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AccueilJurisprudence administrativeN° TA78-2404846

Tribunal Administratif de VERSAILLES — Décision N° TA78-2404846

jeudi 27 mars 2025

JuridictionTribunal Administratif de VERSAILLES
SectionTribunal Administratif de VERSAILLES
N° DossierTA78-2404846
TypeOrdonnance

Résumé IA

Le Tribunal administratif de Versailles a rejeté la requête de Mme A, qui contestait une obligation de payer de 6 969 euros par avis à tiers détenteur. La requête a été jugée manifestement irrecevable car elle n'était pas accompagnée de la décision attaquée, comme l'exige l'article R. 412-1 du code de justice administrative. Malgré une demande de régularisation adressée à la requérante, celle-ci n'a pas produit le document manquant dans le délai imparti. Le tribunal a donc appliqué l'article R. 222-1 (4°) du même code pour rejeter la requête sans examen au fond.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête enregistrée le 10 juin 2023, Mme B A, épouse C, doit être regardée comme demandant au tribunal la décharge de l'obligation de payer la somme de 6 969 euros qui aurait été mise à sa charge par un avis à tiers détenteur qui aurait été décerné à sa banque.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu le code de justice administrative.

La présidente du tribunal a désigné M. Kaczynski, premier conseiller, en application de l'article R. 222-1 du code de justice administrative pour statuer selon la procédure prévue par cet article.

Considérant ce qui suit :

1. Les dispositions du 4° de l'article R. 222-1 du code de justice administrative permettent aux présidents des tribunaux administratifs de rejeter par ordonnance les requêtes manifestement irrecevables, lorsque la juridiction n'est pas tenue d'inviter leur auteur à les régulariser ou qu'elles n'ont pas été régularisées à l'expiration du délai imparti par une demande en ce sens.

2. Aux termes de l'article R. 412-1 du code de justice administrative : " La requête doit, à peine d'irrecevabilité, être accompagné, sauf impossibilité justifiée, de la décision attaquée ". Et aux termes de l'article R. 612-1 du même code : " Lorsque des conclusions sont entachées d'une irrecevabilité susceptible d'être couverte après l'expiration du délai de recours, la juridiction ne peut les rejeter en relevant d'office cette irrecevabilité qu'après avoir invité leur auteur à les régulariser. () ".

3. Il ressort des pièces du dossier que la requête de Mme A, adressée au tribunal par voie postale, n'était pas accompagnée de la décision attaquée. Une demande de régularisation lui a donc été adressée par le greffe du tribunal le 11 juin 2024, dont il a accusé réception le 13 juin 2024. Toutefois, la requérante n'a pas, à l'expiration du délai de quinze jours qui lui était imparti, produit cette décision. Dès lors, la présente requête, qui n'a pas été régularisée à la date de la présente ordonnance, est entachée d'une irrecevabilité manifeste.

4. Il résulte de ce qui précède qu'il y a lieu de rejeter la requête de Mme A en application des dispositions précitées du 4° de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.

D E C I D E :

Article 1er : La requête de Mme A est rejetée.

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme B A, épouse C et au directeur départemental des finances publiques des Yvelines.

Fait à Versailles, le 27 mars 2025.

Le magistrat désigné,

Signé

D. Kaczynski

La République mande et ordonne au ministre de l'économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique en ce qui le concerne ou à tous huissiers de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

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