jeudi 6 mars 2025
| Juridiction | Tribunal Administratif de MELUN |
| Section | Tribunal Administratif de MELUN |
| N° Dossier | TA77-2411109 |
| Type | Décision |
| Formation | 5ème chambre |
| Avocat requérant | PUZZANGARA |
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 9 septembre 2024, et un mémoire, enregistré le 8 février 2025 et non communiqué, M. A B, représenté par Me Puzzangara, demande au tribunal :
1°) de l'admettre au bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire ;
2°) d'annuler l'arrêté du 8 août 2024 par lequel la préfète du Val-de-Marne a refusé de lui délivrer le titre de séjour sollicité, l'a obligé à quitter le territoire français dans le délai de trente jours et a fixé le pays à destination duquel il pourra être éloigné en cas d'inexécution ;
3°) d'enjoindre à la préfète du Val-de-Marne de lui délivrer un titre de séjour mention " vie privée et familiale " dans le délai de trente jours à compter de la notification du jugement à intervenir ou, à défaut, de réexaminer sa situation dans les mêmes conditions de délai et de lui délivrer, dans cette attente, un récépissé ou une autorisation provisoire de séjour l'autorisant à travailler ;
4°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 1 500 euros à verser à son avocate, au titre des dispositions des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991, ou à lui verser directement, au titre des dispositions des articles L. 761-1 du code de justice administrative, en cas de rejet de sa demande d'aide juridictionnelle.
Il soutient que :
En ce qui concerne l'arrêté dans son ensemble :
- il a été pris par une autorité incompétente ;
- il est insuffisamment motivé ;
- il est entaché d'une erreur de fait dès lors qu'il vit avec son fils de nationalité camerounaise et contribue nécessairement à son entretien et à son éducation.
En ce qui concerne la décision portant refus de titre de séjour :
- elle est entachée d'un vice de procédure dès lors que la préfète du Val-de-Marne aurait dû consulter la commission du titre de séjour avant de procéder au rejet de sa demande de titre de séjour, en application de l'article L. 432-13 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- elle est entachée d'un défaut d'examen sérieux de sa situation ;
- elle méconnaît les dispositions de l'article L. 423-7 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et est entachée d'une erreur de fait dès lors que la pension alimentaire qu'il verse pour l'entretien de son fils de nationalité française est suffisante eu égard à sa situation financière ;
- elle est entachée d'une erreur de droit, la préfète s'étant crue à tort liée par les dispositions de l'article L. 432-1-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- elle est entachée d'une erreur dans l'appréciation de la menace pour l'ordre public qu'il représente ;
- elle méconnaît les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et est entachée d'une erreur manifeste dans l'appréciation des conséquences qu'elle emporte sur sa situation ;
- elle méconnaît les stipulations de l'article 3-1 de la convention internationale relative aux droits de l'enfant.
En ce qui concerne l'obligation de quitter le territoire français :
- elle est illégale en raison de l'illégalité du refus de titre de séjour ;
- elle méconnaît les dispositions de l'article L. 613-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- elle méconnaît les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et est entachée d'une erreur manifeste dans l'appréciation de sa situation ;
- elle méconnaît les stipulations de l'article 3-1 de la convention internationale relative aux droits de l'enfant.
En ce qui concerne la décision fixant le pays de renvoi :
- elle est illégale en raison de l'illégalité de l'obligation de quitter le territoire français ;
- elle est entachée d'une erreur manifeste dans l'appréciation de sa situation.
Par un mémoire en défense, enregistré le 23 janvier 2025, le préfet du Val-de-Marne, représenté par Me Termeau, conclut au rejet de la requête.
Il fait valoir que les moyens soulevés ne sont pas fondés.
M. B a été admis au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale par une décision du 20 novembre 2024.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- la convention internationale relative aux droits de l'enfants ;
- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- le code pénal ;
- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 ;
- le code de justice administrative.
La présidente de la formation de jugement a dispensé le rapporteur public, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience, en application des dispositions de l'article R. 732-1-1 du code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de Mme Bourrel Jalon,
- et les observations de Me Suarez, substituant Me Termeau, représentant le préfet du Val-de-Marne.
Considérant ce qui suit :
1. M. B, ressortissant camerounais né en 1981, déclare être entré en France le 27 juillet 2014. Le 26 décembre 2022, il a sollicité auprès des services de la préfecture du Val-de-Marne la délivrance d'un titre de séjour en qualité de parent d'enfant français. Par un arrêté du 8 août 2024, la préfète du Val-de-Marne a refusé de lui délivrer le titre de séjour sollicité, lui a fait obligation de quitter le territoire français dans un délai de trente jours et a fixé le pays à destination duquel il est susceptible d'être éloigné. Par la présente requête, M. B demande au tribunal d'annuler cet arrêté.
