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AccueilJurisprudence administrativeN° TA77-2414623

Tribunal Administratif de MELUN — Décision N° TA77-2414623

mardi 18 mars 2025

JuridictionTribunal Administratif de MELUN
SectionTribunal Administratif de MELUN
N° DossierTA77-2414623
TypeOrdonnance

Résumé IA

Le Tribunal administratif de Melun a constaté, par ordonnance du 18 mars 2025, qu'il n'y avait plus lieu de statuer sur la requête de Mme B, qui contestait le rejet implicite de sa demande de titre de séjour. Cette solution a été retenue car le préfet du Val-de-Marne lui a délivré un certificat de résidence pour Algérien valable dix ans le 22 janvier 2025, rendant sans objet ses conclusions en annulation et injonction. L'ordonnance a toutefois condamné l'État à verser 1 200 euros à Mme B au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête enregistrée le 25 novembre 2024, Mme A B, représentée par Me Gafsia, demande au tribunal :

1°) d'annuler la décision de rejet implicite, née du silence gardé par la préfète du Val-de-Marne sur sa demande de délivrance d'un titre de séjour du 25 octobre 2023 ;

2°) d'enjoindre au préfet du Val­de­Marne, à titre principal de lui délivrer un certificat de résidence pour Algérien valable 10 ans, à titre subsidiaire de réexaminer sa situation et de lui délivrer un récépissé de demande de titre de séjour l'autorisant à travailler dans le délai de sept jours à compter de la notification du jugement à intervenir, sous astreinte de 100 euros par jour de retard ;

3°) de mettre à la charge de l'État une somme de 2 000 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

La procédure a été communiquée à la préfète du Val-de-Marne qui n'a pas produit de mémoire en défense.

Le 22 janvier 2025, le préfet du Val-de-Marne a produit une capture d'écran issue de l'" application de gestion des dossiers des ressortissants étrangers en France " (AGDREF) qui a été communiquée.

Par un courrier du 18 février 2025, le tribunal a invité Mme B à confirmer sa requête en application des dispositions de l'article R. 612-5-1 du code de justice administrative.

Par un mémoire, enregistré le 21 février 2025, Mme B déclare maintenir sa demande au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu le code de justice administrative.

Considérant ce qui suit :

1. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " () les présidents de formation des tribunaux () peuvent, par ordonnance : / () 3° Constater qu'il n'y a pas lieu de statuer sur une requête ; () 5° Statuer sur les requêtes qui ne présentent plus à juger de questions autres que la condamnation prévue à l'article L. 761-1 ou la charge des dépens () ".

2. Considérant qu'il ressort des pièces du dossier que le préfet du Val-de-Marne a remis à l'intéressée un titre de séjour valable du 22 janvier 2025 au 21 janvier 2035. Par suite les conclusions de la requête tendant à l'annulation de la décision par laquelle la préfète du Val-de-Marne a implicitement rejeté la demande de délivrance de carte de séjour de Mme B du 25 octobre 2023 ainsi que ses conclusions en injonction sous astreinte sont devenues sans objet. Il n'y a, dès lors, plus lieu d'y statuer.

3. Dans les circonstances de l'espèce, il y a lieu de mettre à la charge l'État, le versement de la somme de 1 200 euros, à Mme B en application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

O R D O N N E :

Article 1er : Il n'y a plus lieu de statuer sur les conclusions en annulation et en injonction sous astreinte de Mme B.

Article 2 : L'État (préfet du Val de Marne) versera à Mme B, une somme de 1 200 euros au titre des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Article 3 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme A B et au préfet du Val-de-Marne.

Fait à Melun, le 18 mars 2025.

La présidente de la 7ème chambre

I. GOUGOT

La République mande et ordonne au préfet du Val-de-Marne en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme,

La greffière,

1

N° 2208566

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