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AccueilJurisprudence administrativeN° TA78-2303506

Tribunal Administratif de VERSAILLES — Décision N° TA78-2303506

lundi 7 avril 2025

JuridictionTribunal Administratif de VERSAILLES
SectionTribunal Administratif de VERSAILLES
N° DossierTA78-2303506
TypeDécision
Formation1ère chambre
Avocat requérantRICHER ET ASSOCIES DROIT PUBLIC

Résumé IA

Le Tribunal administratif de Versailles a été saisi par Mme B d’une demande d’annulation d’une délibération du conseil municipal de Saintry-sur-Seine du 20 mars 2023, modifiant l’article 17 de son règlement intérieur pour permettre d’interdire la parole à un conseiller rappelé deux fois à l’ordre. La requérante soutenait que cette disposition méconnaissait l’article L. 2121-16 du code général des collectivités territoriales et portait une atteinte disproportionnée au droit d’expression des élus. Par un mémoire du 7 mars 2025, Mme B s’est désistée purement et simplement de sa requête. Le tribunal a donné acte de ce désistement par un jugement du 7 avril 2025.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête et un mémoire, enregistrés les 25 avril 2023 et 12 avril 2024, Mme B, représentée par Me Bluteau, demande au tribunal :

1°) d'annuler la délibération 2023-20-03 n°20 du 20 mars 2023 par laquelle le conseil municipal de Saintry-sur-Seine a approuvé le sixième alinéa de l'article 17 du règlement intérieur du conseil municipal ;

2°) de mettre à la charge de la commune de Saintry-sur-Seine une somme de 1 500 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Elle soutient que :

- l'alinéa 6 de l'article 17 du règlement intérieur adopté méconnait l'article L. 2121-16 du code général des collectivités territoriales ;

- il porte une atteinte disproportionnée au droit d'expression des conseillers municipaux.

Par deux mémoires en défense, enregistrés les 11 mars et 16 mai 2024, la commune de Saintry-sur-Seine, représentée par Me Meyer, conclut au rejet de la requête.

Elle soutient qu'il n'y a plus lieu à statuer, dès lors que l'article litigieux a été modifié par une délibération du 31 mai 2023, privant ainsi d'objet la requête.

Par un mémoire, enregistré le 7 mars 2025, Mme B déclare se désister purement et simplement de sa requête.

Vu les autres pièces du dossier ;

Vu :

- le code général des collectivités territoriales ;

- le code de justice administrative.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Ont été entendus au cours de l'audience publique :

- le rapport de M. Bertaux,

- et les conclusions de Mme Winkopp-Toch, rapporteure publique.

Considérant ce qui suit :

1. Par une délibération n° 2023-20-03 n°20 du 20 mars 2023, le conseil municipal de la commune de Saintry-sur-Seine a notamment modifié les dispositions de son article 17, disposant désormais que " lorsqu'un conseiller est rappelé deux fois à l'ordre pendant une discussion, le conseil consulté peut lui interdire de prendre la parole pendant le reste de la séance. La décision est prise au vote à main levée et sans débat ". Par la présente requête, Mme B demande l'annulation de cette délibération.

2. Par un mémoire, enregistré le 7 mars 2025, Mme B a déclaré se désister de sa requête. Ce désistement étant pur et simple, rien ne s'oppose à ce qu'il en soit donné acte.

D E C I D E :

Article 1er : Il est donné acte du désistement de la requête de Mme B.

Article 2 : Le présent jugement sera notifié à Mme A B et à la commune de Saintry-sur-Seine.

Délibéré après l'audience du 24 mars 2025, à laquelle siégeaient :

Mme Sauvageot, présidente,

Mme Lutz, première conseillère,

M. Bertaux, conseiller,

Rendu public par mise à disposition au greffe le 7 avril 2025.

Le rapporteur,

signé

H. Bertaux

La présidente,

signé

J. SauvageotLa greffière,

signé

C. Delannoy

La République mande et ordonne à la préfète de l'Essonne en ce qui la concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

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