vendredi 7 mars 2025
| Juridiction | Tribunal Administratif de VERSAILLES |
| Section | Tribunal Administratif de VERSAILLES |
| N° Dossier | TA78-2310121 |
| Type | Décision |
| Formation | Magistrat Marmier |
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 8 décembre 2023, M. B A demande au tribunal d'annuler la décision du 5 novembre 2023 par laquelle la commission de médiation du département de l'Essonne a implicitement rejeté son recours amiable tendant à la reconnaissance du caractère prioritaire et urgent de sa demande de logement.
Il soutient qu'il est hébergé avec son épouse et leurs trois enfants chez ses beaux-parents dans un logement de 65 mètres carrés.
Par un mémoire en défense enregistré le 4 février 2025, la préfète de l'Essonne conclut au non-lieu à statuer en faisant valoir que la demande de logement social du requérant a été radiée le 28 juin 2024 en raison de l'attribution d'un logement situé à Arpajon.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code de la construction et de l'habitation ;
- le code de justice administrative.
La présidente du tribunal a désigné M. Marmier, premier conseiller, pour statuer sur les litiges mentionnés à l'article R. 222-13 du code de justice administrative, selon la procédure prévue par cet article.
La rapporteure publique a été dispensée, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience en application des dispositions de l'article R. 732-1-1 du code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Le rapport de M. Marmier a été entendu au cours de l'audience publique.
La clôture de l'instruction a été prononcée, en application des dispositions de l'article R. 772-9 du code de justice administrative, après l'appel de l'affaire à l'audience.
Considérant ce qui suit :
1. M. B A a saisi la commission de médiation de l'Essonne d'un recours amiable tendant à la reconnaissance du caractère prioritaire et urgent de sa demande de logement, en application des dispositions de l'article L. 441-2-3 du code de la construction et de l'habitation. Le silence gardé sur cette demande a fait naître, dans un premier temps, une décision implicite de rejet à laquelle s'est substituée, le 29 novembre 2023, une décision expresse. Par la présente requête, M. A doit être regardé comme demandant au tribunal l'annulation de cette dernière décision.
2. Il ressort des pièces du dossier que M. A s'est vu proposer un logement social pour lequel il a signé un bail le 28 juin 2024, entraînant la radiation de sa demande de logement. L'intéressé ne conteste pas que ce logement répond à ses besoins et capacités. Par suite, les conclusions tendant à l'annulation de la décision attaquée et à ce que sa demande de logement social soit ainsi reconnue prioritaire ont perdu leur objet en cours d'instance et il n'y a, par conséquent, plus lieu d'y statuer.
D E C I D E :
Article 1er : Il n'y a plus lieu de statuer sur la requête de M. A.
Article 2 : Le présent jugement sera notifié à Mme B A et au ministre de l'aménagement du territoire et de la décentralisation.
Copie en sera adressée à la préfète de l'Essonne.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 7 mars 2025.
Le magistrat désigné,
Signé
A. Marmier La greffière,
Signé
S. Traoré
La République mande et ordonne au ministre de l'aménagement du territoire et de la décentralisation, en ce qui le concerne, ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées de pourvoir à l'exécution du présent jugement.
Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2402346
Le Tribunal Administratif de Versailles a rejeté la requête de M. B... A... visant à annuler la décision de la commission de médiation de l'Essonne qui avait rejeté son recours amiable pour reconnaissance de priorité et d'urgence. Le tribunal a jugé que la commission avait légalement rejeté le recours pour dossier incomplet, car le requérant n'avait pas fourni les pièces justificatives obligatoires, notamment le revenu fiscal de référence, conformément à l'article R. 441-14 du code de la construction et de l'habitation et à l'arrêté du 22 décembre 2020. La commission n'était donc pas en mesure d'apprécier le mérite de la demande de priorité fondée sur une situation de suroccupation.
17/03/2026
Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2402898
Le Tribunal Administratif de Versailles a rejeté la requête de Mme B... A... visant à annuler la décision de la commission de médiation de l'Essonne refusant de reconnaître le caractère prioritaire et urgent de sa demande de logement social. La juridiction a jugé que la commission pouvait légalement rejeter la demande au motif que le concubin de la requérante, ressortissant étranger, ne justifiait pas d'un titre de séjour régulier, condition exigée par les articles R. 300-1, R. 300-2 et R. 441-1 du code de la construction et de l'habitation. Le moyen tiré de l'inadaptation du logement a été écarté comme inopérant, n'étant pas lié au motif légal du refus.
17/03/2026
Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2403195
Sujet principal : Recours contre le rejet d'une demande de reconnaissance du caractère prioritaire et urgent d'une demande de logement social. Juridiction : Tribunal Administratif de Versailles. Solution retenue : Le tribunal annule la décision de la commission de médiation, considérant que la requérante, hébergée depuis plus de six mois dans une structure d'hébergement social, remplissait les conditions légales pour être reconnue prioritaire et urgente. Textes appliqués : Articles L. 441-2-3 et R. 441-14-1 du code de la construction et de l'habitation.
17/03/2026
Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2303271
Le Tribunal Administratif de Versailles a rejeté la requête de Mme B... A... visant à annuler les décisions de la commission de médiation des Yvelines qui avaient refusé de reconnaître le caractère prioritaire et urgent de sa demande de logement social. Le tribunal a jugé que la commission, en application des articles L. 441-2-3 et R. 441-14-1 du code de la construction et de l'habitation, avait légalement apprécié que la requérante, bien que handicapée et hébergée en hôtel, n'était pas dépourvue de logement au sens de la réglementation et que sa situation ne présentait pas un caractère exceptionnel justifiant une reconnaissance prioritaire. La demande d'injonction et la condamnation aux dépens ont également été rejetées.
17/03/2026