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AccueilJurisprudence administrativeN° TA78-2515518

Tribunal Administratif de VERSAILLES — Décision N° TA78-2515518

lundi 9 mars 2026

JuridictionTribunal Administratif de VERSAILLES
SectionTribunal Administratif de VERSAILLES
N° DossierTA78-2515518
TypeOrdonnance
RecoursPlein contentieux

Résumé IA

Le Tribunal administratif de Versailles, statuant par ordonnance, a été saisi par le préfet des Yvelines pour mettre fin à une astreinte prononcée contre l'État pour défaut d'offre de logement. Le juge constate que l'État a exécuté son obligation en proposant un logement adapté avant la date d'effet de l'astreinte. En conséquence, il ordonne qu'il n'y a pas lieu de liquider l'astreinte, en application de l'article L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l'habitation et de l'article R. 778-8 du code de justice administrative.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête enregistrée le 23 décembre 2025, le préfet des Yvelines demande au tribunal de mettre fin, à compter du 9 décembre 2025, à l’astreinte prononcée à l’encontre de l’Etat pour exécution de l’obligation de présenter une offre effective de logement à M. A....

Il soutient que M. A... a signé, le 9 décembre 2025, un bail pour un logement correspondant à ses besoins et capacités.


Cette requête a été communiquée à M. A..., qui n’a pas produit d’observations.


Vu :
- le code de la construction et de l’habitation ;
- l’ordonnance n°2505562 du 13 novembre 2025 du tribunal administratif de Versailles ;
- le code de justice administrative.


La présidente du tribunal a désigné M. Doré, vice-président, en application de l’article R. 778-8 du code de justice administrative.


Considérant ce qui suit :

Le I de l’article L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l’habitation dispose que le demandeur de logement social qui a été reconnu par la commission de médiation comme prioritaire et devant être logé d’urgence et qui n’a pas reçu, dans un délai fixé par décret, une offre de logement tenant compte de ses besoins et de ses capacités peut introduire devant la juridiction administrative un recours tendant à ce qu’il soit ordonné à l’Etat d’exécuter la décision de la commission.

Par sa décision du 11 juin 2024, la commission de médiation des Yvelines a reconnu M. A... comme prioritaire et devant se voir proposer un logement répondant à ses besoins et à ses capacités. Saisi sur le fondement des dispositions précitées, le tribunal, par une ordonnance du 13 novembre 2025, a prononcé à l’encontre de l’Etat une astreinte de 500 euros par jour de retard à compter du 1er janvier 2026, à verser au Fonds national d’accompagnement vers et dans le logement en cas de non-exécution de l’injonction de présenter une offre effective de logement à M. A....

L’article L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l’habitation prévoit que tant que l’astreinte n’est pas liquidée définitivement par le juge, elle doit être versée au fonds deux fois par an, toute astreinte versée en application du jugement la prononçant restant acquise au fonds. En vertu de l’article R. 778-8 du code de justice administrative, le magistrat désigné à cet effet peut statuer par ordonnance sur la liquidation de l’astreinte. A cette fin, il lui appartient de prendre en compte la période d’inexécution de l’injonction par le fait de l’administration. Il peut toutefois, eu égard aux circonstances de l’espèce, modérer le montant de l’astreinte dû, ou, exceptionnellement, déclarer qu’il n’y a pas lieu de liquider l’astreinte dans les limites résultant des dispositions précitées de l’article L. 441-2-3-1.

Il résulte de l’instruction que M. A... a signé un bail prenant effet le 9 décembre 2025 pour un logement de type T2 situé à Carrières-sous-Poissy. Il n’est pas contesté par l’intéressé que ce logement correspond à ses besoins et capacités. L’Etat s’étant ainsi acquitté de son obligation de relogement avant la date limite fixée par l’ordonnance du 13 novembre 2025, il n’y a pas lieu de procéder à la liquidation définitive de l’astreinte prononcée par cette ordonnance.


O R D O N N E:


Article 1er : Il n’y a pas lieu de liquider l’astreinte mise à la charge de l’Etat par l’ordonnance n°2505562 du 13 novembre 2025.

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée au ministre de la ville et du logement, au préfet des Yvelines et à M. B... A....


Fait à Versailles, le 9 mars 2026.

Le magistrat désigné,

signé

M. Doré

La République mande et ordonne au ministre de la ville et du logement en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution de la présente décision.

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