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AccueilJurisprudence administrativeN° TA78-2306956

Tribunal Administratif de VERSAILLES — Décision N° TA78-2306956

vendredi 28 mars 2025

JuridictionTribunal Administratif de VERSAILLES
SectionTribunal Administratif de VERSAILLES
N° DossierTA78-2306956
TypeOrdonnance

Résumé IA

Le Tribunal administratif de Versailles a rejeté la requête de Mme A, qui contestait le refus de la commission de médiation de l'Essonne de reconnaître le caractère prioritaire et urgent de sa demande d’hébergement. La requête, déposée le 25 août 2023, était dépourvue de la signature de son auteur, ce qui la rendait irrecevable en application des articles R. 431-4 et R. 222-1 du code de justice administrative. Malgré deux demandes de régularisation notifiées en août et octobre 2023, Mme A n’a pas produit de requête signée dans les délais impartis. La solution retenue est le rejet pour irrecevabilité manifeste, sans examen au fond.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête enregistrée le 25 août 2023, Mme B A doit être regardée comme demandant au tribunal d'annuler la décision du 3 mai 2023 par laquelle la commission de médiation du département de l'Essonne a rejeté son recours amiable tendant à la reconnaissance du caractère prioritaire et urgent de sa demande d'hébergement.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu le code de justice administrative.

Considérant ce qui suit :

1. D'une part, l'article R. 222-1 du code de justice administrative dispose que : " () les présidents de formation de jugement des tribunaux () peuvent, par ordonnance : / () / 4° Rejeter les requêtes manifestement irrecevables, lorsque la juridiction n'est pas tenue d'inviter leur auteur à les régulariser ou qu'elles n'ont pas été régularisées à l'expiration du délai imparti par une demande en ce sens ; / () ".

2. D'autre part, aux termes de l'article R. 431-4 du même code : " Dans les affaires où ne s'appliquent pas les dispositions de l'article R. 431-2, les requêtes et les mémoires doivent être signés par leur auteur () ". Aux termes de l'article R. 612-1 du même code : " Lorsque des conclusions sont entachées d'une irrecevabilité susceptible d'être couverte après l'expiration du délai de recours, la juridiction ne peut les rejeter en relevant d'office cette irrecevabilité qu'après avoir invité leur auteur à les régulariser. / () / La demande de régularisation mentionne que, à défaut de régularisation, les conclusions pourront être rejetées comme irrecevables dès l'expiration du délai imparti qui, sauf urgence, ne peut être inférieur à quinze jours. La demande de régularisation tient lieu de l'information prévue à l'article R. 611-7 ".

3. Enfin, aux termes de l'article R. 611-8-2 du même code : " Toute juridiction peut adresser par le moyen de l'application informatique mentionnée à l'article R. 414-1, à une partie ou à un mandataire qui y est inscrit, toutes les communications et notifications prévues par le présent livre pour tout dossier. / () ". Aux termes de l'article R. 611-8-6 du même code : " Les parties sont réputées avoir reçu la communication ou la notification à la date de première consultation du document qui leur a été adressé par voie électronique, certifiée par l'accusé de réception délivré par l'application informatique, ou, à défaut de consultation dans un délai de deux jours ouvrés à compter de la date de mise à disposition du document dans l'application, à l'issue de ce délai. Sauf demande contraire de leur part, les parties sont alertées de toute nouvelle communication ou notification par un message électronique envoyé à l'adresse choisie par elles. / () ".

4. Il ressort des pièces du dossier que la requête de Mme A enregistrée au greffe du tribunal le 25 août 2023 est dépourvue de sa signature, alors que cette requête, qui n'a pas été présentée par un avocat, ne relève pas, de ce fait, des dispositions de l'article R. 431-2 du code de justice administrative. Par deux demandes de régularisation qui lui ont été adressées, les 28 août et 9 octobre 2023, par courriers recommandés qui lui ont été notifiés les 31 août et 11 octobre 2023, Mme A a été invitée à produire un exemplaire de sa requête avec sa signature dans un premier délai de quinze jours puis un second d'un mois. Elle n'a pas donné suite à cette invitation, ni dans les délais impartis, ni même à la date de la présente ordonnance. Par suite, il y a lieu de rejeter sa requête comme manifestement irrecevable par application des dispositions précitées du 4° de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.

ORDONNE :

Article 1er : La requête de Mme A est rejetée.

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme B A.

Fait à Versailles, le 28 mars 2025.

La présidente de la 3ème chambre,

Signé

C. Rollet-Perraud

La République mande et ordonne au ministre de l'aménagement du territoire et de la décentralisation en ce qui le concerne et à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

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