lundi 17 mars 2025
| Juridiction | Tribunal Administratif de VERSAILLES |
| Section | Tribunal Administratif de VERSAILLES |
| N° Dossier | TA78-2409821 |
| Type | Décision |
| Formation | Reconduites à la frontière |
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 12 novembre 2024, M. B A demande au tribunal d'annuler l'arrêté du 14 octobre 2024 par lequel le préfet des Yvelines l'a obligé à quitter le territoire français sans délai, a fixé le pays de renvoi en cas d'exécution d'office et a prononcé une interdiction de retour sur le territoire français d'une durée d'un an.
Il soutient que l'arrêté méconnaît les stipulations de l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales.
La requête a été communiquée au préfet des Yvelines qui n'a pas produit de mémoire en défense mais qui a versé, le 17 février 2025, des pièces au dossier.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- le code de justice administrative.
Le président de la formation de jugement a dispensé le rapporteur public, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
A été entendu au cours de l'audience publique le rapport de M. Ouardes, les parties n'étant ni présentes, ni représentées.
Considérant ce qui suit :
1. M. B A, ressortissant sénégalais né le 15 mai 1982, demande au tribunal d'annuler l'arrêté du 14 octobre 2024 par lequel le préfet des Yvelines l'a obligé à quitter le territoire français sans délai, a fixé le pays de renvoi en cas d'exécution d'office et a prononcé une interdiction de retour sur le territoire français d'une durée d'un an.
Sur les conclusions à fin d'annulation :
2. Aux termes de l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'Homme et des libertés fondamentales : " Nul ne peut être soumis à la torture ni à des peines ou traitements inhumains ou dégradants ". Aux termes de l'article L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Un étranger ne peut être éloigné à destination d'un pays s'il établit que sa vie ou sa liberté y sont menacées ou qu'il y est exposé à des traitements contraires aux stipulations de l'article 3 de la Convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales du 4 novembre 1950 ".
3. En l'espèce, M. A soutient qu'il craint être persécuté en raison de ses désaccords politiques avec le maire de sa commune au Sénégal. Toutefois, le requérant n'apporte aucun élément concret de nature à établir la réalité et l'actualité des risques auxquels il prétend être exposé en cas de retour au Sénégal. Dans ces conditions, le moyen tiré de la méconnaissance des stipulations de l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ne peut qu'être rejeté.
4. Il résulte de ce qui précède que les conclusions à fin d'annulation de l'arrêté du 14 octobre 2024 doivent être rejetées.
D E C I D E :
Article 1er : La requête de M. A est rejetée.
Article 2 : Le présent jugement sera notifié à M. B A et au préfet des Yvelines.
Délibéré après l'audience du 3 mars 2025, à laquelle siégeaient :
M. Ouardes, président,
M. Fraisseix, premier conseiller,
Mme Marc, première conseillère,
Rendu public par mise à disposition au greffe le 17 mars 2025.
Le président-rapporteur,
Signé
P. Ouardes
L'assesseur le plus ancien,
Signé
P. Fraisseix
Le greffier,
Signé
J. Ileboudo
La République mande et ordonne au préfet des Yvelines en ce qui la concerne et à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2503074
Le Tribunal Administratif de Versailles a rejeté la requête de M. A B, ressortissant malien, qui contestait l'arrêté du préfet des Yvelines du 4 octobre 2024 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, fixant le pays de destination et prononçant une interdiction de retour d'un an. Le tribunal a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et que le préfet avait procédé à un examen réel et sérieux de la situation personnelle de l'intéressé. Il a également jugé que la décision ne méconnaissait pas les stipulations des articles 3 et 8 de la Convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions de la requête, y compris les demandes d'injonction et de frais de justice.
30/06/2025
Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2503029
Le Tribunal Administratif de VERSAILLES a rejeté la requête de M. D, ressortissant afghan, qui contestait un arrêté préfectoral du 31 janvier 2025 refusant son titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire français. Le tribunal a écarté les moyens soulevés, notamment l'incompétence de la signataire, le défaut de motivation et le défaut d'examen de sa situation personnelle. Il a également jugé que la procédure contradictoire prévue à l'article L. 121-1 du code des relations entre le public et l'administration n'était pas applicable aux décisions d'obligation de quitter le territoire français, régies par le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Enfin, le moyen tiré de la méconnaissance de l'article 3 de la convention européenne des droits de l'homme a été rejeté, le requérant n'apportant pas d'éléments suffisants démontrant un risque réel de traitements inhumains ou dégradants en cas de retour en Afghanistan.
30/06/2025
Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2502884
Le Tribunal Administratif de Versailles a rejeté la requête de M. C, ressortissant malien, qui contestait l'arrêté du préfet des Yvelines refusant son titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire. Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence, d'insuffisance de motivation et de défaut d'examen, estimant que l'arrêté était régulier et fondé sur les textes applicables, notamment le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions de M. C, confirmant la légalité des décisions préfectorales.
30/06/2025