lundi 30 septembre 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de VERSAILLES |
| Section | Tribunal Administratif de VERSAILLES |
| N° Dossier | TA78-2404188 |
| Type | Décision |
| Formation | 1ère chambre |
| Avocat requérant | OUEDRAOGO |
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 17 mai 2024, M. A B demande au tribunal d'annuler l'arrêté du 11 mai 2024 par lequel le préfet de l'Essonne l'a obligé à quitter le territoire français sans délai et a fixé le pays de renvoi.
Il soutient que :
- l'arrêté contesté est entaché d'une erreur de fait dès lors qu'il n'est pas ivoirien ;
- il est insuffisamment motivé ;
- il est entaché d'un défaut d'examen sérieux de sa situation ;
- il est entaché d'erreur de droit ;
- il est entaché d'une erreur manifeste d'appréciation.
La clôture de l'instruction a été fixée au 27 mai 2024.
Un mémoire en défense, enregistré pour le préfet de l'Essonne le 13 septembre 2024, n'a pas été communiqué.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
La présidente de la formation de jugement a dispensé la rapporteure publique, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience, en application des dispositions de l'article R. 732-1-1 du code de justice administrative.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de Mme Lutz ;
- les observations de M. B.
Considérant ce qui suit :
1. M. A B, ressortissant congolais né le 27 avril 2006, déclare être entré en France en 2011. Le 10 mai 2024, il a été interpellé par les services de police de Juvisy-sur-Orge pour port d'arme prohibée de catégorie D. Par l'arrêté du 11 mai 2024, dont M. B demande l'annulation, le préfet de l'Essonne l'a obligé à quitter le territoire français sans délai et a fixé le pays de renvoi.
2. En premier lieu, l'arrêté attaqué mentionne les considérations de droit et de fait sur lesquelles le préfet de l'Essonne s'est fondé pour obliger M. B à quitter le territoire français sans délai. Le moyen tiré de l'insuffisance de motivation doit, dès lors, être écarté.
3. En deuxième lieu, l'erreur matérielle commise sur le pays de naissance de l'intéressé est sans incidence sur la légalité de l'arrêté contesté.
4. En troisième lieu, il ne ressort pas des termes mêmes de l'arrêté contesté ni des autres pièces du dossier que le préfet n'aurait pas procédé à l'examen particulier de la situation de M. B.
5. En quatrième lieu, les moyens tirés de l'erreur de droit et de l'erreur manifeste d'appréciation ne sont pas assortis des précisions permettant d'en apprécier le bien-fondé.
6. Il résulte de tout ce qui précède que la requête de M. B doit être rejetée.
D E C I D E :
Article 1er : La requête de M. A B est rejetée.
Article 2 : Le présent jugement sera notifié à M. A B et au préfet de l'Essonne.
Délibéré après l'audience du 16 septembre 2024, à laquelle siégeaient :
- Mme Sauvageot, présidente,
- Mme Lutz, première conseillère,
- Mme Degorce, première conseillère.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 30 septembre 2024.
La rapporteure,
signé
F. Lutz La présidente,
signé
J. Sauvageot
La greffière,
Signé
C. Delannoy
La République mande et ordonne au préfet de l'Essonne en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
No 2404188
Cour administrative d'appel de Paris — N° CAA75-25PA02134
08/04/2026
Cour administrative d'appel de Paris — N° CAA75-25PA02150
08/04/2026
Cour administrative d'appel de Paris — N° CAA75-25PA03459
08/04/2026
Cour administrative d'appel de Paris — N° CAA75-25PA03472
08/04/2026