LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA77-2502995

Tribunal Administratif de MELUN — Décision N° TA77-2502995

jeudi 3 avril 2025

JuridictionTribunal Administratif de MELUN
SectionTribunal Administratif de MELUN
N° DossierTA77-2502995
TypeOrdonnance
PublicationD
Avocat requérantACTIS AVOCATS

Résumé IA

Le Tribunal administratif de Melun a rejeté la requête en référé de M. B, qui demandait d'enjoindre au préfet du Val-de-Marne d'examiner le renouvellement de sa carte de résident. Le juge a estimé que la demande faisait obstacle à l'exécution d'une décision implicite de rejet née du silence de l'administration, conformément aux articles R. 431-12, R. 432-1 et R. 432-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La condition d'utilité de la mesure sollicitée n'était donc pas remplie au sens de l'article L. 521-3 du code de justice administrative. Les conclusions accessoires fondées sur l'article L. 761-1 du même code ont également été rejetées.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête enregistrée le 3 mars 2025, M. A B, représenté par Me Gien, demande au juge des référés, sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative :

1°) d'enjoindre au préfet du Val-de-Marne d'examiner la demande de renouvellement de son titre de séjour et d'en fixer l'examen sans délai à compter de l'ordonnance à intervenir ;

2°) de mettre à la charge de l'État une somme de 900 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

M. B soutient que :

- il est entré en France en 2004 ; il a bénéficié d'une première carte de résident du

19 décembre 2004 au 18 décembre 2014 ; il a bénéficié d'un renouvellement de cette carte du

19 décembre 2014 au 18 décembre 2024 ; il est père de quatre enfants mineurs et français ; il a anticipé toutes les démarches nécessaires au renouvellement de son titre de séjour en déposant un dossier à cet effet le 30 septembre 2024 ; une attestation de prolongation d'instruction lui a été délivrée pour la période du 19 décembre 2024 au 18 février 2025 ; il n'a reçu aucune réponse à sa demande en dépit de ses relances ;

- la condition d'urgence est remplie dès lors qu'il s'agit d'un renouvellement, que l'attestation de prolongation d'instruction est parvenue à expiration, qu'il est désormais dans une situation irrégulière, qu'il est exposé à un risque d'éloignement ;

- la mesure sollicitée est utile pour la préservation de ses droits ;

- elle ne fait obstacle à l'exécution d'aucune décision administrative.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- le code de justice administrative.

Considérant ce qui suit :

1. Aux termes de l'article L. 521-3 du code de justice administrative : " En cas d'urgence et sur simple requête qui sera recevable même en l'absence de décision administrative préalable, le juge des référés peut ordonner toutes autres mesures utiles sans faire obstacle à l'exécution d'aucune décision ". Aux termes de l'article L. 522-3 du même code : " Lorsque la demande ne présente pas un caractère d'urgence ou lorsqu'il apparaît manifeste, au vu de la demande, que celle-ci ne relève pas de la compétence de la juridiction administrative, qu'elle est irrecevable ou qu'elle est mal fondée, le juge des référés peut la rejeter par une ordonnance motivée sans qu'il y ait lieu d'appliquer les deux premiers alinéas de l'article L. 522-1. ".

2. Il ressort des écritures et des pièces jointes à la requête que M. B a pu effectivement présenter sa demande de renouvellement de sa carte de résident le

30 septembre 2024 ainsi qu'il résulte de l'attestation de confirmation du dépôt d'une demande de renouvellement de titre de séjour versée au dossier. En vertu des dispositions combinées des articles R. 431-12, R. 432-1 et R. 432-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, et à défaut de décision explicite prise dans ce délai, cette demande doit être regardée comme ayant été implicitement rejetée par le préfet du Val-de-Marne à l'issue d'un délai de

quatre mois suivant cette présentation. Par suite, ce délai étant expiré, la demande tendant à enjoindre au préfet du Val-de-Marne d'examiner la demande de renouvellement de la carte de résident de M. B est de nature à faire obstacle à l'exécution de cette décision implicite de rejet. Les conclusions aux fins d'injonction et d'astreinte présentées par M. B doivent en conséquence être rejetées.

3. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce qu'il soit fait droit aux conclusions que M. B présente sur leur fondement à l'encontre de l'Etat qui n'est pas la partie perdante dans la présente instance.

O R D O N N E :

Article 1er : La requête de M. B est rejetée.

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. A B.

Fait à Melun, le 3 avril 2025.

La juge des référés,

Signé : C. Ledamoisel

La République mande et ordonne au ministre d'Etat, ministre de l'intérieur en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme,

La greffière,

← Retour aux décisions