LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsNos servicesBlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes. C'est gratuit, et vos coordonnées ne sont transmises qu'avec votre accord.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation entre particuliers et avocats. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Nos services
  • Trouver un avocat
  • Calculateurs juridiques
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Nos services
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA78-2209807

Tribunal Administratif de VERSAILLES — Décision N° TA78-2209807

mardi 25 mars 2025

JuridictionTribunal Administratif de VERSAILLES
SectionTribunal Administratif de VERSAILLES
N° DossierTA78-2209807
TypeDécision
FormationMagistrat Kaczynski

Résumé IA

Le Tribunal administratif de Versailles a déchargé Mme A de la taxe d'habitation à laquelle elle était assujettie au titre de 2021 pour un logement à Viry-Châtillon. La requérante contestait l'imposition en soutenant que le logement était utilisé par son entreprise de location meublée de courte durée, et non à titre personnel. Le tribunal a jugé que, bien que l'administration ait considéré le bien comme une résidence secondaire, les preuves de location via Airbnb (138 locations en 2021) et la déclaration en mairie établissaient un usage professionnel. Il a appliqué les articles 1407 et 1408 du code général des impôts, écartant l'absence de déclaration de chiffre d'affaires comme sans incidence sur la réalité de l'usage.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête et un mémoire, enregistrés le 27 décembre 2022 et le 28 juin 2023, Mme B A demande au tribunal la décharge de la cotisation de taxe d'habitation à laquelle elle a été assujettie au titre de l'année 2021 dans les rôles de la commune de Viry-Châtillon (Essonne).

Elle soutient que :

- elle n'est pas la locataire du logement en cause ;

- son entreprise de location de courte durée en meublé a bien une activité.

Par un mémoire en défense enregistré le 28 juin 2023, le directeur départemental des finances publiques des Yvelines conclut au rejet de la requête.

Il soutient que la requérante ne justifie pas de l'activité de son entreprise.

Vu les autres pièces du dossier

Vu :

- le code général des impôts et le livre des procédures fiscales ;

- le code de justice administrative.

La présidente du tribunal a désigné M. Kaczynski, premier conseiller, en application de l'article R. 222-13 du code de justice administrative.

Le magistrat désigné a dispensé la rapporteure publique, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Ont été entendus au cours de l'audience publique :

- le rapport de M. Kaczynski, rapporteur ;

- et les observations de Mme A.

Considérant ce qui suit :

1. Aux termes de l'article 1407 du code général des impôts dans sa rédaction applicable au litige : " I. - La taxe d'habitation est due : / 1° Pour tous les locaux meublés affectés à l'habitation " et aux termes de l'article 1408 du même code : " I. - La taxe est établie au nom des personnes qui ont, à quelque titre que ce soit, la disposition ou la jouissance des locaux imposables ".

2. L'administration ayant considéré que le logement sis 6, allée Sully à Viry-Châtillon constituait la résidence secondaire de Mme A, l'a imposée à la taxe d'habitation au titre de l'année 2021. Toutefois, comme le fait valoir la requérante, le bail de location est conclu non à son nom propre, mais à celui de son entreprise, qui exerce l'activité de location meublée de courte durée, " Wonder Location ". Cette activité a fait l'objet d'une déclaration en mairie et cette déclaration indique que le logement est proposé à la location toute l'année. L'offre de location figurait sur le site de location spécialisé " Airbnb " et il a été loué à 138 reprises durant l'année 2021, comme il ressort du récapitulatif établi par cet intermédiaire. Si l'administration soutient que Mme A n'a déclaré aucun chiffre d'affaires, ni aucun revenu tiré de cette activité et ne s'est pas acquittée de la taxe de séjour, ces circonstances sont sans incidence sur la réalité de l'usage qui est fait de ce logement par l'intéressée, pour les besoins de son activité professionnelle de loueur. Dès lors c'est à tort que l'administration a considéré que Mme A avait la disposition à titre personnel, en tant que résidence secondaire, du logement en cause. Par suite, elle est fondée à demander la décharge de l'imposition litigieuse.

D É C I D E :

Article 1er : Mme A est déchargée de la cotisation de taxe d'habitation à laquelle elle a été assujettie au titre de l'année 2021 dans les rôles de la commune de Viry-Châtillon à raison d'un logement sis au 6, allée Sully.

Article 2 : Le présent jugement sera notifié à Mme B A et au directeur départemental des finances publiques des Yvelines.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 25 mars 2025.

Le magistrat désigné,

Signé

D. Kaczynski

La greffière,

Signé

Y. Boulbaroud

La République mande et ordonne au ministre du budget et des comptes publics, en ce qui le concerne, ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution du présent jugement.

N°2209807

Décisions similaires

TA78Plein contentieux

Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2300511

Le Tribunal administratif de Versailles a rejeté la requête de M. B, qui demandait la décharge de la taxe d'habitation due au titre de l’année 2022 pour sa résidence secondaire à Viry-Châtillon. Le requérant invoquait la nécessité professionnelle de disposer de ce logement pour réduire ses trajets domicile-travail. Le tribunal a jugé que cette circonstance, bien que compréhensible, ne constitue pas un motif d’exonération au sens des articles 1407 et 1408 du code général des impôts. La solution retenue est le rejet de la demande, confirmant l’imposition.

20/05/2025

TA78Plein contentieux

Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2404443

Le Tribunal administratif de Versailles a rejeté la requête de M. B, qui demandait la décharge de la taxe foncière sur les propriétés bâties pour les années 2021 et 2022. Le requérant sollicitait l’exonération temporaire de deux ans prévue à l’article 1383 du code général des impôts pour une construction achevée en janvier 2019. Le tribunal a jugé que M. B n’avait pas justifié avoir déposé la déclaration H1 dans le délai de quatre-vingt-dix jours suivant l’achèvement, condition posée par l’article 1406 du même code. En conséquence, la demande a été rejetée.

20/05/2025

TA78Plein contentieux

Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2404939

Le Tribunal administratif de Versailles rejette la requête de l'association France terre d'asile, qui demandait la décharge de la taxe d'habitation à laquelle elle a été assujettie en 2023 pour des logements situés à Élancourt. La solution retenue est fondée sur le non-respect par l'association des obligations déclaratives prévues aux articles 322 et 322 bis de l'annexe III au code général des impôts, condition nécessaire pour bénéficier de l'exonération prévue à l'article 1414 du code général des impôts. Le tribunal écarte les moyens de l'association, jugeant que la possession d'un agrément ou le caractère inédit du refus sont sans incidence sur le bien-fondé de l'imposition.

← Retour aux décisions

20/05/2025

TA78Plein contentieux

Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2403171

Le Tribunal Administratif de Versailles a statué sur la requête de M. et Mme B contestant leurs cotisations de taxe foncière sur les propriétés bâties pour les années 2016 à 2023, en raison d’un désaccord sur la surface de leur bien (68 m² revendiqués contre 76,30 m² retenus par l’administration). Le tribunal a constaté que le dégrèvement accordé par l’administration pour les années 2016 et 2017 rendait sans objet les conclusions correspondantes. Sur le fond, il a rejeté le surplus des conclusions, jugeant que la surface réelle de 76,30 m², établie par un constat de géomètre du cadastre non sérieusement contesté, devait être retenue, et que la surface de 68 m² invoquée par les requérants correspondait à une surface corrigée au sens de la loi Carrez, sans incidence fiscale. La décision s’appuie sur les articles 1494, 1495 et 1496 du code général des impôts.

20/05/2025