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AccueilJurisprudence administrativeN° TA78-2603237

Tribunal Administratif de VERSAILLES — Décision N° TA78-2603237

vendredi 20 mars 2026

JuridictionTribunal Administratif de VERSAILLES
SectionTribunal Administratif de VERSAILLES
N° DossierTA78-2603237
TypeOrdonnance
RecoursPlein contentieux
Avocat requérantCABINET ROMAIN TRESSERRES

Résumé IA

Sujet principal : Demande de décharge de taxe foncière pour vacance d'un logement. Juridiction : Tribunal Administratif de Versailles (formation d'ordonnance). Solution retenue : La requête est rejetée comme manifestement irrecevable. Textes appliqués : La décision s'appuie sur l'article R. 222-1 du code de justice administrative (procédure d'ordonnance) et sur les articles R*196-5 du livre des procédures fiscales et 1389 du code général des impôts, constatant que la réclamation administrative préalable, fondée sur une vacance débutée en 2020, était tardive car présentée après l'expiration du délai légal au 31 décembre 2022.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête enregistrée le 9 mars 2026, Mme B... A..., représentée par Me Tresseres Lagrandeur demande au tribunal :

1°) de prononcer la décharge de la cotisation de taxe foncière sur les propriétés bâties à laquelle elle a été assujettie au titre de l’année 2024 et lui accorder le bénéfice du sursis de paiement ;

2°) de mettre à la charge de l’Etat une somme de 2 500 euros en application de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.


Vu :
- les autres pièces du dossier ;

Vu :
- le code de justice administrative.

La présidente du tribunal a désigné M. Kaczynski, premier conseiller, en application de l’article R. 222-1 du code de justice administrative pour statuer selon la procédure prévue par cet article.


Considérant ce qui suit :

1. Aux termes de l’article R. 222-1 du code de justice administrative : « (…)les magistrats ayant une ancienneté minimale de deux ans et ayant atteint au moins le grade de premier conseiller désignés à cet effet par le président de leur juridiction (…) peuvent, par ordonnance : (…) / 4º Rejeter les requêtes manifestement irrecevables, lorsque la juridiction n'est pas tenue d'inviter leur auteur à les régulariser ou qu'elles n'ont pas été régularisées à l'expiration du délai imparti par une demande en ce sens ; (…) ».
2. Aux termes de l’article R. 190-1 du livre des procédures fiscales : « Le contribuable qui désire contester tout ou partie d’un impôt qui le concerne doit d’abord adresser une réclamation au service territorial, selon le cas, de la direction générale des finances publiques ou de la direction générale des douanes et droits indirects dont dépend le lieu de l’imposition ». Aux termes de l’article L. 199 du même livre : « En matière d’impôts directs et de taxes sur le chiffre d’affaires ou de taxes assimilées, les décisions rendues par l’administration sur les réclamations contentieuses et qui ne donnent pas entière satisfaction aux intéressés peuvent être portées devant le tribunal administratif (…) ». Aux termes de l’article R*196-5 du livre des procédures fiscales : « Les dégrèvements de taxe foncière prévus par l'article 1389 du code général des impôts pour vacance d'une maison ou inexploitation d'un immeuble à usage industriel ou commercial, doivent être demandés au plus tard le 31 décembre de l'année suivant celle au cours de laquelle la vacance ou l'inexploitation atteint la durée minimum exigée » et aux termes de l’article R 411-1 du code de justice administrative : « La juridiction est saisie par requête. La requête indique les nom et domicile des parties. Elle contient l'exposé des faits et moyens, ainsi que l'énoncé des conclusions soumises au juge. ».

3. Pour rejeter la réclamation de l’intéressée, l’administration a opposé la circonstance qu’elle n’avait présenté une réclamation que le 2 décembre 2025, alors que sa demande était fondée sur les dispositions de l’article 1389 du code général des impôts qui dispose : « (…) Le dégrèvement est subordonné à la triple condition que la vacance ou l'inexploitation soit indépendante de la volonté du contribuable, qu'elle ait une durée de trois mois au moins et qu'elle affecte soit la totalité de l'immeuble, soit une partie susceptible de location ou d'exploitation séparée (…) ». La contribuable se prévalant d’une vacance ayant débuté en décembre 2020, cette vacance a atteint la durée minimum exigée par la loi en 2021 en mars 2021. Le délai dont ce contribuable disposait pour présenter une demande de dégrèvement sur le fondement de l’article 1389 précité expirait donc au 31 décembre 2022. Ainsi, la réclamation présentée par Mme A... à l’administration le 2 décembre 2025 est tardive.

4. Il résulte de ce qui précède que la requête de Mme A..., présentée à la suite d’une réclamation tardive, doit être rejetée comme entachée d’une irrecevabilité manifeste insusceptible d’être régularisée, par application des dispositions précitées du 4° de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.




D E C I D E :



Article 1er : La requête de Mme A... est rejetée.









Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme B... A... et au directeur départemental des finances publiques des Yvelines.


Fait à Versailles, le 20 mars 2026.


Le magistrat désigné,

Signé

D. Kaczynski




La République mande et ordonne au ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle, énergétique et numérique, en ce qui le concerne, ou à tous commissaires de justice à ce requis, en ce qui concerne les voies d’exécution contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution de la présente décision.





















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