LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsNos servicesBlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes. C'est gratuit, et vos coordonnées ne sont transmises qu'avec votre accord.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation entre particuliers et avocats. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Nos services
  • Trouver un avocat
  • Calculateurs juridiques
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Nos services
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA78-2503528

Tribunal Administratif de VERSAILLES — Décision N° TA78-2503528

vendredi 4 avril 2025

JuridictionTribunal Administratif de VERSAILLES
SectionTribunal Administratif de VERSAILLES
N° DossierTA78-2503528
TypeOrdonnance

Résumé IA

Le Tribunal administratif de Versailles, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de l'arrêté préfectoral du 17 mars 2025 suspendant le permis de conduire de Mme A pour six mois. Le juge a estimé que la condition d'urgence, nécessaire pour obtenir une suspension sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, n'était pas remplie. Il a relevé que la requérante n'apportait pas de justificatifs suffisants pour démontrer une atteinte grave et immédiate à sa situation professionnelle et sociale, et a pris en compte les impératifs de sécurité routière liés à un excès de vitesse de plus de 40 km/h.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête enregistrée le 31 mars 2025, Mme B A, représentée par Me Josseaume, demande au juge des référés, sur le fondement des dispositions de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, de suspendre l'exécution de l'arrêté en date du 17 mars 2025 par lequel la préfète de l'Essonne a suspendu la validité de son permis de conduire pour une durée de 6 mois.

Elle soutient que :

- la condition d'urgence est satisfaite dès lors que la décision en litige porte une atteinte grave et immédiate à sa situation professionnelle et sociale eu égard à son activité d'étudiante et de salariée ; elle doit se rendre quotidienne au lycée et elle participe à des compétitions sportives;

- il existe un doute sérieux quant à la légalité de la décision ; elle est entachée d'incompétence ; elle est insuffisamment motivée ; elle méconnaît les dispositions des articles L 224-2 et suivants du code de la route ; elle méconnaît les dispositions de l'article R 221-3 du code de la route ; elle méconnaît les dispositions des articles L 122-1 et L 211-2 du code des relations entre le public et l'administration.

Vu la requête au fond enregistrée sous le n° 2503394 par laquelle Mme A demande l'annulation de l'arrêté en litige.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- le code de la route,

- le code de justice administrative.

La présidente du tribunal a désigné M. Ouardes, vice-président, pour statuer sur les demandes de référés.

Considérant ce qui suit :

1. Aux termes de l'article L. 521-1 du code de justice administrative : " Quand une décision administrative, même de rejet, fait l'objet d'une requête en annulation ou en réformation, le juge des référés, saisi d'une demande en ce sens, peut ordonner la suspension de l'exécution de cette décision, ou de certains de ses effets, lorsque l'urgence le justifie et qu'il est fait état d'un moyen propre à créer, en l'état de l'instruction, un doute sérieux quant à la légalité de la décision. () ". L'article L. 522-3 du même code dispose : " Lorsque la demande ne présente pas un caractère d'urgence ou lorsqu'il apparaît manifeste, au vu de la demande, que celle-ci ne relève pas de la compétence de la juridiction administrative, qu'elle est irrecevable ou qu'elle est mal fondée, le juge des référés peut la rejeter par une ordonnance motivée sans qu'il y ait lieu d'appliquer les deux premiers alinéas de l'article L. 522-1 ". Aux termes de l'article R. 522-1 du même code : " La requête visant au prononcé de mesures d'urgence doit contenir l'exposé au moins sommaire des faits et moyens et justifier de l'urgence de l'affaire. () ".

2. Il résulte des dispositions précitées que la condition d'urgence à laquelle est subordonné le prononcé d'une mesure de suspension doit être regardée comme remplie lorsque la décision contestée préjudicie de manière suffisamment grave et immédiate à un intérêt public, à la situation du requérant ou aux intérêts qu'il entend défendre. Il appartient au juge des référés, saisi d'une demande tendant à la suspension d'une telle décision, d'apprécier concrètement, compte tenu des justifications fournies par le requérant, si les effets de celle-ci sur la situation de ce dernier ou le cas échéant, des personnes concernées, sont de nature à caractériser une urgence justifiant que, sans attendre le jugement de la requête au fond, l'exécution de la décision soit suspendue. L'urgence doit s'apprécier objectivement et globalement tenir compte notamment du fait que le requérant ne se soit pas placé lui-même dans une situation qui ne lui permette plus d'invoquer utilement - ni sérieusement - la notion d'urgence.

3. Pour justifier de l'urgence qu'il y aurait à suspendre l'exécution de la décision

litigieuse, Mme A soutient que la décision en litige porte une atteinte grave et immédiate à sa situation professionnelle et sociale eu égard à son activité d'étudiante et de salariée. Elle fait valoir qu'elle doit se rendre quotidiennement au lycée et qu'elle participe à des compétitions sportives. Toutefois elle n'apporte pas de justificatifs suffisants au soutien de ses allégations. Il résulte par ailleurs des pièces du dossier que l'intéressée a fait l'objet d'une rétention de son permis de conduire suite à un dépassement de 40 km ou plus de la vitesse maximale autorisée. Par suite, la condition d'urgence, qui doit s'analyser globalement et concrètement, et aussi compte tenu des impératifs de sécurité routière, ne peut être considérée comme remplie. Dans ces conditions, il y a lieu de rejeter la requête de Mme A selon la procédure de l'article L. 522-3 du code de justice administrative.

O R D O N N E :

Article 1er : La requête de Mme A est rejetée.

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme B A.

Fait à Versailles, le 4 avril 2025,

Le juge des référés,

signé

P. Ouardes

La République mande et ordonne au ministre de l'intérieur en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente ordonnance

← Retour aux décisions