Le Tribunal administratif de Versailles a rejeté la requête de M. B... contestant le retrait de quatre points sur son permis de conduire suite à une infraction routière. Le requérant soutenait ne pas avoir commis l'infraction en raison d'une signalisation équivoque. Le juge a estimé que ce moyen, portant sur la réalité de l'infraction, relevait de la compétence exclusive de l'autorité judiciaire et était donc inopérant devant le juge administratif. Sur le fondement du 7° de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, la requête a été rejetée par ordonnance.
Texte intégral
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 27 septembre 2025, M. A... B... demande l’annulation de la décision du 14 août 2025 par laquelle le ministre de l’intérieur retiré quatre points sur le capital de points affecté à son permis de conduire, à la suite d’une infraction commise le 9 octobre 2024 à Issy-les-Moulineaux.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code de la route ;
- le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. Les dispositions du 7° de l’article R. 222-1 du code de justice administrative habilitent les présidents de tribunal administratif à rejeter par ordonnance, et après expiration du délai de recours, les requêtes ne comportant que des moyens inopérants.
2. Si la contestation du retrait de points du permis de conduire ressortit bien de la compétence du tribunal administratif, il n’appartient, en revanche, pas à cette juridiction de connaître de l’imputabilité ou la réalité des infractions, laquelle ne peut être contestée que devant l’autorité judiciaire. Or le requérant se borne à soulever un moyen unique selon lequel il n’aurait pas commis d’infraction le 9 octobre 2024, ayant entraîné le retrait de quatre points sur le capital de points affecté à son permis de conduire, dès lors que la signalisation mise en place était équivoque. Un tel moyen ne pouvant être utilement examiné par le juge administratif est donc inopérant.
3. Il résulte de ce qui précède que la présente requête, fondée sur ce seul moyen, ne peut qu’être rejetée en faisant application des dispositions précitées du 7° de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.
O R D O N N E :
Article 1er : La requête de M. B... est rejetée.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. A... B....
Fait à Versailles, le 7 octobre 2025.
La présidente du tribunal,
signé
J. Grand d’Esnon
La République mande et ordonne à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution de la présente décision.