mardi 4 mars 2025
| Juridiction | Tribunal Administratif de MELUN |
| Section | Tribunal Administratif de MELUN |
| N° Dossier | TA77-2501414 |
| Type | Décision |
| Formation | 12ème chambre, éloignement |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et un mémoire, enregistrés le 29 janvier et le 10 février 2025, Mme A B, représentée par Me Alagapin-Graillot, demande au tribunal :
1°) d'annuler l'arrêté du 29 janvier 2025 par lequel préfet de Seine-et-Marne a prolongé pour une nouvelle période de quarante-cinq jours l'assignation à résidence dont elle fait l'objet ;
2°) d'annuler la décision du préfet portant obligation de se présenter tous les jours, sauf les samedis, dimanches et jours fériés, entre 10H00 et 12H00 au commissariat de Torcy ;
3°) de mettre à la charge de l'État la somme de 1 200 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que la décision attaquée :
- est entachée d'illégalité dès lors que le nom et la qualité de l'agent notifiant ne figure pas sur la décision attaquée ;
- entachée d'un défaut de motivation et d'un défaut d'examen réel et sérieux ;
- est entachée d'erreur manifestes d'appréciation, d'erreur de droit et d'erreur de fait ;
- méconnaît les stipulations de l'article 8 de la Convention européenne de sauvegarde des droits de l'Homme et du paragraphe 1 de l'article 3 de la convention internationale des droits de l'enfant.
Par un mémoire en défense, enregistré le 11 février 2025, le préfet de Seine-et-Marne, conclut au rejet de la requête.
Il soutient qu'aucun des moyens soulevés par Mme B n'est fondé.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- la Convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique ;
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- le code des relations entre le public et l'administration ;
- le code de justice administrative.
La présidente du tribunal a désigné M. Binet, premier conseiller, pour statuer sur les requêtes relevant des procédures prévues aux articles L. 921-1 et suivants du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Le rapport de M. Binet, magistrat désigné, a été entendu au cours de l'audience publique.
Le rapport de M. Binet, magistrat désigné été entendue au cours de l'audience publique.
Mme B n'était ni présente, ni représentée.
Le préfet de Seine-et-Marne n'était ni présent ni représenté.
La clôture d'instruction a été prononcée dans les conditions prévues à l'article R.922-16 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Considérant ce qui suit :
1. Mme B, ressortissante chinoise, a fait l'objet le 21 juillet 2024 d'une décision lui faisant obligation de quitter le territoire français sans délai. Le jour même, elle a été assignée à résidence pour une durée de quarante-cinq jours renouvelée une fois, pour la même durée, le 2 septembre 2024. Par la présente requête, elle demande l'annulation de l'arrêté du 10 octobre 2024 par lequel la préfète de l'Oise a prolongé cette assignation à résidence pour une nouvelle période de quarante-cinq jours.
2. En premier lieu, les conditions de notification d'une décision sont sans incidence sur sa légalité. Par suite, l'absence de mention du nom de l'agent ayant notifié la décision d'assignation en litige, signée pour le préfet de Seine-et-Marne par Mme C, directrice de l'immigration et de l'intégration, est sans incidence sur sa légalité.
3. En second lieu, les moyens tirés d'un défaut de motivation et d'examen réel et sérieux, d'une erreur manifeste d'appréciation, d'une erreur de droit et d'une erreur de fait et de la méconnaissance des stipulations de l'article 8 de la Convention européenne de sauvegarde des droits de l'Homme et du paragraphe 1 de l'article 3 de la convention internationale des droits de l'enfant ne sont pas assortis des précisions suffisantes permettant d'en apprécier le bien-fondé et doivent, par suite, être écartés.
4. Il résulte de tout ce qui précède que la requête de Mme B doit être rejetée, y compris ses conclusions présentées au titre des articles L. 761-1 du code de justice administrative.
D É C I D E :
Article 1er : La requête de Mme B est rejetée.
Article 2 : Le présent jugement sera notifié à Mme A B et au préfet de Seine-et-Marne.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 4 mars 2025.
Le magistrat désigné,
Signé : D. Binet
La greffière,
Signé : N. Riellant
La République mande et ordonne au préfet de Seine-et-Marne en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées de pourvoir à l'exécution du présent jugement.
Pour expédition conforme,
La greffière,
Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2518706
**Sujet principal** : Recours contre une assignation à résidence imposant un pointage quotidien au commissariat, au motif que cette obligation est disproportionnée au regard de la situation professionnelle et familiale du requérant. **Juridiction** : Tribunal Administratif de Melun (12ème chambre, éloignement). **Solution retenue** : Le tribunal annule l'arrêté attaqué en tant qu'il impose une obligation de pointage quotidien, y compris les dimanches et jours fériés. Il juge que cette modalité, compte tenu de l'emploi à temps plein du requérant (coffreur) et de sa charge de famille (fille mineure et mère malade), n'est pas adaptée, nécessaire et proportionnée aux finalités de la mesure d'assignation à résidence. **Textes appliqués** : Articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA).
19/02/2026
Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2519125
Le Tribunal administratif de Melun (12ème chambre) a été saisi d'un recours pour excès de pouvoir contre un arrêté préfectoral d'éloignement. Le tribunal a annulé l'arrêté du préfet du Val-de-Marne du 16 décembre 2025, qui obligeait un ressortissant portugais à quitter le territoire français, lui refusait un délai de départ volontaire et prononçait une interdiction de retour. La juridiction a estimé que l'administration n'avait pas démontré que l'intéressé, qui réside et travaille légalement en France depuis plusieurs années et y a des attaches familiales, constituait une menace réelle, actuelle et suffisamment grave pour l'ordre public au sens des articles L. 251-1 et suivants du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA).
19/02/2026
Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2518549
Le Tribunal Administratif de Melun a statué sur un recours en excès de pouvoir contre le refus de l'OFII d'accorder des conditions matérielles d'accueil à un demandeur d'asile pakistanais. La juridiction a fait droit à l'exception de non-lieu à statuer, considérant que l'octroi rétroactif des conditions d'accueil par l'OFII avait implicitement abrogé la décision attaquée, privant le recours de son objet. Elle a toutefois prononcé l'admission provisoire du requérant au bénéfice de l'aide juridictionnelle, en application de l'article 20 de la loi du 10 juillet 1991.
18/02/2026
Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2518414
Le Tribunal Administratif de Melun a rejeté la requête de M. A... B... visant à annuler son assignation à résidence prononcée par le préfet du Val-de-Marne. Le tribunal a jugé que la mesure était légalement fondée sur une obligation de quitter le territoire français (OQTF) régulière, que l'assignation dans le Val-de-Marne était justifiée par l'absence de preuve d'un domicile stable ailleurs, et que l'obligation de pointage journalier n'était pas disproportionnée au regard du comportement du requérant. La décision s'appuie sur les dispositions de l'article L. 731-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
18/02/2026