mardi 14 février 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif de VERSAILLES |
| Section | Tribunal Administratif de VERSAILLES |
| N° Dossier | TA78-2102361 |
| Type | Décision |
| Recours | Interprétation |
| Formation | 5ème chambre |
| Avocat requérant | CABINET LAGHOUTARIS |
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 19 mars 2021, M. D C et Mme B A, représentés par le cabinet Laghoutaris , demandent au tribunal:
1°) de prononcer la décharge des cotisations de taxe foncière et de taxe d'habitation auxquelles ils ont été assujettis au titre des années 2017, 2018 et 2019, à raison d'une maison dont ils sont propriétaires au 29 allée de Pompadour à Meulan-en-Yvelines ;
2°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 5 760 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative ;
Ils soutiennent que :
- la procédure est entachée d'irrégularités :
- la décision de rejet de leur réclamation au titre de l'année 2017 n'a pas fait l'objet d'une remise effective ;
- l'administration n'a pas adressé à leur avocat la lettre de rejet de leur réclamation en date du 21 janvier 2021 en méconnaissance des prévisions de la doctrine publiée sous la référence CF-IOR-10-30-20140227 ;
- l'administration fiscale a méconnu les dispositions de l'article L 57 du livre des procédures fiscales en omettant de motiver en droit et en fait la proposition de rectification ;
- l'administration fiscale a méconnu les dispositions de l'article L.76 B du livre des procédures fiscales ; elle s'est en effet abstenue de communiquer l'ensemble des documents qu'elle a utilisés pour déterminer la valeur locative du bien ;
- la détermination de la valeur du bien en application de la méthode d'évaluation par comparaison n'est pas pertinente en ce qu'elle ne retient ni des cessions contemporaines ou suffisamment proches, ni des cessions en nombre suffisant de biens similaires en fait et en droit ;
- les caractéristiques du bien retenus par l'administration ne reflètent pas la réalité :
- les surfaces retenues sont erronées ;
- le coefficient d'entretien de 1.5 est supérieur au coefficient maximum fixé par le barème de l'article 324 Q du code général des impôts,
- les coefficients de situation de + 0,05% ne sont pas justifiés ;
- les locaux de référence retenus par l'administration fiscale pour évaluer la valeur locative de son immeuble ne sont pas pertinents ;
- la catégorie 4M retenue pour classer l'immeuble n'est pas appropriée ;
- le calcul de la surface pondérée méconnait les articles 324 M de l'annexe III et 324 N à 324 S du code général des impôts.
Par un mémoire en défense, enregistrés le 30 juin 2021, le directeur départemental des finances publiques des Yvelines conclut au rejet de la requête.
Il soutient que :
- la réclamation portant sur les cotisations de taxe foncière et d'habitation pour l'année 2017 a fait l'objet d'une décision de rejet du 12 septembre 2017 de sorte que les conclusions aux fins de décharge sont tardives ;
- la requête est tardive en tant qu'elle concerne la taxe foncière et la taxe d'habitation au titre de l'année 2018 dès lors que la réclamation préalable a été présentée au-delà du délai prévu par l'article R. 196-2 du livre des procédures fiscales ;
- les moyens ne sont pas fondés.
Par ordonnance du 20 décembre 2022, la clôture d'instruction a été fixée au 20 janvier 2023.
Vu les autres pièces du dossier ;
Vu :
- le code général des impôts et le livre des procédures fiscales ;
- le code de justice administrative.
Le président a dispensé la rapporteure publique, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Le rapport de Mme E a été entendu au cours de l'audience publique.
Considérant ce qui suit :
1. Par réclamation préalable du 30 décembre 2020, M. C et Mme A ont sollicité de l'administration fiscale la décharge des cotisations de taxe foncière sur les propriétés bâties et de taxe d'habitation au titre des années 2017 à 2019, auxquelles ils ont été assujettis à raison d'une maison d'habitation située au 29 allée de Pompadour à Meulan sur Seine. Par décision du 21 janvier 2021, le service a rejeté leur demande. Par leur requête, M. C et Mme A demandent au tribunal de prononcer la décharge des cotisations de taxe foncière et de taxe d'habitation ainsi mises à leur charge.
