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AccueilJurisprudence administrativeN° TA78-2503721

Tribunal Administratif de VERSAILLES — Décision N° TA78-2503721

jeudi 10 avril 2025

JuridictionTribunal Administratif de VERSAILLES
SectionTribunal Administratif de VERSAILLES
N° DossierTA78-2503721
TypeOrdonnance

Résumé IA

Le Tribunal administratif de Versailles a rejeté la requête en référé de M. B, qui demandait de faire cesser des dysfonctionnements administratifs. Le juge a constaté que la requête était irrecevable car elle ne précisait pas les actes contestés, leur auteur, ni ne formulait de conclusions claires. En outre, le litige de voisinage évoqué ne relève pas de la compétence de la juridiction administrative et l'urgence n'était pas démontrée. La décision a été prise sur le fondement de l'article L. 522-3 du code de justice administrative, permettant un rejet sans instruction.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête, enregistrée le 3 avril 2025, M. A B demande au juge des référés de faire cesser des dysfonctionnements administratifs.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- le code de justice administrative.

La présidente du tribunal a désigné M. Ouardes, vice-président, pour statuer sur les demandes de référé.

Considérant ce qui suit :

1. Aux termes de l'article L. 521-1 du code de justice administrative : " Quand une décision administrative, même de rejet, fait l'objet d'une requête en annulation ou en réformation, le juge des référés, saisi d'une demande en ce sens, peut ordonner la suspension de l'exécution de cette décision, ou de certains de ses effets, lorsque l'urgence le justifie et qu'il est fait état d'un moyen propre à créer, en l'état de l'instruction, un doute sérieux quant à la légalité de la décision. ". Aux termes, de l'article L. 521-2 du même code : " Saisi d'une demande en ce sens justifiée par l'urgence, le juge des référés peut ordonner toutes mesures nécessaires à la sauvegarde d'une liberté fondamentale à laquelle une personne morale de droit public ou un organisme de droit privé chargé de la gestion d'un service public aurait porté, dans l'exercice d'un de ses pouvoirs, une atteinte grave et manifestement illégale. Le juge des référés se prononce dans un délai de quarante-huit heures ". Aux termes de l'article L. 521-3 du code de justice administrative : " En cas d'urgence et sur simple requête qui sera recevable même en l'absence de décision administrative préalable, le juge des référés peut ordonner toutes autres mesures utiles sans faire obstacle à l'exécution d'aucune décision ". Aux termes de l'article L. 522-3 du même code : " Lorsque la demande ne présente pas un caractère d'urgence ou lorsqu'il apparaît manifeste, au vu de la demande, que celle-ci ne relève pas de la compétence de la juridiction administrative, qu'elle est irrecevable ou qu'elle est mal fondée, le juge des référés peut la rejeter par une ordonnance motivée sans qu'il y ait lieu d'appliquer les deux premiers alinéas de l'article L. 522-1 ".

2. Par sa requête, M. B, qui n'identifie pas l'article du livre V du code de justice administrative sur lequel il entend fonder sa demande, demande au juge des référés de faire cesser des dysfonctionnements administratifs. Cette requête n'identifie toutefois pas les actes en cause, pas plus que leur auteur, et doit être regardée comme dépourvue de conclusions, faute de solliciter une mesure particulière. S'il fait état dans un document annexé à sa requête de troubles de voisinages, auxquels ni son bailleur ni les services des polices nationale et municipal n'apporteraient de réponse appropriée, un tel litige de voisinage ne ressortit pas en tout état de cause à la compétence de la juridiction administratif et il n'apporte aucune précision s'agissant des manquements qu'il reproche aux services qu'il mentionne. M. B ne fait pas, en outre, état, dans sa requête d'une situation d'urgence. Il y a donc lieu de rejeter selon la procédure prévue par les dispositions précitées de l'article L. 522-3 du code de justice administrative la requête de M. B, laquelle est irrecevable.

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ORDONNE:

Article 1er : La requête de M. B est rejetée.

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M A B

Fait à Versailles le 10 avril 2025,

Le juge des référés,

signé

P. Ouardes

La République mande et ordonne à la préfète de l'Essonne, en ce qui la concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente ordonnance.

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