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AccueilJurisprudence administrativeN° TA78-2404933

Tribunal Administratif de VERSAILLES — Décision N° TA78-2404933

jeudi 10 avril 2025

JuridictionTribunal Administratif de VERSAILLES
SectionTribunal Administratif de VERSAILLES
N° DossierTA78-2404933
TypeDécision
Formation6ème chambre

Résumé IA

Le Tribunal administratif de Versailles était saisi par une ressortissante angolaise contestant le rejet implicite de sa demande de titre de séjour, invoquant notamment les articles L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. En cours d'instance, la préfète de l'Essonne a délivré à la requérante un récépissé puis un titre de séjour "vie privée et familiale" valable jusqu'en novembre 2025. Le tribunal a constaté que les conclusions de la requête étaient devenues sans objet et a prononcé un non-lieu à statuer.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête enregistrée le 12 juin 2024, Mme A D doit être regardée comme demandant au tribunal :

1°) d'annuler la décision par laquelle la préfète de l'Essonne a implicitement rejeté sa demande de délivrance d'un titre de séjour ;

2°) d'enjoindre à la préfète de l'Essonne, à titre principal, de lui délivrer un récépissé de demande de titre de séjour lui permettant de passer l'épreuve du baccalauréat et, à titre subsidiaire, de procéder à l'instruction de sa demande de titre de séjour.

Elle soutient que :

- la décision attaquée est illégale dès lors qu'elle peut bénéficier de plein droit du titre de séjour prévu par les dispositions de l'article L. 311-11 du code de l'entrée et du séjour et du droit d'asile, désormais reprises à l'article L. 423-23 ;

- elle méconnaît l'article L. 313-14 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- elle méconnaît l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;

- elle est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation des conséquences sur sa situation personnelle ;

- elle porte atteinte de façon grave et manifestement illégale à son droit fondamental à l'éducation.

Par un mémoire en défense, enregistré le 10 mars 2025, la préfète de l'Essonne conclut au non-lieu à statuer sur les conclusions de la requête.

Elle soutient que la requérante est actuellement en possession d'un récépissé de demande de titre de séjour valable jusqu'au 7 avril 2025, dans l'attente de la remise du titre de séjour portant la mention " vie privée et familiale ", qui a été édité, valable du 20 novembre 2024 jusqu'au 19 novembre 2025.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu le code de justice administrative.

La présidente de la formation de jugement a dispensé le rapporteur public, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Le rapport de Mme Lellouch a été entendu au cours de l'audience publique :

Considérant ce qui suit :

1. Mme D, née le 9 janvier 2005, de nationalité angolaise, est entrée en France en 2014 et y est scolarisée depuis lors. Le 20 juin 2023, elle a déposé une demande de titre de séjour mention " jeunes majeurs ". Mme D demande au tribunal d'annuler la décision par laquelle la préfète de l'Essonne a implicitement rejeté sa demande de délivrance d'un titre de séjour.

2.Il ressort des pièces du dossier, en particulier de l'extrait du fichier national des étrangers produit en défense, que, postérieurement à l'enregistrement de la requête, Mme C B a obtenu un récépissé de demande de titre de séjour valable du 8 octobre 2024 au 7 avril 2025 et qu'un titre de séjour portant la mention " vie privée et familiale " valable du 20 novembre 2024 au 19 novembre 2025 édité est en attente de remise à l'intéressée. Dès lors, les conclusions aux fins d'annulation et d'injonction de la requête sont devenues sans objet. Il n'y a pas lieu d'y statuer.

D E C I D E :

Article 1er : Il n'y a pas lieu de statuer sur les conclusions de la requête.

Article 2 : Le présent jugement sera notifié à Mme D et à la préfète de l'Essonne.

Délibérée après l'audience du 27 mars 2025, à laquelle siégeaient :

Mme Lellouch, présidente,

M. Gibelin, premier conseiller,

Mme Corthier, première conseillère.

Rendue publique par mise à disposition au greffe le 10 avril 2025.

La présidente-rapporteure,

signé

J. Lellouch

L'assesseur le plus ancien dans l'ordre du tableau,

signé

F. Gibelin La greffière,

signé

A. Gateau

La République mande et ordonne à la préfète de l'Essonne, en ce qui la concerne, ou à tous commissaires de justice à ce requis, en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision

2404933

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