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AccueilJurisprudence administrativeN° TA78-2503079

Tribunal Administratif de VERSAILLES — Décision N° TA78-2503079

vendredi 11 avril 2025

JuridictionTribunal Administratif de VERSAILLES
SectionTribunal Administratif de VERSAILLES
N° DossierTA78-2503079
TypeDécision
Avocat requérantSELARL CENTAURE AVOCATS

Résumé IA

Le Tribunal administratif de Versailles a été saisi par une ressortissante étrangère, titulaire d’un visa de long séjour, afin d’obtenir, sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative, une injonction de délivrance d’un rendez-vous pour ses empreintes digitales et d’un récépissé. En défense, le préfet des Yvelines a produit une convocation fixée au 5 mai 2025 pour le dépôt de sa demande de titre de séjour. Le juge des référés a constaté que les conclusions à fin d’injonction avaient perdu leur objet et a prononcé un non-lieu à statuer. Il a également rejeté la demande de frais irrépétibles présentée au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête enregistrée le 19 mars 2025, Mme A C épouse B, représentée par Me Hervet, demande au juge des référés :

1°) d'enjoindre à la sous-préfecture de Saint-Germain-en-Laye, sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, de lui délivrer un rendez-vous pour sa prise des empreintes digitales dans un délai de dix jours à compter de l'ordonnance à intervenir, sous astreinte de 100 euros par jour de retard et de lui délivrer un récépissé dans un délai de trois jours à compter de l'ordonnance à intervenir, dans les mêmes conditions d'astreinte ;

2°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 800 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Elle soutient que :

- elle est entrée en France le 16 janvier 2025 munie d'un visa de long séjour portant la mention " visiteur " valable du 15 janvier 2025 au 15 avril 2025 ; elle a sollicité la délivrance de son premier titre de séjour en qualité de " visiteur " le 27 janvier 2025 mais a perdu l'accès à son compte ANEF et ne peut se connecter afin de suivre l'avancement de sa demande ;

- l'urgence tient au maintien de sa situation irrégulière et au blocage administratif de sa demande ; sa liberté d'aller et venir est affectée ainsi que sa vie privée et familiale ;

- la mesure est utile compte tenu de sa demande ;

- sa demande ne fait pas obstacle à l'exécution d'une décision administrative.

Par un mémoire en défense enregistré le 27 mars 2025, le préfet des Yvelines conclut au non-lieu à statuer en faisant valoir que la requérante est convoquée en sous-préfecture de Saint-Germain-en-Laye le 5 mai 2025 à 9 heures 20 afin de déposer sa demande de titre de séjour.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- le code de justice administrative.

La présidente du tribunal a désigné M. Fraisseix, premier conseiller, en application de l'article L. 511-2 du code de justice administrative, pour statuer sur les demandes de référé.

Considérant ce qui suit :

1. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " () les magistrats ayant une ancienneté minimale de deux ans et ayant atteint au moins le grade de premier conseiller désignés à cet effet par le président de leur juridiction peuvent, par ordonnance : () 3° Constater qu'il n'y a pas lieu de statuer sur une requête () ".

2. En l'espèce, Mme A C épouse B a été informée par courriel du département des Yvelines en date du 26 mars 2025, soit postérieurement à la date d'enregistrement de sa requête, d'une convocation en sous-préfecture de Saint-Germain-en-Laye le 5 mai 2025 à 9 heures 20 afin de déposer sa demande de titre de séjour. Les conclusions aux fins d'injonction sous astreinte présentées par Mme C épouse B ayant ainsi perdu leur objet, il n'y a plus lieu de statuer à leur égard.

3. Dans les circonstances de l'espèce, il n'y a pas lieu de faire droit aux conclusions présentées par Mme C épouse B sur le fondement des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

O R D O N N E :

Article 1er : Il n'y a plus lieu de statuer sur les conclusions aux fins d'injonction sous astreinte présentées par Mme C épouse B.

Article 2 : Le surplus des conclusions de la requête est rejeté.

Article 3 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme A C épouse B et au ministre de l'intérieur.

Copie en sera adressée au préfet des Yvelines.

Fait à Versailles, le 11 avril 2025.

Le juge des référés,

signé

P. Fraisseix

La République mande et ordonne au ministre de l'intérieur en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

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