vendredi 28 mars 2025
| Juridiction | Tribunal Administratif de VERSAILLES |
| Section | Tribunal Administratif de VERSAILLES |
| N° Dossier | TA78-2502907 |
| Type | Décision |
| Formation | 4ème chambre - 4/11u |
| Avocat requérant | MARTIN-PIGEON |
Vu la procédure suivante :
Par une requête, un mémoire et des pièces complémentaires enregistrés les 15 mars, 18 et 21 mars 2025, M. A B, alors retenu au centre de rétention administrative de Palaiseau, demande au tribunal d'annuler l'arrêté du 25 septembre 2022 par lequel le préfet de police de Paris lui a fait obligation de quitter le territoire français, sans délai, a fixé le pays de destination en cas d'exécution d'office et lui a interdit de circuler sur le territoire français pendant une durée de trois ans.
Il soutient que :
- la décision portant obligation de quitter le territoire français a été prise par une autorité incompétente ;
- elle est insuffisamment motivée ;
- elle a été prise en méconnaissance de son droit d'être entendu ;
- elle méconnaît les dispositions des articles L. 251-2 et L. 234-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- elle méconnaît les dispositions du 2° de l'article L. 251-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation ;
- la décision portant refus d'octroi d'un délai de départ volontaire a été prise par une autorité incompétente ;
- elle est insuffisamment motivée ;
- elle est illégale en raison de l'illégalité de la mesure d'éloignement qui en constitue le fondement ;
- elle est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation ;
- la décision fixant le pays de destination a été prise par une autorité incompétente ;
- elle est insuffisamment motivée ;
- elle est illégale en raison de l'illégalité de la mesure d'éloignement qui en constitue le fondement ;
- elle méconnaît son droit au respect de sa vie privée et familiale ;
- la décision portant interdiction de circulation a été prise par une autorité incompétente ;
- elle est entachée d'un défaut de motivation ;
- elle est illégale en raison de l'illégalité de la mesure d'éloignement qui en constitue le fondement ;
- les décisions attaquées sont entachées d'une erreur manifeste d'appréciation et méconnaissent sa situation personnelle.
La requête a été communiquée au préfet de police de Paris qui n'a pas produit de mémoire en défense mais qui a versé, le 27 mars 2025, des pièces au dossier.
La préfecture de l'Essonne a versé des pièces le 28 mars 2028, enregistrées postérieurement à la clôture de l'instruction n'ayant pas été communiquées.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- la charte des droits fondamentaux de l'Union européenne ;
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- le code de justice administrative.
La présidente du tribunal administratif de Versailles a désigné M. Fraisseix, premier conseiller, pour exercer les pouvoirs qui lui sont attribués par les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique du 28 mars 2025 :
- le rapport de M. Fraisseix ;
- les observations de Me Martin-Pigeon, avocate désignée d'office représentant M. B, présent, qui conclut aux mêmes fins que sa requête par les mêmes moyens et fait valoir en outre que M. B vit en concubinage avec une compatriote, le couple ayant deux enfants, que l'arrêté querellé est entaché d'une erreur manifeste d'appréciation, d'une méconnaissance de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et que sa situation personnelle n'a pas été sérieusement examinée ;
- les observations de M. B ;
- le préfet de police de Paris n'étant ni présent ni représenté.
La clôture de l'instruction a été prononcée à l'issue de l'audience.
Considérant ce qui suit :
1. Par un arrêté du 25 septembre 2022, le préfet de police de Paris a fait obligation à M. A B, ressortissant roumain né le 14 février 198,7 de quitter le territoire français, sans délai, a fixé le pays de destination en cas d'exécution d'office et lui a interdit de circuler sur le territoire français pendant une durée de trois ans. M. B demande au tribunal l'annulation de cet arrêté. Par un arrêté du 13 mars 2025, la préfète de l'Essonne a ordonné le placement en centre de rétention administrative de M. B pour une durée de quatre jours. Ce placement en rétention administrative a été prolongé pour une durée de vingt-six jours à compter du 19 mars 2025 par une ordonnance du même jour du magistrat du siège en charge du contrôle des mesures de rétention administrative du tribunal judiciaire d'Evry-Courcouronnes. Par la présente requête, M. B demande au tribunal d'annuler l'arrêté du 25 septembre 2022 par lequel le préfet de police de Paris
Sur les conclusions à fin d'annulation :
En ce qui concerne les moyens communs aux décisions attaquées :
2. En premier lieu, par un arrêté n° 2022-00999 du 19 août 2022, régulièrement publié au recueil des actes administratifs spécial n° 75-2022-615 du 22 août 2022 de la préfecture de police, M. C D, adjointe au chef du 8ème bureau de la division des reconduites à la frontière, a reçu délégation du préfet de police de Paris pour signer les décisions contenues dans les arrêtés attaqués. Par suite, le moyen tiré de l'incompétence de leur signataire doit être écarté.
