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AccueilJurisprudence administrativeN° TA78-2503484

Tribunal Administratif de VERSAILLES — Décision N° TA78-2503484

mercredi 9 avril 2025

JuridictionTribunal Administratif de VERSAILLES
SectionTribunal Administratif de VERSAILLES
N° DossierTA78-2503484
TypeOrdonnance
Avocat requérantROCHICCIOLI

Résumé IA

Le Tribunal administratif de Versailles a été saisi par M. B d’une demande de suspension de la décision implicite de la préfète de l’Essonne refusant le renouvellement de son titre de séjour. Le requérant s’est désisté de son instance après que la préfète lui a délivré une nouvelle attestation de prolongation d’instruction. Le juge des référés a donné acte de ce désistement et rejeté les conclusions au titre des frais de justice.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête enregistrée le 28 mars 2025, M. A B, représenté par Me Rochiccioli, demande au juge des référés, sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative :

1°) de suspendre l'exécution de la décision implicite en date du 6 août 2024 par laquelle la préfète de l'Essonne lui a refusé la délivrance d'un titre de séjour ;

2°) d'enjoindre au préfet territorialement compétent de procéder au réexamen de sa situation dans un délai d'un mois à compter de l'ordonnance à intervenir et de lui délivrer un récépissé avec autorisation de travail ou une attestation de prolongation d'instruction dans un délai de sept jours à compter de la décision à intervenir ;

3°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 2 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Il soutient que :

- il est entré en France en août 2014 avec un visa de long séjour en qualité de mineur suivant une scolarité et a été titulaire d'un titre de séjour mention " étudiant " renouvelé jusqu'en 2021 ; il a ensuite changé de statut en obtenant un titre de séjour mention " vie privée et familiale " en qualité de conjoint de français dont le dernier a expiré le 4 juin 2024 ; il a sollicité le renouvellement de ce titre de séjour le 6 avril 2024 et a obtenu des attestations de prolongation d'instruction entre le 21 juin 2024 et le 30 janvier 2025 ;

- la condition de l'urgence est remplie car il se trouve en situation irrégulière et met fin à son apprentissage dans le cadre de sa formation en alternance en maintenance des systèmes de production alors que son cycle d'étude prend fin le 30 août 2025 ;

- il existe un doute sérieux quant à la légalité de la décision en litige en ce que la commission du titre de séjour n'a pas été saisie en méconnaissance du 1° de l'article L. 432-13 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, qu'elle méconnait l'article L. 423-1 de ce même code et est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation, qu'elle méconnait l'article R. 433-4 de ce code, qu'elle méconnait l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation, qu'elle méconnait l'article 3-1 de la convention internationale des droits de l'enfant et est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation.

Par un mémoire en défense enregistré le 8 avril 2025, la préfète de l'Essonne conclut au non-lieu à statuer en faisant valoir qu'une attestation de prolongation d'instruction valable jusqu'au 7 juillet 2025 a été délivrée à M. B.

Par un acte enregistré le 8 avril 2025, M. B a déclaré se désister purement et simplement de sa requête mais persiste dans ses conclusions présentées au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Vu :

- les autres pièces du dossier ;

- la requête enregistrée sous le n° 2503483 par laquelle le requérant demande l'annulation de la décision attaquée.

Vu :

- la convention internationale des droits de l'enfant ;

- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;

- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- le code de justice administrative.

La présidente du tribunal a désigné M. Fraisseix, premier conseiller, pour statuer sur les demandes de référé.

Considérant ce qui suit :

1. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " () les magistrats ayant une ancienneté minimale de deux ans et ayant atteint au moins le grade de premier conseiller désignés à cet effet par le président de leur juridiction peuvent, par ordonnance : 1° donner acte des désistements () ".

2. Par un acte, enregistré le 8 avril 2025, M. B a déclaré se désister purement et simplement de ses conclusions tendant à suspendre l'exécution de la décision implicite en date du 6 août 2024 par laquelle la préfète de l'Essonne lui a refusé la délivrance d'un titre de séjour et à enjoindre au préfet territorialement compétent de procéder au réexamen de sa situation dans un délai d'un mois à compter de l'ordonnance à intervenir et de lui délivrer un récépissé avec autorisation de travail ou une attestation de prolongation d'instruction dans un délai de sept jours à compter de la décision à intervenir. Rien ne fait obstacle à ce qu'il lui en soit donné acte.

3. Dans les circonstances de l'espèce, il n'y a pas lieu de faire droit aux conclusions présentées par M. B sur le fondement des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

O R D O N N E :

Article 1er : Il est donné acte du désistement d'instance et d'action de M. B.

Article 2 : Le surplus des conclusions de la requête est rejeté.

Article 3 : La présente ordonnance sera notifiée à M. A B.

Copie en sera adressée à la préfète de l'Essonne.

Fait à Versailles, le 9 avril 2025.

Le juge des référés,

signé

P. Fraisseix

La République mande et ordonne au ministre de l'intérieur en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

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