Sur la régularité de la procédure d'imposition :
2. Aux termes de l'article L. 57 du livre des procédures fiscales : " L'administration adresse au contribuable une proposition de rectification qui doit être motivée de manière à lui permettre de formuler ses observations ou de faire connaître son acceptation. / () Lorsque l'administration rejette les observations du contribuable sa réponse doit également être motivée. ". Aux termes de l'article L. 76 B du même livre : " L'administration est tenue d'informer le contribuable de la teneur et de l'origine des renseignements et documents obtenus de tiers sur lesquels elle s'est fondée pour établir l'imposition faisant l'objet de la proposition prévue au premier alinéa de l'article L. 57 ou de la notification prévue à l'article L. 76. Elle communique, avant la mise en recouvrement, une copie des documents susmentionnés au contribuable qui en fait la demande ". En application de ces dispositions, il incombe à l'administration, quelle que soit la procédure d'imposition mise en œuvre, et au plus tard avant la mise en recouvrement, d'informer le contribuable dont elle envisage soit de rehausser, soit d'arrêter d'office les bases d'imposition, de l'origine et de la teneur des renseignements obtenus auprès de tiers, qu'elle a utilisés pour fonder les impositions, avec une précision suffisante pour permettre à l'intéressé, notamment, de demander que les documents qui, le cas échéant, contiennent ces renseignements, soient mis à sa disposition avant la mise en recouvrement des impositions qui en procèdent.
3. En premier lieu, les requérants se prévalent de l'article L. 57 du livre des procédures fiscales et des prévisions de la doctrine publiée sous la référence CF-IOR-10-30-20140227 pour soutenir que le service n'avait pas adressé le rejet de la réclamation contentieuse à leur mandataire bafouant ainsi leur droit et demande. Toutefois, d'une part, n'est pas en cause en l'espèce une procédure de rectification ou d'imposition d'office et, d'autre part, et en tout état de cause, il ne résulte pas de l'instruction que le mandat consenti au cabinet Laghoutaris signé le 30 mars 2020 ait été communiqué à l'administration. Dès lors, le moyen ainsi soulevé ne peut qu'être écarté, alors au demeurant que les contribuables ne peuvent utilement invoquer sur le fondement de l'article L. 80 A du livre des procédures fiscales la doctrine administrative relative à la procédure d'imposition.
4. En second lieu, si M. C et Mme A invoquent la méconnaissance, d'une part, de l'obligation de motivation à laquelle l'administration est soumise en matière de proposition de rectification et, d'autre part, de l'obligation d'information sur la teneur et l'origine des renseignements et de communication des documents obtenus auprès de tiers pour fonder l'imposition, en méconnaissance respectivement des articles L. 57 et L. 76 B du livre des procédures fiscales, ces moyens ne peuvent qu'être écartés comme inopérants dès lors que, comme il a été dit au point 3, les contribuables n'ont fait l'objet d'aucune procédure de rectification.
Sur le bien-fondé des impositions :
En ce qui concerne les surfaces retenues
5. Les requérants n'apportent aucun élément de nature à établir que la surface des locaux retenue pour le calcul de la cotisation de taxe foncière aurait été surévaluée. Dans ces conditions, le moyen tiré de ce que l'administration aurait commis une erreur dans le calcul de la surface de l'ensemble immobilier à raison duquel elle a été assujetti à la taxe foncière au titre de l'année 2019 doit être écarté.
En ce qui concerne le rattachement catégoriel et l'évaluation par comparaison
6. En application des dispositions combinées des articles 1388 et 1409 du code général des impôts, la taxe foncière sur les propriétés bâties et la taxe d'habitation sont établies d'après la valeur locative cadastrale déterminée conformément aux principes définis en particulier par les articles 1494 à 1508. Aux termes de l'article 1495 de ce code : " Chaque propriété () est appréciée d'après sa consistance, son affectation, sa situation et son état, à la date de l'évaluation ". L'article 1496 du même code dispose : " I. La valeur locative des locaux affectés à l'habitation ou servant à l'exercice soit d'une activité salariée à domicile, soit d'une activité professionnelle non commerciale au sens du 1 de l'article 92 est déterminée par comparaison avec celle de locaux de référence choisis, dans la commune, pour chaque nature et catégorie de locaux. / II. La valeur locative des locaux de référence est déterminée d'après un tarif fixé, par commune ou secteur de commune, pour chaque nature et catégorie de locaux, en fonction du loyer des locaux loués librement à des conditions de prix normales et de manière à assurer l'homogénéité des évaluations dans la commune et de commune à commune. / II. Le tarif est appliqué à la surface pondérée du local de référence, déterminée en affectant la surface réelle de correctifs fixés par décret et destinés à tenir compte de la nature des différentes parties du local, ainsi que de sa situation, de son importance, de son état et de son équipement. () ". Enfin, les articles 324 H et 324 J de l'annexe III au même code disposent, respectivement, que : " I. Pour les maisons individuelles et les locaux situés dans un immeuble collectif, la classification communale est établie à partir d'une nomenclature type comportant huit catégories, en adaptant aux normes locales de construction les critères généraux mentionnés au tableau ci-après () " et " Des locaux de référence sont choisis par nature de construction pour illustrer chacune des catégories de la classification communale et servir de termes de comparaison () ".