3. En deuxième lieu, l'arrêté en litige vise les textes dont il est fait application, expose les circonstances de fait propres à la situation personnelle de M. B, dont les éléments sur lesquels le préfet s'est fondé pour l'obliger à quitter le territoire français, pour refuser de lui accorder un délai de départ volontaire et pour fixer le pays de destination, ainsi que pour arrêter, dans son principe et dans sa durée, une décision d'interdiction de circulation sur le territoire français. Dès lors, cet arrêté comporte l'énoncé des considérations de droit et de fait qui constituent le fondement de chacune des décisions attaquées et permet ainsi au requérant d'en contester utilement le bien-fondé. Par suite, les moyens tirés du défaut et de l'insuffisante motivation ne peuvent qu'être écartés.
4. En dernier lieu, si M. B soutient que les décisions attaquées sont entachées d'une erreur manifeste d'appréciation et méconnaissent sa situation personnelle, il n'assortit ce moyen d'aucun précision permettant d'en apprécier le bien-fondé. Il ne peut, par suite, qu'être écarté.
En ce qui concerne la décision portant obligation de quitter le territoire français :
5. En premier lieu, aux termes de l'article 41 de la charte des droits fondamentaux de l'Union européenne : " 1. Toute personne a le droit de voir ses affaires traitées impartialement, équitablement et dans un délai raisonnable par les institutions, organes et organismes de l'Union. 2. Ce droit comporte notamment : a) le droit de toute personne d'être entendue avant qu'une mesure individuelle qui l'affecterait défavorablement ne soit prise à son encontre ; () ". Si les dispositions de l'article 41 de la charte des droits fondamentaux de l'Union européenne ne sont pas en elles-mêmes invocables par un étranger faisant l'objet d'une mesure d'éloignement telle qu'une obligation de quitter le territoire français, celui-ci peut néanmoins utilement faire valoir que le principe général du droit de l'Union européenne, relatif au respect des droits de la défense, imposait qu'il soit préalablement entendu et mis à même de présenter toute observation utile sur la mesure d'éloignement envisagée. Toutefois, une atteinte à ce droit n'est susceptible d'affecter la régularité de la procédure à l'issue de laquelle la décision défavorable est prise que si la personne concernée a été privée de la possibilité de présenter des éléments pertinents qui auraient pu influer sur le contenu de la décision, ce qu'il lui revient, le cas échéant, d'établir devant la juridiction saisie.
6. En l'espèce, il ressort des pièces du dossier, et notamment du procès-verbal établi le 25 septembre 2022, signé par M. B, qu'il a été auditionné par les services de police, et qu'il a ainsi pu faire valoir ses observations sur sa situation au regard du droit au séjour avant l'adoption et la notification de l'arrêté contesté. Par ailleurs, il n'est pas établi que l'intéressé disposait d'informations pertinentes tenant à sa situation personnelle qu'il aurait pu utilement porter à la connaissance de l'administration avant que ne soit prise la mesure d'éloignement et qui, si elles avaient été communiquées à temps, auraient été susceptibles de faire obstacle à la décision lui faisant obligation de quitter le territoire. Par suite, le moyen tiré de ce qu'il aurait été privé de son droit à être entendu doit être écarté.
7. En deuxième lieu, aux termes de l'article L. 251-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Ne peuvent faire l'objet d'une décision portant obligation de quitter le territoire français en application de l'article L. 251-1 les citoyens de l'Union européenne ainsi que les membres de leur famille qui bénéficient du droit au séjour permanent prévu par l'article L. 234-1 ". Aux termes de l'article L. 234-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Les citoyens de l'Union européenne mentionnés à l'article L. 233-1 qui ont résidé de manière légale et ininterrompue en France pendant les cinq années précédentes acquièrent un droit au séjour permanent sur l'ensemble du territoire français. () ". Et aux termes de l'article L. 233-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Les citoyens de l'Union européenne ont le droit de séjourner en France pour une durée supérieure à trois mois s'ils satisfont à l'une des conditions suivantes : 1° Ils exercent une activité professionnelle en France ; 2° Ils disposent pour eux et pour leurs membres de famille de ressources suffisantes afin de ne pas devenir une charge pour le système d'assistance sociale, ainsi que d'une assurance maladie ; 3° Ils sont inscrits dans un établissement fonctionnant conformément aux dispositions législatives et réglementaires en vigueur pour y suivre à titre principal des études ou, dans ce cadre, une formation professionnelle, et garantissent disposer d'une assurance maladie ainsi que de ressources suffisantes pour eux et pour leurs conjoints ou descendants directs à charge qui les accompagnent ou les rejoignent, afin de ne pas devenir une charge pour le système d'assistance sociale ; 4° Ils sont membres de famille accompagnant ou rejoignant un citoyen de l'Union européenne qui satisfait aux conditions énoncées aux 1° ou 2° ; 5° Ils sont le conjoint ou le descendant direct à charge accompagnant ou rejoignant un citoyen de l'Union européenne qui satisfait aux conditions énoncées au 3°. ".
