LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA80-2203776

Tribunal Administratif d'Amiens — Décision N° TA80-2203776

mardi 13 août 2024

JuridictionTribunal Administratif d'Amiens
SectionTribunal Administratif d'Amiens
N° DossierTA80-2203776
TypeDécision
PublicationD
Avocat requérantDORMIEU

Résumé IA

Le Tribunal Administratif d'Amiens, statuant en référé sur le fondement de l'article R. 541-1 du code de justice administrative, était saisi par un détenu réclamant une provision de 794,53 euros pour un complément de rémunération au titre de son travail en détention. La juridiction a constaté que l'administration pénitentiaire avait versé la somme due en cours d'instance, rendant la demande de provision sans objet. En conséquence, le tribunal a prononcé un non-lieu à statuer sur la demande principale et a rejeté les conclusions accessoires présentées au titre de l'aide juridictionnelle.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête enregistrée le 29 novembre 2022, M. C, représenté par Me Dormieu, demande au juge des référés, statuant sur le fondement de l'article R. 541-1 du code de justice administrative :

1°) de condamner l'Etat à lui verser une provision d'un montant de 794,53 euros au titre des arriérés de salaire qui lui sont dus pour les activités professionnelles qu'il a exercées en détention de juillet 2021 à mai 2022 ;

2°) de mettre à la charge de l'Etat, au bénéfice de son conseil, la somme de 1 500 euros sur le fondement des dispositions des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991.

M. A a été admis au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale par décision du 21 septembre 2022.

Vu :

- les autres pièces du dossier ;

Vu :

- la loi n°91-647 du 10 juillet 1991,

- le code de justice administrative.

La présidente du tribunal a désigné Mme Galle, vice-présidente, pour statuer sur les demandes de référés.

Considérant ce qui suit :

1. Aux termes de l'article R. 541-1 du code de justice administrative : " Le juge des référés peut, même en l'absence d'une demande au fond, accorder une provision au créancier qui l'a saisi lorsque l'existence de l'obligation n'est pas sérieusement contestable. Il peut, même d'office, subordonner le versement de la provision à la constitution d'une garantie. ".

2. M. A, alors incarcéré au centre pénitentiaire de Laon, a saisi le directeur interrégional des services pénitentiaires de Lille d'une demande, datée du 11 juillet 2022 et reçue le 18 août 2022, tendant au versement de la somme de 794,53 euros à titre de complément de rémunération au titre du travail exercé dans cet établissement pour les mois de juillet 2021 à mai 2022, et de la somme de 1 500 euros à titre d'indemnisation du préjudice moral qu'il estime avoir subi de ce fait. Par la présente requête, il demande au juge des référés, sur le fondement de l'article R. 541-1 du code de justice administrative, de condamner l'Etat à lui verser une provision d'un montant de 794,53 euros correspondant au complément de rémunération qu'il a sollicité.

3. Par une ordonnance n° 2203797 en date du 12 août 2024, le tribunal a constaté qu'il n'y avait plus lieu de statuer sur la requête au fond présentée par M. A tendant notamment à la condamnation de l'Etat à lui verser une somme de 794,63 euros au titre d'un complément de rémunération pour son travail en détention durant les mois de juillet 2021 à mai 2022, au motif que l'intéressé a, en cours d'instance, accepté la proposition de règlement de son complément de salaire faite par l'administration, et qu'une somme de 846,47 euros lui a été versée en avril 2023. Par suite, les conclusions, tendant au versement d'une provision, présentées sur le fondement des dispositions de l'article R. 541-1 du code de justice administrative dans la présente requête, ont également perdu leur objet et il n'y a, dès lors, plus lieu d'y statuer.

4. Dans les circonstances de l'espèce, il n'y a pas lieu de faire droit aux conclusions présentées sur le fondement de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991 par le conseil du requérant.

O R D O N N E :

Article 1er : Il n'y a pas lieu de statuer sur les conclusions de la requête de M. A.

Article 2 : Le surplus des conclusions de la requête est rejeté.

Article 3 : La présente ordonnance sera notifiée à M. B, et à Me Dormieu.

Copie en sera adressée au garde des sceaux, ministre de la justice.

Fait à Amiens, le 13 août 2024.

La juge des référés,

Signé :

C. Galle

La République mande et ordonne au garde des sceaux, ministre de la justice, en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision

← Retour aux décisions