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AccueilJurisprudence administrativeN° TA78-2308373

Tribunal Administratif de VERSAILLES — Décision N° TA78-2308373

jeudi 2 avril 2026

JuridictionTribunal Administratif de VERSAILLES
SectionTribunal Administratif de VERSAILLES
N° DossierTA78-2308373
TypeDécision
RecoursPlein contentieux
Formation7éme chambre
Avocat requérantBOYARD EI - LEXINFLUENS AVOCATS

Résumé IA

Le Tribunal Administratif de Versailles a été saisi d'un recours en plein contentieux par une SCI contestant le rejet de sa demande de remboursement d'un crédit de TVA. La juridiction donne acte du désistement pur et simple de la requête par la société requérante, intervenu par mémoire enregistré le 24 février 2026. En conséquence, le tribunal met fin à l'instance sans examen du fond du litige.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :


Par une requête, enregistrée le 10 octobre 2023, la société civile immobilière (SCI) Ge. Ca Pierres, représentée par Me Boyard, demande au tribunal :

1°) d’annuler la décision du 9 août 2023 par laquelle le directeur départemental des finances publiques des Yvelines a rejeté sa réclamation tendant au remboursement d’un crédit de taxe sur la valeur ajoutée au titre du mois d’octobre 2022, pour un montant de 50 000 euros ;

2°) d’assortir cette annulation d’une astreinte de 100 euros par jour de retard à compter de la notification du jugement à intervenir ;

3°) de mettre à la charge de l’Etat la somme de 1 200 euros en application de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.

Elle soutient que :

- sa requête est recevable ;
- la décision attaquée est insuffisamment motivée, au regard des dispositions des articles L. 211-2 et L. 211-5 du code des relations entre le public et l’administration ;
- elle a été prise à l’issue d’une procédure irrégulière, en méconnaissance du principe général du droit des droits de la défense et des dispositions de l’article L. 198 A du livre des procédures fiscales ;
- la décision attaquée est entachée d’erreurs de droit, dès lors que la qualité de propriétaire de l’EARL Elevage du haras du clos est indifférente, et que son option pour l’assujettissement à la taxe sur la valeur ajoutée avait un objet plus large et était inutile.
Par un mémoire en défense, enregistré le 2 octobre 2025, le directeur départemental des finances publiques des Yvelines conclut au rejet de la requête.

Il soutient que :

- la requête est irrecevable, dès lors que la décision rejetant la réclamation de la société requérante ne constitue pas un acte détachable de la procédure d’imposition et ne peut pas faire l’objet d’un recours pour excès de pouvoir ;
- les moyens soulevés par la SCI Ge. Ca Pierres ne sont, en tout état de cause, pas fondés.

Par un mémoire, enregistré le 24 février 2026, la SCI Ge. Ca Pierres déclare se désister de sa requête.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu le code de justice administrative.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l’audience.

Ont été entendus au cours de l’audience publique :
- le rapport de Mme Benoit, première conseillère,
- et les conclusions de M. Le Vaillant, rapporteur public.


Considérant ce qui suit :


1. La SCI Ge. Ca Pierres a sollicité, le 24 novembre 2022, le remboursement d’un crédit de taxe sur la valeur ajoutée au titre du mois d’octobre 2022, pour un montant de 50 000 euros. Sa réclamation a été rejetée le 9 août 2023. Par la présente requête, la SCI Ge. Ca Pierres doit être regardée comme demandant au tribunal le remboursement d’un crédit de taxe sur la valeur ajoutée au titre du mois d’octobre 2022, pour un montant de 50 000 euros.


2. Par un mémoire, enregistré le 24 février 2026, la SCI Ge. Ca Pierres déclare se désister de sa requête. Ce désistement étant pur et simple, rien ne s’oppose à ce qu’il en soit donné acte.



D E C I D E :



Article 1er : Il est donné acte du désistement de la requête de la SCI Ge. Ca Pierres.




Article 2 : Le présent jugement sera notifié à la SCI Ge. Ca Pierres et au directeur départemental des finances publiques des Yvelines.


Délibéré après l'audience du 19 mars 2026, à laquelle siégeaient :

M. Mauny, président,
Mme Benoit, première conseillère,
M. Lutz, premier conseiller.


Rendu public par mise à disposition au greffe le 2 avril 2026.


La rapporteure,


Signé


C. Benoit


Le président,


Signé


O. Mauny
La greffière,


Signé


A. Attia


La République mande et ordonne au ministre de l’action et des comptes publics, en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution du présent jugement.

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