7. En l'espèce, compte tenu du confort et des caractéristiques générales de la maison d'habitation située au 29 allée de Pompadour à Meulan sur Seine, dont M. C et Mme A sont propriétaires, et par comparaison avec une maison d'habitation située au 8 rue Maurice Berteaux dans la même commune, local-type n°8, l'administration fiscale a décidé de la classer dans la catégorie " 4M " de la commune, laquelle regroupe " des constructions de belle apparence édifiées avec des matériaux de bonne qualité, un nombre de pièces important et des équipements modernes complets ".
8. Il résulte de l'instruction, en particulier de la déclaration " H1 " remplie par M. C, que le bien immobilier en cause correspond à une maison d'habitation d'une surface totale de 171 m², comportant trois pièces de réception diverses ou salles à manger, 5 chambres et autres pièces habitables, une cuisine d'une surface de plus de 9 m² et deux salles d'eau. En outre, la même déclaration indique que cette maison d'habitation, édifiée en 1999, est construite en aggloméré, que les toitures sont en zinc ou en aluminium, qu'elle est d'un état d'entretien assez bon, et possède l'eau courante, le gaz, l'électricité, le chauffage, le tout-à-l'égout et plusieurs installations sanitaires. Elle dispose également d'un garage, de caves ou équipements analogues et d'une terrasse. Dans ces conditions, il ne résulte pas de l'instruction que l'administration fiscale aurait commis une erreur en classant le bien immobilier sis 29 allée de Pompadour, dans la catégorie " 4M " de la commune de Meulan sur Seine. Par ailleurs, les requérants ne proposent aucun autre local-type relevant d'une autre catégorie qui serait pertinent dans le cadre de la méthode de comparaison prévue par les dispositions précitées de l'article 1496 du code général des impôts.
9. En outre, si les requérants soutiennent que le local-type n°8, auquel l'administration fiscale a comparé leur bien immobilier et qui est également classé dans la catégorie " 4M " de la commune de Meulan sur Seine, n'est pas comparable avec le bien immobilier en cause, aucune pièce versée au dossier ne permet de l'établir. En tout état de cause, cette circonstance, à la supposer même établie, est sans incidence sur le litige dès lors que, tel qu'il a été dit au point précédent, il ne résulte pas de l'instruction que l'administration fiscale aurait commis une erreur en classant le bien immobilier en cause dans la catégorie " 4M " de la commune. Il en va de même s'agissant du local-type n°8, situé au 8 rue Maurice Berteaux, également classé dans la catégorie " 4M " de la commune.
En ce qui concerne les correctifs d'ensemble
10. En premier lieu, aux termes du premier alinéa de l'article 324 P de l'annexe III au code général des impôts : " La surface pondérée comparative de la partie principale () est affectée d'un correctif d'ensemble destiné à tenir compte, d'une part, de l'état d'entretien de la partie principale en cause, d'autre part, de sa situation. Ce correctif est égal à la somme algébrique des coefficients définis aux articles 324 Q et 324 R. ". En vertu du barème figurant à l'article 324 Q de la même annexe, les coefficients d'entretien de 1.20, 1.10, 1, 0.90 et 0.80 correspondent respectivement à des états " Bon - Construction n' ayant besoin d'aucune réparation / Assez bon - Construction n'ayant besoin que de petites réparations / Passable - Construction présentant, malgré un entretien régulier, des défauts permanents dus à la vétusté, sans que ceux-ci compromettent les conditions élémentaires d'habitabilité / Médiocre - Construction ayant besoin de réparations d'une certaine importance, encore que localisées / Mauvais - Construction ayant besoin de grosses réparations dans toutes ses parties ". Enfin, aux termes de l'article 324 R de la même annexe : " Le coefficient de situation est égal à la somme algébrique de deux coefficients destinés à traduire, le premier, la situation générale dans la commune, le second, l'emplacement particulier. APPRECIATION DE LA SITUATION (générale ou particulière) / COEFFICIENT de situation générale / COEFFICIENT de situation particulière. / Situation excellente, offrant des avantages notoires sans inconvénients marquants : / + 0,10 / + 0,10. / Situation bonne, offrant des avantages notoires en partie compensés par certains inconvénients : / + 0,05 / + 0,05. / Situation ordinaire, n'offrant ni avantages ni inconvénients ou dont les uns et les autres se compensent : 0 / 0. / Situation médiocre, présentant des inconvénients notoires en partie compensés par certains avantages : / - 0,05 / - 0,05 / Situation mauvaise, présentant des inconvénients notoires sans avantages particuliers : / - 0,10 / - 0,10. / Le coefficient de situation particulière tient compte notamment de la présence ou de l'absence de dépendances non bâties. ".
