vendredi 7 mars 2025
| Juridiction | Tribunal Administratif de VERSAILLES |
| Section | Tribunal Administratif de VERSAILLES |
| N° Dossier | TA78-2305800 |
| Type | Décision |
| Formation | Magistrat Silvani |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et un mémoire, enregistrés les 17 juillet et 1er août 2023, M. B A doit être regardé comme demandant au tribunal :
1°) d'annuler la décision du 1er février 2023 par laquelle la commission de médiation du département de l'Essonne a rejeté son recours amiable tendant à la reconnaissance du caractère prioritaire et urgent de sa demande de logement, ainsi que la décision de rejet de son recours gracieux en date du 3 mai 2023 ;
2°) d'enjoindre à la commission de médiation de l'Essonne de reconnaître le caractère prioritaire et urgente de sa demande de logement.
Il soutient qu'il a répondu aux propositions de logement qui lui ont été présentées, à l'exception d'une proposition qu'il n'a pas reçue, qu'il a présenté une demande de logement social le 24 février 2021 qu'il a depuis renouvelée et qu'il réside dans une résidence sociale pour jeunes actifs de laquelle il peut être expulsé à tout moment.
Par un mémoire en défense enregistré le 6 février 2025, la préfète de l'Essonne conclut au non-lieu à statuer sur la requête au motif qu'un logement a été attribué à M. A et que sa demande de logement social a été radiée le 22 mars 2024.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code de la construction et de l'habitation ;
- le code de justice administrative.
La présidente du tribunal a désigné Mme Silvani, première conseillère, pour statuer sur les litiges mentionnés à l'article R. 222-13 du code de justice administrative, selon la procédure prévue par cet article.
La rapporteure publique a été dispensée, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience en application des dispositions de l'article R. 732-1-1 du code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Le rapport de Mme Silvani a été entendu au cours de l'audience publique.
La clôture de l'instruction a été prononcée, en application des dispositions de l'article R. 772-9 du code de justice administrative, après l'appel de l'affaire à l'audience.
Considérant ce qui suit :
1. M. A a saisi, le 25 octobre 2022, la commission de médiation du département de l'Essonne d'un recours amiable tendant à la reconnaissance du caractère prioritaire et urgent de sa demande de logement, qui a été rejeté par une décision du 1er février 2023. M. A a formé contre cette décision un recours gracieux, qui a été rejeté par une décision du 3 mai 2023. Par la présente requête, M. A demande l'annulation de ces deux décisions.
2. Il ressort des pièces du dossier qu'un logement social a été attribué à M. A, entraînant la radiation de sa demande de logement le 22 mars 2024. L'intéressé ne conteste pas que ce logement répond à ses besoins et capacités. Par suite, les conclusions tendant à l'annulation des décisions attaquées et à ce que sa demande de logement social soit reconnue prioritaire et urgente ont perdu leur objet en cours d'instance et il n'y a, par conséquent, plus lieu d'y statuer.
D E C I D E :
Article 1er : Il n'y a plus lieu de statuer sur la requête de M. A.
Article 2 : Le présent jugement sera notifié à M. B A et au ministre de l'aménagement du territoire et de la décentralisation.
Copie en sera adressée à la préfète de l'Essonne.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 7 mars 2025.
La magistrate désignée,
Signé
C. Silvani
La greffière,
Signé
A. Lloria
La République mande et ordonne au ministre de l'aménagement du territoire et de la décentralisation, en ce qui le concerne, ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées de pourvoir à l'exécution du présent jugement.
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Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2405664
Le Tribunal Administratif de Versailles a été saisi d'un recours pour excès de pouvoir visant à annuler le rejet implicite d'un recours amiable concernant la reconnaissance du caractère prioritaire et urgent d'une demande de logement social. La juridiction constate que la commission de médiation a finalement reconnu ce caractère prioritaire et que le requérant a été relogé dans un logement social adapté à ses besoins. En conséquence, elle prononce un non-lieu à statuer, les conclusions de la requête ayant perdu tout objet depuis la décision favorable et le relogement intervenus.
17/03/2026
Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2400601
Le Tribunal Administratif de Versailles a rejeté la requête de M. et Mme B... visant à annuler la décision de la commission de médiation de l'Essonne ayant refusé de reconnaître le caractère prioritaire et urgent de leur demande de logement social. Le tribunal a jugé que la commission, en application des articles L. 441-2-3 et R. 441-14 du code de la construction et de l'habitation, avait légalement suspendu l'examen de leur dossier en raison de l'absence de pièces justificatives obligatoires, et que les requérants n'avaient pas démontré que cette suspension était entachée d'une erreur de droit ou de fait. La demande d'injonction et la demande de condamnation aux dépens ont également été rejetées.
17/03/2026
Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2404604
Le Tribunal Administratif de Versailles a annulé la décision de la commission de médiation de l'Essonne qui avait déclaré sans objet le recours amiable de M. A... concernant sa demande de logement prioritaire. La juridiction a jugé que la commission avait méconnu les dispositions des articles L. 441-2-3 et R. 441-14-1 du code de la construction et de l'habitation, en ne procédant pas à l'examen de la situation actuelle du requérant, qui se trouve sans logement, au motif qu'une précédente décision favorable avait été rendue par une commission d'un autre département. Le tribunal a ainsi fait droit à la demande d'annulation pour excès de pouvoir.
17/03/2026
Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2404696
Le Tribunal Administratif de Versailles a été saisi d'un recours pour excès de pouvoir visant à annuler le rejet, par la commission de médiation de l'Essonne, d'une demande de reconnaissance du caractère prioritaire et urgent d'une demande de logement social. Le tribunal a annulé la décision de la commission, considérant que le requérant, père d'un enfant handicapé et vivant dans un logement manifestement sur-occupé, relevait bien des cas de saisine sans condition de délai prévus par l'article L. 441-2-3 du code de la construction et de l'habitation. La décision s'appuie sur ce texte ainsi que sur les dispositions réglementaires relatives à la procédure de recours amiable.
17/03/2026