande de suspension d'une décision préfectorale refusant l'enregistrement d'une demande de titre de séjour. Le juge des référés estime que le courriel attaqué du 14 janvier 2026 ne constitue pas une décision faisant grief, une décision implicite de refus étant déjà née le 11 janvier 2026 suite à l'expiration du délai d'instruction. La demande est donc irrecevable au titre de l'article L. 521-1 du code de justice administrative.
07/04/2026
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2324985
Le Tribunal administratif de Paris a été saisi par la société Camille Fournet, qui contestait une sanction administrative pour non-respect des délais de paiement inter-entreprises. Le tribunal a rejeté la demande d'annulation, estimant que l'amende de 13 000 euros et sa publication étaient légales et proportionnées au regard des manquements constatés. La décision s'appuie sur les articles L. 441-10 et L. 441-11 du code de commerce relatifs aux délais de paiement.
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Le Tribunal administratif de Rouen a annulé l'arrêté préfectoral refusant un titre de séjour à une ressortissante tunisienne et prononçant une obligation de quitter le territoire. La juridiction a jugé que le préfet de la Seine-Maritime avait méconnu les stipulations de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme en ne procédant pas à un examen réel et sérieux de sa situation personnelle et familiale, notamment au regard de son intégration en France. Le tribunal a enjoint au préfet de réexaminer sa demande de titre de séjour.
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