Sur les conclusions tendant à l'admission à l'aide juridictionnelle provisoire :
2. M. B ayant été admis à l'aide juridictionnelle totale par une décision du bureau d'aide juridictionnelle du 20 novembre 2024, il n'y a plus lieu de statuer sur sa demande d'admission à l'aide juridictionnelle à titre provisoire.
Sur les conclusions à fin d'annulation :
En ce qui concerne l'arrêté pris dans son ensemble :
3. En premier lieu, par un arrêté n° 2023/00432 du 3 février 2023, régulièrement publié au recueil des actes administratifs du même jour, la préfète du Val-de-Marne a donné à M. Ludovic Guillaume, secrétaire général de la préfecture, délégation de signature aux fins de signer notamment tous arrêtés et décisions relevant des attributions de l'Etat dans le département du Val-de-Marne à l'exception de certains actes au nombre desquels ne figurent pas les décisions portant sur la police des étrangers. Par suite, le moyen tiré de l'incompétence de l'auteur de l'arrêté attaqué doit être écarté.
4. En deuxième lieu, l'arrêté attaqué vise les textes applicables et mentionne des éléments relatifs à la situation personnelle de M. B. Il comporte, ainsi, les considérations de droit et de fait qui constituent le fondement de la décision de refus de séjour. Dans ces conditions, et alors que la préfète du Val-de-Marne n'avait pas à mentionner de manière exhaustive l'ensemble des éléments de fait se rapportant à la situation de l'intéressé, la décision portant refus de titre de séjour est suffisamment motivée. Par ailleurs, il résulte des termes de l'article L. 613-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile que l'obligation de quitter le territoire français prise sur le fondement du 3° de l'article L. 611-1 du même code n'a pas à faire l'objet d'une motivation spécifique. Dès lors, le moyen tiré de ce que la décision portant obligation de quitter le territoire français est insuffisamment motivée, doit également être écarté.
5. En dernier lieu, si M. B soutient que l'arrêté est entaché d'une erreur de fait dès lors qu'il établit qu'il réside avec son fils de nationalité camerounaise depuis le 15 octobre 2018 et contribue nécessairement à son entretien et à son éducation, cette circonstance est sans incidence sur la légalité de l'arrêté attaqué qui se fonde sur les motifs tirés de ce qu'il n'établit pas contribuer à l'entretien et à l'éducation de son fils de nationalité française et de ce qu'il a commis des faits l'exposant à l'une des condamnations prévues aux articles 441-1 et 441-2 du code pénal.
En ce qui concerne la décision portant refus de séjour :
6. En premier lieu, aux termes de l'article L. 423-7 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'étranger qui est père ou mère d'un enfant français mineur résidant en France et qui établit contribuer effectivement à l'entretien et à l'éducation de l'enfant dans les conditions prévues par l'article 371-2 du code civil, depuis la naissance de celui-ci ou depuis au moins deux ans, se voit délivrer une carte de séjour temporaire portant la mention " vie privée et familiale " d'une durée d'un an, sans que soit opposable la condition prévue à l'article L. 412-1. "
7. M. B est le père d'un enfant français né le 1er août 2020 qu'il a reconnu le 19 mai 2022, soit près de deux ans après sa naissance. Pour établir qu'il participe à l'entretien et à l'éducation de cet enfant, il se prévaut des versements mensuels qu'il effectue à son profit. Il est constant que le requérant effectuait des virements mensuels de 100 euros, alors qu'il percevait un salaire de plus de 2 000 euros entre le mois de juillet et le mois d'octobre 2023. Il indique avoir porté ce montant à 200 euros et produit des preuves de versements en ce sens pour les mois d'avril, mai et juin 2024. Toutefois, de tels versements, s'ils peuvent être regardés comme établissant l'existence d'une contribution à l'entretien de son fils, ne permettent pas de démontrer la contribution de l'intéressé à l'éducation de cet enfant, alors qu'il ne réside pas dans le même département que lui et a indiqué, lors de son entretien avec les services préfectoraux le 11 juin 2024, l'avoir rencontré pour la première fois au cours du mois de juillet 2021 et ne pas l'avoir vu depuis plusieurs mois. Par suite, les moyens tirés de la méconnaissance des dispositions précitées de l'article L. 423-7 et de l'erreur de fait s'agissant du caractère suffisant de la contribution à l'entretien et à l'éducation de son enfant français, doivent être écartés comme infondés.
