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AccueilJurisprudence administrativeN° TA77-2502063

Tribunal Administratif de MELUN — Décision N° TA77-2502063

lundi 10 mars 2025

JuridictionTribunal Administratif de MELUN
SectionTribunal Administratif de MELUN
N° DossierTA77-2502063
TypeDécision
PublicationD
Avocat requérantACTIS AVOCATS

Résumé IA

Le Tribunal administratif de Melun, statuant en référé, a pris acte du désistement de M. C, ressortissant malien, de ses conclusions en suspension de la décision implicite de rejet de sa demande de titre de séjour. Cette décision était fondée sur le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Le juge a constaté que le préfet avait délivré un nouveau récépissé valable jusqu'au 20 mai 2025, rendant sans objet la demande de suspension. En conséquence, l'État a été condamné à verser 2 000 euros à M. C au titre des frais irrépétibles.

Texte intégral

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- le code de justice administrative.

Par une requête enregistrée le 13 février 2025 sous le n° 2502073, M. C a demandé l'annulation de la décision contestée.

La présidente du tribunal administratif de Melun a désigné M. Aymard, vice-président, pour statuer en tant que juge des référés en application de l'article L. 511-2 du code de justice administrative.

Après avoir, au cours de l'audience du 3 mars 2025, tenue en présence de Mme Aubret, greffière d'audience, présenté son rapport, et entendu les observations de Me Benzina, représentant le préfet du Val-de-Marne, qui maintient ses conclusions tendant au non-lieu à statuer.

Le requérant, dûment convoqué, n'était ni présent ni représenté.

Considérant ce qui suit :

1. M. C, ressortissant malien né le 11 mai 1985 à Yaguine (Région de Kayes), entré en France le 30 octobre 2015, a été autorisé par la préfète du Val-de-Marne, le 7 février 2023, à déposer une demande d'admission exceptionnelle au séjour par le travail. Il entendait faire valoir un emploi en contrat à durée indéterminée auprès de la société " Tip Top Net " de Rosny-sous-Bois (Seine-Saint-Denis) depuis le 1er mars 2015. Il s'est vu remettre trois récépissés de demande de titre de séjour, avec autorisation de travail, les 13 février 2023, pour six mois, 12 septembre 2023, pour trois mois, et 10 juillet 2014, pour trois autres mois. Le dernier récépissé n'a pas été renouvelé.

M. C a donc considéré qu'une décision implicite de rejet avait été opposée à sa demande, dont il a demandé la communication des motifs par une lettre reçue en préfecture le 24 janvier 2025. Par une requête enregistrée le 13 février 2025, il a demandé au présent tribunal l'annulation de cette décision et sollicite du juge des référés, par une requête du même jour, la suspension de son exécution. Postérieurement à sa requête, le préfet du Val-de-Marne a transmis à M. C un quatrième récépissé de demande de titre de séjour, valable jusqu'au 20 mai 2025.

Sur les conclusions sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative :

2. Aux termes de l'article L. 521-1 du code de justice administrative : " Quand une décision administrative, même de rejet, fait l'objet d'une requête en annulation ou en réformation, le juge des référés, saisi d'une demande en ce sens, peut ordonner la suspension de l'exécution de cette décision, ou de certains de ses effets, lorsque l'urgence le justifie et qu'il est fait état d'un moyen propre à créer, en l'état de l'instruction, un doute sérieux quant à la légalité de la décision ".

3. Dans son mémoire en réplique enregistré le 2 mars 2025, M. C a indiqué se désister des conclusions de sa requête présentées sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative. Rien ne s'oppose à ce qu'il lui en soit donné acte.

Sur les frais irrépétibles :

4. Il y a lieu, dans les circonstances de l'espèce, de mettre à la charge de l'Etat (préfet du Val-de-Marne) une somme de 2 000 euros qui sera versée à M. C en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

O R D O N N E :

Article 1er : Il est donné acte à M. C de son désistement des conclusions de sa requête présentées sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative.

Article 2 : L'Etat (préfète du Val-de-Marne) versera une somme de 2 000 euros à M. C en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Article 3 : La présente ordonnance sera notifiée à M. B C et au ministre d'Etat, ministre de l'intérieur.

Copie en sera communiquée au préfet du Val-de-Marne.

Le juge des référés,La greffière,

A : M. AymardA : S. Aubret

La République mande et ordonne au ministre d'Etat, ministre de l'intérieur en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme,

La greffière,

N°2502063

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