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AccueilJurisprudence administrativeN° TA78-2504053

Tribunal Administratif de VERSAILLES — Décision N° TA78-2504053

lundi 14 avril 2025

JuridictionTribunal Administratif de VERSAILLES
SectionTribunal Administratif de VERSAILLES
N° DossierTA78-2504053
TypeOrdonnance
Avocat requérantSELAS NAUSICA

Résumé IA

Le Tribunal administratif de Versailles a été saisi en référé-suspension par Mme A pour contester le refus implicite du directeur académique des Hauts-de-Seine d’affecter sa fille dans un lycée spécialisé en hôtellerie à proximité de son domicile. Le juge des référés a rejeté la requête sans examiner le fond, en application de l’article L. 522-3 du code de justice administrative, au motif que le tribunal était territorialement incompétent. En vertu des articles R. 312-1 et R. 221-3 du même code, le litige relève de la compétence du tribunal administratif de Cergy-Pontoise, et non de celui de Versailles.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête, enregistrée le 10 avril 2025, Mme C A, agissant au nom et pour le compte de sa fille mineure B D, représentées par Me Le Foyer de Costil, demandent au tribunal :

1°) d'ordonner la suspension de la décision implicite de rejet née du silence gardé par le directeur académique des services de l'éducation nationale des Hauts-de-Seine sur sa demande tendant à ce que B D soit affectée dans un lycée, en spécialité STHR, situé à proximité de son domicile, pour l'année scolaire 2024-2025 ;

2°) d'enjoindre, à titre principal, au Rectorat de l'académie de Versailles d'affecter B D au lycée René Auffray spécialité hôtellerie (STHR) à Clichy la Garenne ou, à titre subsidiaire, de l'affecter dans un établissement à proximité de son domicile ;

3°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 4 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu le code de justice administrative.

La présidente du tribunal a désigné Mme Marc, première conseillère, pour statuer sur les demandes de référé.

Considérant ce qui suit :

1. Aux termes des dispositions de l'article L. 521-1 du code de justice administrative : " Quand une décision administrative, même de rejet, fait l'objet d'une requête en annulation ou en réformation, le juge des référés, saisi d'une demande en ce sens, peut ordonner la suspension de l'exécution de cette décision, ou de certains de ses effets, lorsque l'urgence le justifie et qu'il est fait état d'un moyen propre à créer, en l'état de l'instruction, un doute sérieux quant à la légalité de la décision. Lorsque la suspension est prononcée, il est statué sur la requête en annulation ou en réformation de la décision dans les meilleurs délais. La suspension prend fin au plus tard lorsqu'il est statué sur la requête en annulation ou en réformation de la décision ". Aux termes de l'article L. 522-1 de ce code : " Le juge des référés statue au terme d'une procédure contradictoire écrite ou orale. Lorsqu'il lui est demandé de prononcer les mesures visées aux articles L. 521-1 et L. 521-2, de les modifier ou d'y mettre fin, il informe sans délai les parties de la date et de l'heure de l'audience publique () ". Aux termes de l'article L. 522-3 du même code : " Lorsque la demande ne présente pas un caractère d'urgence ou lorsqu'il apparaît manifeste, au vu de la demande, que celle-ci ne relève pas de la compétence de la juridiction administrative, qu'elle est irrecevable ou qu'elle est mal fondée, le juge des référés peut la rejeter par une ordonnance motivée sans qu'il y ait lieu d'appliquer les deux premiers alinéas de l'article L. 522-1 ".

2. Aux termes de l'article R. 312-1 du code de justice administrative : " Lorsqu'il n'en est pas disposé autrement par les dispositions de la section 2 du présent chapitre ou par un texte spécial, le tribunal administratif territorialement compétent est celui dans le ressort duquel a légalement son siège l'autorité qui, soit en vertu de son pouvoir propre, soit par délégation, a pris la décision attaquée. (). ". Aux termes de l'article R. 221-3 du même code : " Le siège et le ressort des tribunaux administratifs sont fixés comme suit : () Cergy-Pontoise : Hauts-de-Seine, Val-d'Oise ; () Versailles : Essonne, Yvelines ; () ".

3. Il ressort des pièces du dossier que le présent litige est relatif à une décision prise par le directeur académique des services de l'éducation nationale des Hauts-de-Seine. Par suite, il ne relève pas de la compétence territoriale du tribunal administratif de Versailles mais de celle du tribunal administratif de Cergy-Pontoise. Dès lors, la présente requête doit être rejetée comme portée devant une juridiction incompétente pour en connaître, par application de l'article L. 522-3 du code de justice administrative.

O R D O N N E :

Article 1er : La requête de Mme A est rejetée.

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme C A, agissant au nom et pour le compte de sa fille mineure B D.

Fait à Versailles, le 14 avril 2025.

La juge des référés,

signé

E. Marc

La République mande et ordonne à la ministre de l'éducation nationale, de l'enseignement supérieur et de la recherche en ce qui la concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

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