8. En deuxième lieu, les dispositions de l'article L. 432-13 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, qui prévoient la saisine de la commission du titre de séjour préalablement à l'édiction d'une décision de refus de séjour, ne trouvent à s'appliquer qu'aux seuls étrangers justifiant entrer effectivement dans le champ d'application des dispositions auxquelles renvoie cet article et non à l'ensemble de ceux qui s'en prévalent. Dès lors que, compte tenu de ce qui a été dit au point précédent, M. B ne remplit pas les conditions permettant de se voir délivrer de plein droit le titre de séjour qu'il a sollicité en qualité de parent d'enfant français, le requérant n'est pas fondé à soutenir que la préfète du Val-de-Marne était tenue de saisir la commission du titre de séjour avant de rejeter sa demande.
9. En troisième lieu, aux termes de l'article L. 432-1-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " La délivrance ou le renouvellement d'une carte de séjour temporaire ou pluriannuelle peut, par une décision motivée, être refusé à tout étranger : () / 2° Ayant commis les faits qui l'exposent à l'une des condamnations prévues aux articles 441-1 et 441-2 du code pénal ; () ". Aux termes de l'article 441-1 du code pénal : " () Le faux et l'usage de faux sont punis de trois ans d'emprisonnement et de 45 000 euros d'amende. " Aux termes de l'article 441-2 du même code : " Le faux commis dans un document délivré par une administration publique aux fins de constater un droit, une identité ou une qualité ou d'accorder une autorisation est puni de cinq ans d'emprisonnement et de 75 000 euros d'amende. / L'usage du faux mentionné à l'alinéa précédent est puni des mêmes peines. () ".
10. D'une part, il ne ressort pas des termes de la décision attaquée, ni des pièces du dossier que la préfète du Val-de-Marne se serait estimée liée par les dispositions de l'article L. 432-1-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
11. D'autre part, M. B soutient que la décision attaquée est entachée d'une erreur dans l'appréciation de la menace pour l'ordre public qu'il représente dès lors qu'il n'a utilisé une fausse carte d'identité que de manière temporaire et circonstanciée afin de pouvoir travailler alors qu'il se trouvait dans une situation de précarité. Toutefois, il reconnaît ainsi avoir fait usage d'une fausse carte d'identité et donc avoir commis des faits l'exposant à une condamnation pour usage de faux. En tout état de cause, il résulte de l'instruction que la préfète du Val-de-Marne aurait pris la même décision en se fondant sur le seul motif tiré de ce que M. B ne remplit pas les conditions prévues par l'article L. 423-7 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile pour se voir délivrer un titre de séjour en qualité de parent d'enfant français. Par suite, ce moyen ne peut qu'être écarté comme infondé.
12. En quatrième lieu, aux termes de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " 1. Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale () ".
13. M. B, qui se prévaut de sa présence en France depuis le 27 juillet 2014, soutient qu'il est inséré professionnellement. Toutefois, il ressort des pièces du dossier qu'il n'a travaillé en tant que manutentionnaire que dans le cadre d'une mission d'intérim entre le mois de novembre 2022 et le mois d'octobre 2023 et ne travaillait plus à la date de la décision attaquée. En outre, s'il se prévaut de ce qu'il est le père d'un enfant de nationalité française, il résulte de ce qui a été dit au point 7 du présent jugement qu'il ne démontre pas entretenir de liens affectifs avec cet enfant en se bornant à prouver qu'il effectue des versements mensuels à son profit, alors qu'il est constant qu'ils ne vivent pas dans le même département et ne se fréquentent pas régulièrement. Enfin, si M. B établit que son fils de nationalité camerounaise vit avec lui en France depuis 2018, il n'établit pas ni même n'allègue que cet enfant ne pourrait pas poursuivre sa scolarité au Cameroun où vivent sa mère et sa sœur, fille mineure du requérant. Dans ces conditions, eu égard aux conditions de son séjour en France, M. B n'est pas fondé à soutenir que la préfète du Val-de-Marne a porté à son droit au respect de sa vie privée et familiale une atteinte disproportionnée aux buts poursuivis par la décision. Par suite, les moyens tirés de la méconnaissance des stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et de l'erreur manifeste dans l'appréciation des conséquences qu'emporte la décision attaquée sur sa situation, doivent être écartés.
14. En dernier lieu, aux termes de l'article 3-1 de la convention internationale relative aux droits de l'enfant : " Dans toutes les décisions qui concernent les enfants, qu'elles soient le fait d'institutions publiques ou privées de protection sociale, des tribunaux, des autorités administratives ou des organes législatifs, l'intérêt supérieur de l'enfant doit être une considération primordiale ". Il résulte de ces stipulations que, dans l'exercice de son pouvoir d'appréciation, l'autorité administrative doit accorder une attention primordiale à l'intérêt supérieur des enfants dans toutes les décisions les concernant.
