lundi 17 mars 2025
| Juridiction | Tribunal Administratif de VERSAILLES |
| Section | Tribunal Administratif de VERSAILLES |
| N° Dossier | TA78-2302471 |
| Type | Décision |
| Formation | Présidente Rollet-Perraud |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et un mémoire, enregistrées les 27 mars 2023 et 2 avril 2024, M. A B, représenté par Me Lesage, demande au tribunal :
1°) d'annuler la décision implicite par laquelle le ministre de l'intérieur a refusé d'opérer le rétablissement au capital de son permis de conduire des points retirés en raison de l'infraction commise le 6 janvier 2019 à la suite de l'annulation du titre exécutoire d'amende forfaitaire majorée y afférent ;
2°) d'enjoindre à l'administration de restituer les trois points en cause ;
3°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 1 200 euros au titre des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Il soutient que 3 points ont été retirés du capital de points de son permis de conduire à la suite d'une infraction commise le 6 janvier 2019, qu'il a formé une réclamation sur le fondement de l'article 530 du code de procédure pénale qui a donné lieu à l'annulation de l'amende forfaitaire majorée émise à son encontre, qu'il a demandé le 28 novembre 2022 au bureau national des droits à conduire le rétablissement des trois points retirés et qu'une décision implicite de rejet de sa demande est née le 29 janvier 2023 ; que cette décision de retrait est manifestement illégale, en ce qu'elle est intervenue à la suite d'une infraction dont la réalité n'est pas établie et qui ne lui est pas imputable.
Par un mémoire en défense, enregistré le 22 juin 2023, le ministre de l'intérieur et des outre-mer conclut au non-lieu à statuer sur la requête.
Il fait valoir que le relevé d'information intégral édité au 22 juin 2023 ne mentionne aucune infraction commise le 6 janvier 2019.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code de la route ;
- le code de justice administrative.
La présidente du tribunal a désigné Mme Rollet-Perraud, vice-présidente, en application de l'article R. 222-13 du code de justice administrative.
La magistrate désignée a dispensé la rapporteure publique, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Le rapport de Mme Rollet-Perraud a été entendu au cours de l'audience publique.
Considérant ce qui suit :
1. Par la présente requête, M. B demande au tribunal d'annuler la décision implicite par laquelle le ministre de l'intérieur a refusé d'opérer le rétablissement au capital de son permis de conduire des points retirés en raison de l'infraction commise le 6 janvier 2019 à la suite de l'annulation du titre exécutoire d'amende forfaitaire majorée y afférent.
2. Il ressort des pièces du dossier que le relevé d'information intégral édité le 22 juin 2023 ne mentionne plus l'infraction commise le 6 janvier 2019 et pas davantage le retrait de points qui lui a fait suite. Dans ces conditions, les conclusions aux fins d'annulation et d'injonction ayant perdu leur objet, il n'y a pas lieu d'y statuer.
3. Dans les circonstances de l'espèce, il n'y a pas lieu de mettre à la charge de l'Etat la somme demandée par le requérant au titre de l'article L.761-1 du code de justice administrative.
DECIDE :
Article 1er : Il n'y a pas lieu de statuer sur la requête de M. B.
Article 2 : Le présent jugement sera notifié à M. A B et au ministre de l'intérieur.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 17 mars 2025.
La magistrate désignée,
Signé
C. Rollet-PerraudLa greffière,
Signé
A. LloriaLa République mande et ordonne au ministre de l'intérieur en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2601762
Le Tribunal Administratif de Versailles a rejeté la requête de M. B..., qui demandait une injonction à la préfète de l'Essonne pour obtenir un logement adapté. Le tribunal a jugé que l'administration avait satisfait à son obligation en proposant un logement T4 en juin 2025, et que l'échec de cette proposition était dû au dossier incomplet fourni par le requérant, malgré sa reconnaissance comme prioritaire et devant être logé d'urgence par la commission de médiation. La décision s'appuie sur les dispositions de l'article L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l'habitation, qui prévoit qu'un comportement du demandeur faisant obstacle à l'exécution de la décision de médiation délie l'administration de son obligation de résultat.
31/03/2026
Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2513535
**Sujet principal** : Demande d'injonction à l'État de proposer un logement adapté à une personne reconnue prioritaire et devant être logée d'urgence. **Juridiction** : Tribunal Administratif de Versailles (formation de jugement unique). **Solution retenue** : Le tribunal rejette la requête de Mme A... Il considère que la proposition d'un logement T3 de 60m² était adaptée à ses besoins et capacités, et que ses griefs (absence d'électricité ponctuelle, travaux d'entretien courant, perception visuelle des espaces) ne sont pas des motifs impérieux justifiant un refus. **Textes appliqués** : L'article L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l'habitation, qui encadre le recours en injonction de logement, et l'article R. 441-16-3 du même code, relatif à la perte du bénéfice de la décision de la commission de médiation en cas de refus sans motif impérieux d'une offre adaptée.
31/03/2026
Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2209808
Le Tribunal Administratif de Versailles a rejeté la requête de M. B, qui demandait la condamnation de l'État à lui verser 3 000 euros pour préjudice moral. M. B soutenait que le ministre de l'intérieur avait illégalement omis de lui restituer des points de permis de conduire, en violation de l'article L. 223-1 du code de la route, après des infractions contestées. Le tribunal a constaté qu'aucun retrait de points n'était intervenu pour l'une des infractions et que, pour l'autre, les points avaient été restitués, bien que tardivement, sans que le requérant ne justifie d'un préjudice moral. La requête a donc été rejetée, y compris les demandes de frais de justice.
17/03/2025