11. Les requérants soutiennent que le coefficient de 1.25 au titre de l'état d'entretien n'est pas justifié et est supérieur au maximum autorisé par le barème figurant à l'article 324 Q précité. Toutefois, il résulte de l'instruction que l'administration a appliqué au bien en cause le coefficient 1.20, correspondant à une construction en bon état n'ayant besoin d'aucune réparation. Si les requérants ont estimé dans le formulaire H1 que leur bien relevait du barème " assez bon " correspondant un coefficient de 1.10, ils n'apportent aucun élément de nature à démontrer que l'administration aurait commis une erreur sur ce point. Par ailleurs, le coefficient de situation générale a été fixé à + 0.05 correspondant à une " situation bonne, offrant des avantages notoires en partie compensés par certains inconvénients " alors que le coefficient de situation de particulière a été fixé à 0. Le coefficient de 1.25 retenu par l'administration correspond à la somme des coefficients d'entretien et de situation. Ainsi, c'est à tort que les requérants font valoir que le coefficient attribué à leur bien est supérieur au maximum autorisé par l'article précité.
12. En second lieu, aux termes de l'article 324N du code général des impôts : " La surface des éléments de la maison visés au b du I de l'article 324 L et celle des éléments, autres que les pièces et leurs annexes, visés au II du même article sont affectées d'un coefficient de pondération variable de 0,2 à 0,6 pour tenir compte du service rendu par chaque élément dans le cadre de la valeur d'usage du local. / La surface pondérée brute ainsi obtenue est arrondie au mètre carré inférieur. / Toutefois cette disposition ne s'applique pas aux éléments sus-indiqués qui relèvent de la classification spéciale prévue au II de l'article 324 H. ".
13. Les requérants contestent les surfaces et les coefficients de pondération retenus de 0.6, 0.4, 0.2 appliqués respectivement au garage de 63m², à la cave de 33m² et à la terrasse de 44m² en se prévalant d'un tableau des surfaces établi par un géomètre le 14 novembre 2016. Toutefois, il résulte de l'instruction que les superficies retenues par le service sont celles mentionnées par M. C dans le formulaire H1 qu'il a lui-même signé le 17 novembre 2016. En outre, les requérants n'apportent aucun élément permettant de remettre en cause le coefficient de pondération retenu par l'administration. Enfin, les requérants ne critiquent pas utilement la valeur locative au m² du local de référence, la valeur locative de la piscine, la valeur locative brute et la base d'imposition de la taxe foncière. Dès lors, le moyen doit être écarté.
14. Il résulte de tout ce qui précède, et sans qu'il soit besoin d'examiner les fins de non-recevoir opposées par l'administration fiscale, que M. C et Mme A ne sont pas fondés à demander la décharge des cotisations de taxe foncière sur les propriétés bâties et de taxe d'habitation qui leur ont été assignées au titre des années 2017, 2018, 2019.
Sur les frais liés au litige :
15. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce que soit mise à la charge de l'Etat, qui n'est pas la partie perdante pour l'essentiel dans la présente instance, la somme que demandent les requérants au titre des frais exposés et non compris dans les dépens.
D E C I D E :
Article 1er : La requête de M. C et Mme A est rejetée.
Article 2 : Le présent jugement sera notifié à M. D C et Mme B A et au directeur départemental des finances publiques des Yvelines.
Délibéré après l'audience du 31 janvier 2022, à laquelle siégeaient :
M. Delage, président,
Mme Winkopp-Toch, première conseillère,
M. Thivolle , conseiller,
Rendu public par mise à disposition au greffe le 14 février 2023 .
La rapporteure,
Signé
A. E
Le président,
Signé
Ph. Delage La greffière,
Signé
V. Retby
La République mande et ordonne au ministre de l'économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
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Le Tribunal Administratif de Strasbourg a été saisi par M. B... d’une demande d’injonction, sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative, visant à contraindre le préfet du Bas-Rhin à instruire les demandes de titres de voyage pour ses filles mineures. Le tribunal a rejeté la requête, estimant que la mesure sollicitée ferait obstacle à l’exécution d’une décision administrative implicite de rejet née du silence gardé par l’administration pendant deux mois, conformément aux articles L. 231-1 et L. 231-4 du code des relations entre le public et l’administration. Il a également jugé que la condition d’urgence n’était pas caractérisée, les circonstances invoquées par le requérant ne suffisant pas à l’établir.
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Le Tribunal Administratif de Versailles a rejeté la requête d'un ressortissant algérien contestant le refus de titre de séjour, l'obligation de quitter le territoire (OQTF) et le délai de départ volontaire. Le tribunal a jugé que le préfet des Yvelines était compétent pour signer les décisions contestées et que le refus de titre de séjour, fondé sur l'absence de contrat de travail visé par l'administration, était légal. La décision s'appuie sur les dispositions de l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968 et du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA).
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