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AccueilJurisprudence administrativeN° TA78-2502253

Tribunal Administratif de VERSAILLES — Décision N° TA78-2502253

vendredi 28 février 2025

JuridictionTribunal Administratif de VERSAILLES
SectionTribunal Administratif de VERSAILLES
N° DossierTA78-2502253
TypeOrdonnance

Résumé IA

Le Tribunal administratif de Versailles a rejeté la requête en référé suspension de Mme C, qui contestait le refus de son inscription en "mineure santé" pour l'année 2024-2025. La juge des référés a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, la date limite de dépôt des candidatures étant dépassée au moment de l'enregistrement de la requête. La demande a été rejetée sur le fondement de l'article L. 522-3 du code de justice administrative, sans examen des moyens soulevés.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête, enregistrée le 27 février 2025, Mme A C demande au juge des référés, sur le fondement des dispositions de l'article L. 521-1 du code de justice administrative :

1°) d'ordonner la suspension de l'exécution de l'avis du 7 novembre 2024 de la commission de l'UFR Simone Veil - Santé de l'université de Versailles Saint-Quentin émettant un avis défavorable sur sa demande d'inscription en " mineure - santé " pour l'année universitaire 2024-2025, de la décision du 19 novembre 2024 par laquelle la vice-doyenne de l'UFR Simone Veil - Santé de l'université de Versailles Saint-Quentin a rejeté cette demande d'inscription, de la décision du 29 novembre 2024 du doyen de l'UFR Simone Veil - Santé de l'université de Versailles Saint-Quentin rejetant le recours gracieux qu'elle avait formé contre la décision du 19 novembre 2024, et de la décision du 14 février 2025 par laquelle la doyenne de l'UFR Simone Veil - Santé de l'université de Versailles Saint-Quentin a confirmé le rejet de son recours gracieux ;

2°) d'enjoindre à l'université et à sa commission d'accepter sa demande d'inscription en " mineure - santé " " dans le cadre de sa LAS2 AES " dans un délai de 8 jours à compter de l'ordonnance à intervenir.

Elle soutient que :

- la condition d'urgence prévue par les dispositions de l'article L. 521-1 du code de justice administrative est satisfaite, dès lors qu'elle ne peut pas subir les épreuves du concours permettant d'accéder aux études de médecine au cours de l'année universitaire 2024-2025 ;

- il existe des moyens propres à créer un doute sérieux quant à la légalité de la décision dont la suspension est demandée, dès lors que la décision du 19 novembre 2024 est entachée d'incompétence ; qu'elle a été prise à l'issue d'une procédure irrégulière faute de précision sur les conditions d'intervention de l'avis défavorable émis par la commission ; qu'une erreur de droit a été commise en lui opposant successivement deux motifs différents et que la décision du 29 novembre 2024 présente une portée rétroactive ; qu'il a été porté atteinte au principe de sécurité juridique.

Vu :

- les autres pièces du dossier ;

- la requête n°2502252 par laquelle Mme C demande l'annulation des décisions attaquées.

Vu :

- le code de l'éducation ;

- le code de justice administrative.

La présidente du tribunal a désigné Mme Benoit, première conseillère, en application de l'article L. 511-2 du code de justice administrative, pour statuer sur les demandes de référé.

Considérant ce qui suit :

1. Aux termes de l'article L. 521-1 du code de justice administrative : " Quand une décision administrative, même de rejet, fait l'objet d'une requête en annulation ou en réformation, le juge des référés, saisi d'une demande en ce sens, peut ordonner la suspension de l'exécution de cette décision, ou de certains de ses effets, lorsque l'urgence le justifie et qu'il est fait état d'un moyen propre à créer, en l'état de l'instruction, un doute sérieux quant à la légalité de la décision. / () ". Aux termes de l'article L. 522-3 du même code : " Lorsque la demande ne présente pas un caractère d'urgence ou lorsqu'il apparaît manifeste, au vu de la demande, que celle-ci ne relève pas de la compétence de la juridiction administrative, qu'elle est irrecevable ou qu'elle est mal fondée, le juge des référés peut la rejeter par une ordonnance motivée sans qu'il y ait lieu d'appliquer les deux premiers alinéas de l'article L. 522-1 ".

2. Aux termes de l'article L. 631-1 du code de l'éducation : " (). / L'admission en deuxième () année du premier cycle des formations de médecine () est subordonnée à la validation d'un parcours de formation antérieur dans l'enseignement supérieur et à la réussite à des épreuves, qui sont déterminées par décret en Conseil d'Etat. / () ". Aux termes de l'article R. 631-1-1 du même code : " (). / (). Les universités déterminent le calendrier ainsi que les modalités du dépôt des candidatures. / () ".

3. Par une ordonnance (n° 2500939) du 31 janvier 2025, le juge des référés du tribunal administratif de Versailles a rejeté la requête en référé, présentée par Mme C sur le fondement des dispositions précitées de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, comme manifestement irrecevable, dès lors que la requérante ne justifiait pas avoir introduit une requête distincte à fin d'annulation des décisions des 19 et 20 novembre 2024 dont elle sollicitait la suspension. Par une ordonnance (n° 2501681) du 17 février 2025, le juge des référés du tribunal administratif de Versailles a rejeté la requête en référé, présentée par Mme C sur le même fondement, comme manifestement irrecevable, dès lors que la requérante ne justifiait pas avoir introduit une requête distincte à fin d'annulation de la décision du 19 novembre 2024 dont elle sollicitait la suspension. Il ressort des termes mêmes de la présente requête que la date limite de dépôt des candidatures a été fixée au 17 février 2025 pour des épreuves écrites de concours devant se dérouler le 8 avril 2025. Au demeurant, Mme C indique elle-même qu'à l'issue de sa première année universitaire, elle n'a obtenu qu'une note inférieure à la moyenne au titre de sa " mineure B ". La date limite fixée pour le dépôt des candidatures étant dépassée à la date d'enregistrement de la présente requête le 27 février 2025, la condition d'urgence prévue par les dispositions précitées de l'article L. 521-1 du code de justice administrative ne peut pas être regardée comme remplie.

4. Il résulte de tout ce qui précède que, sans qu'il soit besoin de se prononcer sur l'existence d'un moyen de nature à créer un doute sérieux quant à la légalité des décisions contestées, les conclusions à fin de suspension présentées par Mme C doivent être rejetées, en application des dispositions de l'article L. 522-3 du code de justice administrative. Il en est de même, par voie de conséquence, de ses conclusions à fin d'injonction.

O R D O N N E:

Article 1er : La requête de Mme C est rejetée.

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme A C.

Fait à Versailles le 28 février 2025.

La juge des référés,

signé

C. Benoit

La République mande et ordonne à la ministre de l'éducation nationale, de l'enseignement supérieur et de la recherche, en ce qui la concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente ordonnance.

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