15. Ainsi qu'il a été dit aux points 7 et 13 du présent jugement, M. B n'établit pas entretenir des liens affectifs avec son fils de nationalité française et ne démontre pas, ni même n'allègue, que son fils de nationalité camerounaise ne pourrait pas poursuivre sa scolarité au Cameroun, où résident sa mère et sa sœur, fille mineure du requérant, et où il a vécu jusqu'à l'âge de dix ans. Dans ces conditions, M. B n'est pas fondé à soutenir que la décision attaquée méconnaît les stipulations précitées.
16. Il résulte de ce qui précède que M. B n'est pas fondé à demander l'annulation de la décision de refus de délivrance du titre de séjour sollicité.
En ce qui concerne la décision portant obligation de quitter le territoire français :
17. En premier lieu, la décision de refus de titre de séjour n'étant entachée d'aucune illégalité, le moyen tiré de l'exception d'illégalité de cette décision, invoqué à l'appui des conclusions dirigées contre la décision portant obligation de quitter le territoire français doit, en conséquence, être écarté.
18. En deuxième lieu, pour les mêmes raisons que celles mentionnées au point 13, les moyens tirés de la méconnaissance des stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et de l'erreur manifeste dans l'appréciation de sa situation, doivent être écartés comme infondés.
19. En dernier lieu, pour les mêmes raisons que celles mentionnées au point 15, le moyen tiré de la méconnaissance des stipulations de l'article 3-1 de la convention internationale relative aux droits de l'enfant, doit être écarté comme infondé.
20. Il résulte de ce qui précède que M. B n'est pas fondé à demander l'annulation de la décision portant obligation de quitter le territoire français.
En ce qui concerne la décision fixant le pays de destination :
21. En premier lieu, la décision portant obligation de quitter le territoire français n'étant entachée d'aucune illégalité, le moyen tiré de l'exception d'illégalité de cette décision, invoqué à l'appui des conclusions dirigées contre la décision fixant le pays de destination doit, en conséquence, être écarté.
22. En second lieu, pour les mêmes raisons que celles mentionnées au point 13, le moyen tiré de l'erreur manifeste dans l'appréciation de sa situation doit être écarté comme infondé.
23. Il résulte de tout ce qui précède que les conclusions à fin d'annulation de l'arrêté de la préfète du Val-de-Marne du 8 août 2024, doivent être rejetées.
Sur les conclusions à fin d'injonction :
24. Le présent jugement, qui rejette les conclusions à fin d'annulation, n'implique aucune mesure d'exécution. Par suite, les conclusions susvisées doivent être rejetées.
Sur les frais liés au litige :
25. Les dispositions des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique font obstacle à ce que l'Etat, qui n'a pas la qualité de partie perdante, verse à l'avocate de M. B la somme qu'elle réclame au titre des frais exposés et non compris dans les dépens.
D E C I D E :
Article 1er : Il n'y a pas lieu de statuer sur la demande de M. B tendant au bénéfice de l'aide juridictionnelle à titre provisoire.
Article 2 : La requête de M. B est rejetée.
Article 3 : Le présent jugement sera notifié à M. A B, à Me Puzzangara et au préfet du Val-de-Marne.
Copie en sera transmise au ministre de l'intérieur.
Délibéré après l'audience du 13 février 2025, à laquelle siégeaient :
Mme Billandon, présidente,
Mme Massengo, conseillère,
Mme Bourrel Jalon, conseillère.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 6 mars 2025.
La rapporteure,
A. BOURREL JALONLa présidente,
I. BILLANDONLa greffière,
C. TRÉMOUREUX
La République mande et ordonne au préfet du Val-de-Marne, en ce qui le concerne, et à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution du présent jugement.
Pour expédition conforme,
La greffière,
Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2512307
Le Tribunal Administratif de Versailles a rejeté la requête d'un ressortissant algérien contestant le refus de titre de séjour, l'obligation de quitter le territoire (OQTF) et le délai de départ volontaire. Le tribunal a jugé que le préfet des Yvelines était compétent pour signer les décisions contestées et que le refus de titre de séjour, fondé sur l'absence de contrat de travail visé par l'administration, était légal. La décision s'appuie sur les dispositions de l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968 et du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA).
07/04/2026
Cour Administrative d'Appel de Nantes — N° CAA44-24NT02348
07/04/2026
Cour Administrative d'Appel de Nantes — N° CAA44-24NT01304
07/04/2026
Cour Administrative d'Appel de Nantes — N° CAA44-23NT02745
07/04/2026