LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA77-2503128

Tribunal Administratif de MELUN — Décision N° TA77-2503128

vendredi 27 mars 2026

JuridictionTribunal Administratif de MELUN
SectionTribunal Administratif de MELUN
N° DossierTA77-2503128
TypeOrdonnance
RecoursPlein contentieux
Avocat requérantCRECY NICOLAS

Résumé IA

Le Tribunal Administratif de Melun, statuant par ordonnance, constate qu'il n'y a plus lieu de statuer sur la demande d'annulation et d'injonction relative au refus de restitution d'un permis de conduire, car le titre a été délivré au requérant postérieurement à son recours, rendant ces conclusions sans objet (article R. 222-1 du code de justice administrative). La demande de condamnation de l'Etat au paiement d'une somme au titre de l'article L. 761-1 du même code est rejetée. Le litige principal portait sur la décision de refus de l'ANTS, devenue sans suite du fait de la délivrance ultérieure du permis.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête enregistrée le 5 mars 2025, M. A... B..., représenté par Me Crécy, demande au tribunal :

1°) d’annuler la décision portant refus de lui restituer son permis de conduire, prise par l’agence nationale des titres sécurisés (ANTS) le 5 mars 2025 ;

2°) d’enjoindre à l’ANTS et au préfet de Seine-et-Marne de lui restituer son permis de conduire sous 48 heures à compter de la notification du jugement à intervenir ;

3°) de condamner l’Etat à lui payer la somme de 1 200 euros au titre de l’article L.761-1 du code de justice administrative.


Par un mémoire en défense, enregistré le 4 juillet 2025, la directrice générale de l’ANTS conclut à titre principal au non-lieu à statuer en faisant valoir qu’un permis de conduire lui a été délivré le 18 mars 2025 et remis le 31 mars suivant.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu le code de justice administrative.


Considérant ce qui suit :

1. Aux termes de l’article R. 222-1 du code de justice administrative : « (…) les présidents de formation de jugement des tribunaux (…) peuvent, par ordonnance : (…) / 3° Constater qu'il n'y a pas lieu de statuer sur une requête ; (…) / 5° Statuer sur les requêtes qui ne présentent plus à juger de questions autres que la condamnation prévue à l'article L. 761-1 ou la charge des dépens (…) ».

2. Il résulte de l’instruction que M. A... B..., né le 11 novembre 1969, a fait l’objet d’une suspension de son permis de conduire pour une durée de 6 mois par décision du tribunal judiciaire de Meaux en date du 3 janvier 2025. Le requérant a formé une demande de restitution de son permis de conduire le 13 février 2025, ce qui lui a été refusé par courriel du 5 mars 2025 au motif qu’une contrainte de date nécessaire à l’obtention du titre n’était pas respectée. Par la requête susvisée, M. B... demande l’annulation de cette décision.

3. En défense, la directrice générale de l’agence nationale des titres sécurisés (ANTS) soutient sans être contredite qu’il a été fait droit à la demande du requérant par le service instructeur du ministère de l’Intérieur le 18 mars 2025 et que M. B... est en possession de son permis de conduire depuis le 31 mars 2025. Cette assertion figure dans le mémoire en défense qui a été régulièrement communiqué le 8 juillet 2025 au conseil du requérant qui n’a pas jugé utile de répliquer depuis cette date. Il s’en déduit que les conclusions à fin d’annulation et d’injonction contenues dans la requête de M. B... sont devenues sans objet ; il n’y a donc plus lieu d’y statuer en application du 3° de l’article R. 222-1 précité du code de justice administrative.

4. D’autre part, aux termes de l’article L. 761-1 du code de justice administrative : « Dans toutes les instances, le juge condamne la partie tenue aux dépens ou, à défaut, la partie perdante, à payer à l'autre partie la somme qu'il détermine, au titre des frais exposés et non compris dans les dépens. Les parties peuvent produire les justificatifs des sommes qu'elles demandent et le juge tient compte de l'équité ou de la situation économique de la partie condamnée. Il peut, même d'office, pour des raisons tirées des mêmes considérations, dire qu'il n'y a pas lieu à cette condamnation. » Dans les circonstances de l’espèce, il n’y a pas lieu de faire application de ces dispositions en mettant à la charge de l’Etat la somme que demande M. B... au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.


O R D O N N E :


Article 1er : Il n’y a plus lieu de statuer sur les conclusions à fin d’annulation et d’injonction contenues dans la requête de M. B....

Article 2 : Le surplus des conclusions de la requête de M. B... est rejeté.

Article 3 : La présente ordonnance sera notifiée à M. A... B..., à la directrice générale de l’agence nationale des titres sécurisés (ANTS) et au ministre de l’Intérieur.


Fait à Melun, le 27 mars 2026.


Le président de la 11ème chambre,



C. FREYDEFONT


La République mande et ordonne au ministre de l’Intérieur, en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme,
La greffière,

Décisions similaires

TA44Plein contentieux

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2520806

Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de Mme B... A... comme manifestement irrecevable. La requérante contestait le refus de la commission d’accès aux documents administratifs de lui communiquer le dossier personnel de son arrière-grand-père. Saisi en plein contentieux, le tribunal a constaté que la requête n'était pas accompagnée de la décision attaquée et que Mme B... A..., résidant en Algérie, n'avait pas élu domicile sur le territoire national comme l'exige l'article R. 431-8 du code de justice administrative. Malgré une demande de régularisation restée sans effet, ces vices n'ont pas été corrigés, justifiant le rejet sur le fondement de l'article R. 222-1 du même code.

01/06/2026

TA44Plein contentieux

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2609206

Le Tribunal Administratif de Nantes, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. A... qui demandait d’enjoindre au ministre de l’intérieur de lui délivrer un certificat d’immatriculation pour son véhicule. Le juge a estimé que la mesure sollicitée était manifestement irrecevable car elle aurait pour effet de faire obstacle à l’exécution de la décision administrative de refus d’immatriculation déjà prise. En conséquence, la requête a été rejetée sans instruction ni audience, en application de l’article L. 522-3 du même code.

01/06/2026

TA63Plein contentieux

Tribunal Administratif de Clermont-Ferrand — N° TA63-2601156

Le Tribunal Administratif de Clermont-Ferrand a été saisi par M. A... d’une requête en plein contentieux visant à contester le rejet implicite de sa demande de communication des listes électorales des communes du Puy-de-Dôme et à obtenir une injonction de transmission. Le requérant s’est désisté de son instance par un mémoire du 25 avril 2026, désistement pur et simple. Par ordonnance du 1er juin 2026, la présidente du tribunal a donné acte de ce désistement en application de l’article R. 222-1 du code de justice administrative. Aucune décision au fond n’a donc été rendue sur la légalité du refus préfectoral.

01/06/2026

TA63Plein contentieux

Tribunal Administratif de Clermont-Ferrand — N° TA63-2601189

Le Tribunal administratif de Clermont-Ferrand a rejeté l'opposition formée par Mme A... contre une contrainte émise par France Travail pour le recouvrement d'un indu d'allocation solidarité spécifique de 3 463,33 euros. La requérante invoquait sa bonne foi et sa situation de précarité financière, mais ces moyens ont été jugés inopérants dans le cadre d'une opposition à contrainte. En application du 7° de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, la requête a été rejetée sans débat contradictoire.

01/06/2026

← Retour aux décisions