8. Si M. B déclare résider en France depuis 2003, il ne verse au dossier aucun élément permettant d'établir qu'il a résidé de manière légale et ininterrompue en France pendant les cinq années précédant la décision attaquée. Par suite, le moyen tiré de la méconnaissance des dispositions des articles L. 251-2 et L. 234-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ne peut qu'être écarté.
9. En troisième lieu, aux termes de l'article L. 251-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'autorité administrative compétente peut, par décision motivée, obliger les étrangers dont la situation est régie par le présent livre, à quitter le territoire français lorsqu'elle constate les situations suivantes : () 2° Leur comportement personnel constitue, du point de vue de l'ordre public ou de la sécurité publique, une menace réelle, actuelle et suffisamment grave à l'encontre d'un intérêt fondamental de la société ; () L'autorité administrative compétente tient compte de l'ensemble des circonstances relatives à leur situation, notamment la durée du séjour des intéressés en France, leur âge, leur état de santé, leur situation familiale et économique, leur intégration sociale et culturelle en France, et l'intensité des liens avec leur pays d'origine. ". Il résulte de ces dispositions qu'il appartient à l'autorité administrative d'un Etat membre qui envisage de prendre une mesure d'éloignement et d'interdiction de circulation sur le territoire français à l'encontre d'un ressortissant d'un autre Etat membre de ne pas se fonder sur la seule existence d'une infraction à la loi, mais d'examiner, d'après l'ensemble des circonstances de l'affaire, si la présence de l'intéressé sur le territoire français est de nature à constituer une menace réelle, actuelle et suffisamment grave pour un intérêt fondamental de la société française. L'ensemble de ces conditions doivent être appréciées en fonction de la situation individuelle de la personne, notamment de la durée de son séjour en France, de sa situation familiale et économique ainsi que de son intégration.
10. Pour prononcer une obligation de quitter le territoire français à l'encontre de M. B, le préfet de police de Paris s'est fondé sur les dispositions du 2° de l'article L. 251-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et sur la circonstance, que M. B a fait l'objet d'un signalement le 24 septembre 2022 pour des faits de " violences volontaires sur conjoint ayant entraînés une ITT inférieure ou égale à huit jours ". Par ailleurs, si M. B fait état de ce que sa compagne et ses deux enfants, respectivement nés les 5 août 2014 et 14 août 2020, se trouvent sur le territoire français, il ne ressort pas des pièces du dossier que sa compagne, de même nationalité, se trouve en situation régulière sur le territoire français. Dans ces conditions, rien ne s'oppose à ce que la cellule familiale du requérant se reconstitue dans son pays d'origine. En outre, le requérant n'établit par les pièces qu'il verse au dossier, contribuer à l'éducation et à l'entretien de ses enfants. Il n'établit pas davantage la réalité et l'intensité des liens qu'il entretient avec eux en produisant leurs actes de naissance ainsi que des récépissés d'inscription scolaire. Enfin, ainsi qu'il a été dit au point 10 du présent jugement. M. B ne justifie pas de l'ancienneté de présence dont il se prévaut sur le territoire français. Dans ces conditions, le préfet de police de Paris a pu, sans méconnaître les dispositions du 2° de l'article L. 251-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ni commettre d'erreur manifeste d'appréciation, prononcer une obligation de quitter le territoire français à l'encontre de M. B.
11. Il résulte de ce qui précède que les conclusions à fin d'annulation de la décision portant obligation de quitter le territoire français doivent être rejetées.
En ce qui concerne la décision portant refus d'octroi d'un délai de départ volontaire :
12. En premier lieu, il résulte de ce qui précède que M. B n'est pas fondé à demander l'annulation de la décision portant obligation de quitter le territoire français. Par suite, le moyen tiré de ce que la décision lui refusant l'octroi d'un délai de départ volontaire devrait être annulée par voie de conséquence de l'annulation de la mesure d'éloignement doit être écarté.
13. En second lieu, aux termes de l'article L. 251-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Les étrangers dont la situation est régie par le présent livre disposent, pour satisfaire à l'obligation qui leur a été faite de quitter le territoire français, d'un délai de départ volontaire d'un mois à compter de la notification de la décision. L'autorité administrative ne peut réduire le délai prévu au premier alinéa qu'en cas d'urgence et ne peut l'allonger qu'à titre exceptionnel. ".
14. Eu égard aux circonstances indiquées au point 10 du présent jugement, le préfet de police de Paris a pu, sans commettre d'erreur manifeste d'appréciation, estimer qu'il y avait urgence à éloigner M. B du territoire français.
15. Il résulte de ce qui précède que les conclusions à fin d'annulation de la décision portant refus d'octroi de délai de départ volontaire doivent être rejetées.
En ce qui concerne la décision fixant le pays de destination :
16. En premier lieu, il résulte de ce qui précède que M. B n'est pas fondé à demander l'annulation de la décision portant obligation de quitter le territoire français. Par suite, le moyen tiré de ce que la décision fixant le pays de destination devrait être annulée par voie de conséquence de l'annulation de la mesure d'éloignement doit être écarté.
17. En second lieu, aux termes des stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale, de son domicile et de sa correspondance. () ".
18. Eu égard aux circonstances indiquées au point 10 du présent jugement et, alors que le requérant n'établit pas être démuni d'attaches familiales dans son pays d'origine, le moyen tiré de ce que la décision fixant le pays de destination méconnaîtrait les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales doit être écarté.
19. Il résulte de ce qui précède que les conclusions à fin d'annulation de la décision fixant le pays de destination doivent être rejetées.
En ce qui concerne la décision portant interdiction de circulation sur le territoire français :
20. Il résulte de ce qui précède que M. B n'est pas fondé à demander l'annulation de la décision portant obligation de quitter le territoire français. Par suite, le moyen tiré de ce que la décision lui interdisant de circuler sur le territoire français devrait être annulée par voie de conséquence de l'annulation de la mesure d'éloignement doit être écarté.
21. Il résulte de tout ce qui précède que les conclusions présentées par M. B tendant à l'annulation de l'arrêté du préfet du préfet de police de Paris du 25 septembre 2022 doivent être rejetées.
D E C I D E :
Article 1er : La requête de M. B est rejetée.
Article 2 : Le présent jugement sera notifié à M. A B et au préfet de police de Paris.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 28 mars 2025.
Le magistrat désigné,
signé
P. Fraisseix La greffière,
signé
E. Amegee
La République mande et ordonne au préfet de police de Paris en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
2
Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2505978
Le Tribunal administratif de Versailles a rejeté la requête de M. E, ressortissant espagnol, qui contestait l'arrêté du préfet des Hauts-de-Seine du 30 avril 2025 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de circulation de trois ans. Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence, de méconnaissance du droit d'être entendu et de défaut de motivation, en se fondant sur le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et la charte des droits fondamentaux de l'Union européenne. La solution retenue confirme la légalité de l'arrêté préfectoral.
08/07/2025
Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2506645
Le Tribunal administratif de Versailles a rejeté la requête de M. B, ressortissant haïtien, qui contestait un arrêté préfectoral du 4 juin 2025 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de dix ans. Le requérant invoquait une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, mais le tribunal a estimé que la mesure ne portait pas une atteinte disproportionnée à sa vie privée et familiale, compte tenu de ses antécédents judiciaires (condamnation pour proxénétisme aggravé) et de son absence de contribution à l'entretien de ses enfants. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris celles relatives aux frais d'instance.
08/07/2025
Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2506543
Le Tribunal administratif de Versailles rejette la requête de M. B, ressortissant centrafricain, qui contestait les arrêtés du préfet des Hauts-de-Seine ordonnant son transfert aux autorités italiennes (responsables de sa demande d'asile), son assignation à résidence et une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal écarte le moyen tiré de la méconnaissance de l'article L. 212-1 du code des relations entre le public et l'administration, estimant que l'absence de prénom sur l'arrêté ne faisait pas obstacle à l'identification de son auteur. Il juge également que le moyen fondé sur l'article 21 du traité sur le fonctionnement de l'Union européenne était insuffisamment précis. La solution retenue est le rejet de l'intégralité des conclusions à fin d'annulation.
08/07/2025